Houston, we have a problem : James Harden, digne héritier de Rodman, toujours prêt à monter dans un jet pour aller faire la fête
Il y a eu des changements aux Houston Rockets lors de l’intersaison avec les départs de Mike D’Antoni et Daryl Morey, après un nouvel échec en playoffs. Cela a poussé Russell Westbrook et James Harden, mécontents de la direction prise par la franchise, à demander leur trade. Le voeu de Westbrook a été exaucé, tradé dans la capitale, mais pas celui de James Harden.
C’est donc le bordel à Houston, bordel que Harden veut fuir, mais qu’il a grandement participé à mettre si on en croit un article d’ESPN. Article inside sur les Rockets on y découvre certaines choses, qui s’ajoutent à celles que l’on connaissait déjà.
Tout d’abord que le barbu a – logiquement – une très grosse influence sur les décisions de la franchise depuis quelques années. Dans l’article un ancien membre du staff des Rockets qualifie l’ère Harden et des dernières années des Rockets comme : « Tout ce que veux James »
Il avait d’abord fait virer Kevin McHale, puis poussé vers la sortie Dwight Howard, fait venir Chris Paul, qu’il ne voulait finalement plus pour pouvoir jouer avec son pote Russell Westbrook, avec qui l’alchimie sur le terrain n’a jamais prise.
Il était visiblement le décisionnaire numéro 1 de la franchise et cela n’a pas vraiment posé de bonnes bases pour la culture de la franchise. Un ancien assistant coach déclare à ce sujet
« Nous savions qui était le boss de l’organisation. Ça fait partie du deal quand tu vas à Houston. Les joueurs, les coachs, le GM ou encore le propriétaire, tous le savent. Je ne blâme pas James, je blâme l’organisation. Ce n’est pas sa faute. Il faisait ce qu’ils lui permettaient de faire. » Un ancien assistant coach de Houston
Et visiblement cela allait bien au-delà des mouvements de la franchise. Le péché mignon du barbu ce sont les sorties nocturnes et les strip clubs, et il n’aurait apparemment pas manqué la moindre occasion d’y faire un tour, Los Angeles et Phoenix, auraient visiblement fait partie de ses stops préférés lors des déplacements à l’extérieur et lorsque l’équipe y faisait étape pour plus d’une nuit.
Encore mieux, lorsque les Rockets avaient 2 à 3 jours sans match, visiblement il était courant qu’il prenne un jet privé pour aller faire la fête du côté de Las Vegas ou dans une autre ville. Il aurait par exemple toujours eu une bonne excuse pour manquer le premier entraînement après le All-Star Break, occasion propice pour faire la fête aux 4 coins du pays.
C’est ce qu’il a fait alors que ses coéquipiers avaient eux commencé à s’entraîner individuellement à Houston tout en passant le fameux protocole COVID-19.
« S’ils avaient plusieurs jours de repos, tout le monde le savait : James allait prendre l’avion pour aller on ne sait où et faire la fête. Mais il revenait et faisait un triple-double avec 50 points, donc ils n’y voyaient aucun souci. » Un assistant des Rockets de la saison dernière. »
Son attitude individualiste sur le terrain aurait aussi énervé certains de ses coéquipiers, à commencer par Chris Paul, qui lui aurait notamment reproché de s’impliquer uniquement quand il avait le ballon entre les mains, et de se désintéresser du jeu quand ce n’était pas le cas.
Westbrook aurait également exprimé fréquemment son mécontentement quant à son utilisation et le fait qu’il ne pouvait pas jouer son jeu. Mike D’Antoni, qui publiquement faisait part de sa confiance quant à leur association avant le début de saison dernière, aurait été bien moins optimiste en coulisses.
De plus le spécialiste du triple-double n’aurait pas aimé l’attitude au quotidien d’Harden, lui qui a été habitué à la culture du Thunder où tout file droit, et où s’il avait des privilèges de la superstar, était très tatillon sur son professionnalisme au quotidien. Visiblement le dernier des soucis du barbu, qui ne serait jamais à l’heure, ce qui aurait eu le don d’agacer son coéquipier.
Un membre des Rockets raconte par exemple que dans la bulle Harden aurait attendu le tout dernier moment pour aller passer son test COVID-19 alors qu’une séance vidéo devait démarrer. Cela aurait rendu fou Westbrook qui aurait lancé
« Démarrez la séance vidéo ! On commence sans lui ! »
D’Antoni aurait alors tenté de le calmer en expliquant qu’il fallait attendre Harden…
Encore plus qu’un désir de quitter Houston, il y aurait eu un désir des deux de ne plus jouer ensemble.
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