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+6 à 21 secondes de la fin ? Les Pelicans avaient la recette pour perdre; Stan Van Gundy : « J’ai déconné »

Hier, les Pelicans ont perdu 118 à 116 en prolongation face aux Pacers. Quand on voit les images, ils peuvent s’en vouloir tant la fin de match a été mal gérée puisqu’ils avaient 6 points d’avance à une vingtaine de secondes de la fin. Avec une attaque prévisible et stagnante, les joueurs de Stan Van Gundy ont beaucoup trop perdu la balle sans pour autant faire ce qu’il fallait pour se rattraper de l’autre côté du terrain. Le tacticien s’en veut. Non seulement, le jeu de son équipe ne fut pas à la hauteur, mais en plus de ça, il se rend compte qu’il aurait dû appeler un temps-mort quand il restait 20 secondes sur le chronomètre dans le temps réglementaire après le panier à 3-pts de Victor Oladipo.

J’ai déconné. Tout ce que nous avions à faire était de prendre un temps-mort quand leur presse nous mettait en difficulté. Nous aurions dû trouver des solutions pour faire avancer la balle et gagner le match. Cette défaite est de ma responsabilité. » Stan Van Gundy

En NBA, contrairement en Europe, les joueurs peuvent aussi appeler des temps-morts. Même si c’est parfois délicat de marcher sur les plates-bandes de son coach, Lonzo Ball en tant que meneur de jeu a lui aussi des regrets.

J’aurais dû appeler un temps-mort. » Lonzo Ball

Quand l’on voit effectivement qu’à ce moment-là, les Pels menaient de 3 points et n’avaient qu’à conserver la gonfle pour obtenir la victoire, il est difficile de contredire ces discours. Lonzo Ball fut pris à deux, il a perdu la balle et sur un 3-points, Myles Turner décrocha la prolongation.

Le problème des Pelicans c’est que quand le match devient tendu, et c’est régulier, les solutions sont faibles. En gros, on donne la balle à Brandon Ingram et on attend qu’il se débrouille. Bien sûr, le joueur est adroit, il est clutch, mais pour les défenses, cela devient trop facile. Steven Adams est bien conscient de ça : il faut du mouvement et surtout, il faut se donner les moyens d’établir des solutions plutôt que de regarder Ingram tout faire seul.

Nous devons faire plus d’écrans pour essayer de faire en sorte que la défense le lâche et pour que tout le monde ne soit pas exclusivement concentré sur lui. » Steven Adams

Lonzo Ball, ne peut que confirmer encore une fois.

Tout vient du manque de mouvement. Nous devons réellement mieux espacer le jeu. Il faut faire en sorte qu’il ait des catch-and-shoots plutôt que des situations difficiles en 1-contre-1. » Lonzo Ball

Ball et Adams ont raison, d’autant plus lorsque l’on arrive en fin de rencontre et que la fatigue ou le manque de lucidité handicapent ceux qui ont passé le plus de temps sur le terrain. Ingram hier, par exemple a joué 40 minutes pour un total de 31 points.

On essayait de mettre le ballon entre les mains de notre meilleur joueur pour qu’il en fasse quelque chose. Il ne lui restait pas suffisamment de jus pour pénétrer et aller au cercle, du coup, il a pris des pull-ups, domaine dans lequel il est bon. Mais encore une fois, comme ce fut le cas contre San Antonio, nous le sollicitions trop et en fin de match, il n’a plus de gaz. Nos aurions du trouver des solutions différentes. Dans les fins de rencontres, nous devons faire en sorte de bouger davantage. » Stan Van Gundy

Surtout quand en face, il y a des joueurs comme T.T. McConnell qui adorent mettre la pression sur les meneurs adverses pour les pousser à la perte de balle. Dès le début du 4e quart-temps, le meneur back-up des Pacers a fait mal à ces Pels qui sans aide, sans mouvement, ne proposaient pas suffisamment d’options à ceux qui remontaient la gonfle.

Ceci dit, le flegme des meneurs, et notamment d’Eric Bledsoe, lorsqu’ils remontent la balle, peut lui aussi être remis en question.

Nous devons être meilleurs balle en main. Ce problème existe depuis deux ans dans cette équipe. Il y a des matchs où nous faisons attention au ballon, nous jouons bien et nous gagnons. Quand on ne le fait pas, on galère. Tout cela dépend beaucoup de nos gars qui font des actions individuelles et qui doivent être solides balle en main. Les Pacers ont joué physique ce soir et ils nous ont bousculés. Nous devons jouer plus dur. » Stan Van Gundy

Ce manque de fonds de jeu et parfois de combativité coûte cher aux Pelicans, qui à ce jour présentent un bilan de 4 victoires pour 3 défaites. Pour l’instant il n’y a pas le feu, mais cette équipe de NOLA devra rester prudente, car plus que les résultats, c’est bel et bien la manière à certains moments qui inquiète.

Via NOLA.com

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