Ricky Rubio : « Si je dois sortir du banc, est-ce que ça va me plaire ? Non, mais je l’accepterai pour le bien de l’équipe »
Ricky Rubio a vécu un été mouvementé. Alors qu’il semblait très bien se sentir à Phoenix, il fut transféré vers OKC avant d’être envoyé dans la foulée vers Minnesota, l’équipe qui l’a drafté en 2009. Le meneur de jeu espagnol ne cache pas que l’idée de jouer pour le Thunder ne l’enthousiasmait pas vraiment.
J’arrivais dans une nouvelle équipe en reconstruction comme je l’ai été trop souvent. J’ai l’impression que je suis dans mon prime et je me disais que ce serait mieux de pouvoir vraiment tirer profit de ça. » Ricky Rubio
À Minnesota l’équipe est jeune elle aussi, mais autour du duo Karl-Anthony Tows / D’Angelo Russell, elle affiche des ambitions, d’autant plus avec le first pick de la dernière draft Anthony Edwards.
Je n’ai pas l’impression que l’équipe est en reconstruction. Nous ne sommes qu’à un pas ou deux de ce que l’on veut faire et nous faisons déjà en sorte d’être en capacité d’y arriver. D’Angelo et Karl rentrent dans leur 5e année pro et ont encore une vraie marge de progression, mais j’ai l’impression qu’ils ont déjà beaucoup appris. Ce n’est pas comme si c’était une équipe de jeunes loups qui ne savait pas comment la ligue fonctionnait. » Ricky Rubio
À priori, on pourrait imaginer que l’Espagnol soit titulaire au poste 1, accompagné de D’Angelo Russell au poste 2 et Anthony Edwards ou Malik Beasley au poste 3. Cependant, tous ont beaucoup besoin du ballon et à ce jour, il est impossible de prédire si cela fonctionnera. Visiblement, s’il doit sortir du banc, Rubio ne s’en formalisera pas, en prenant exemple sur son ex-coéquipier à Utah, Derrick Favors.
Il ne disait jamais rien. Il continuait à bosser et au bout du compte, nous gagnions. C’est ce qui est le plus important. Vous devez toujours sacrifier quelque chose pour le bien de l’équipe. Si je dois sortir du banc, est-ce que ça va me plaire ? Non. Je n’aimerai pas ça, je suis honnête. Mais ma volonté première c’est de faire ce qui est le mieux pour l’équipe.
C’est justement cette attitude de leader expérimenté qui pourrait faire du bien à cette jeune escouade des Timberwolves. Rubio est conscient qu’une équipe fonctionne mieux quand dans l’effectif elle possède des leaders, par la voix, mais aussi par l’exemple.
Je pense que les joueurs écoutent davantage les autres joueurs que le coach lui-même. Fréquenter de bons vétérans comme j’ai pu le faire à plusieurs moments de ma carrière m’a aidé à progresser et à comprendre dans quelle situation nous sommes. Quand vous êtes jeune, vous êtes persuadé que pour que ça fonctionne, tout doit aller super vite, notamment en ce qui concerne les gamins d’aujourd’hui qui ont Instagram et qui ont tous ce qu’ils veulent à l’heure actuelle. Ça donne l’impression que le succès vient tout de suite. Je pense que je pourrai vraiment aider à mieux appréhender les hauts et les bas que nous connaîtrons en tant qu’équipe cette saison. » Ricky Rubio
Décidément, Rubio, une nouvelle fois parle sagement. Cette mentalité apportera forcément une plus-value dans le vestiaire et sur le terrain pour l’effectif de Ryan Saunders.
Via Star Tribune