Accusé de faire son cinéma auprès des arbitres, Joel Embiid répond à Marcus Smart
Mercredi soir, Joel Embiid a tenté et réussi plus de lancers-francs que l’ensemble des Celtics : 17/21 pour le Sixer contre 13/20 pour toute l’équipe de Boston (36/45 au total pour Philadelphie). Et ça a eu le don d’agacer Marcus Smart.
« Tu ne peux pas battre ça. C’est difficile de gagner comme ça. » Marcus Smart
L’arrière accuse le Camerounais de survendre les contacts.
« C’est dur, surtout quand très souvent tu as les mains en l’air, mais qu’il s’agite et qu’il obtient la faute alors que de l’autre côté on a des gars qui attaquent le cercle, qui prennent des coups et qui n’ont pas les coups de sifflet. C’est difficile de jouer comme ça, oui c’est difficile. Si les rôles étaient inversés, je le ferais à chaque fois.
Je veux dire, moi aussi je ferais pareil si à chaque fois que je levais les bras en l’air ou à chaque fois qu’on me touchait j’allais aux lancers-francs. C’est difficile de ne pas prendre ce rythme quand tu prends 21 lancers-frans à toi tout seul et que tu as le droit de découper les autres en face. C’est dur, mais on s’est battus. L’équipe a fait du bon boulot. On n’était pas loin, on s’est donné une chance de gagner et on essayera à nouveau vendredi. » Marcus Smart
Difficile de gagner quand Embiid compile 42 points et 10 rebonds, en effet. Car personne dans l’effectif de Brad Stevens n’avait la réponse face au pivot auteur d’au moins 10 points dans chacune des trois premières périodes avant d’en signer 6 dans les 7 dernières minutes, en plus d’une interception clutch. Ni Tristan Thompson, titulaire, ou Daniel Theis, sorti du banc.
« Marcus Smart a dit que je m’agitais dans tous les sens ? Come on. Je suis sûr qu’il se connait lui-même, et son jeu aussi, il fait beaucoup ça. Moi, je ne le fais pas, je ne pense pas. Si vous regardez le basket, que vous connaissez le basket et que vous êtes vraiment attentif… on le voit tous. À chaque faute sifflée, il y a faute. Ils ne les sifflent peut-être pas toutes, comme la dernière, à 3 minutes de la fin, qu’ils n’ont pas sifflée. C’était une faute et ils le savaient, mais ils ne l’ont pas sifflée. Donc il y en a beaucoup qu’ils ne sifflent pas, et beaucoup d’autres qu’ils sifflent parce qu’ils doivent les siffler.
Le jeu est physique. Les autres équipes ont tendance à jouer encore plus physique contre moi. Je suppose que je suis simplement plus malin que tout le monde, j’en profite. Je profite de la manière dont ils défendent sur moi. Vous pouvez appeler ça je ne sais pas, du QI basket. Si tu mets ta main là, je vais en profiter et aller sur la ligne, parce que je sais que je suis un excellent shooteur de lancers-francs et que c’est une chance pour moi d’aider mon équipe à gagner. » Joel Embiid
Déjà auteur de 45 points contre Miami le 12 janvier, Embiid réalise un très gros début de saison avec 26.4 points et 11.3 rebonds par match.
« C’est calibre MVP. Soir après soir, il contrôle le jeu, il contrôle la peinture. Il joue clairement à un niveau de MVP, et l’important c’est que l’on continue match après match à progresser, même lui, tout au long de l’année. Mais je suis content pour lui parce qu’il a bossé, et quand vous gagnez, vous obtenez ce genre de notoriété, sans aucun doute. » Tobias Harris, 22 points à 9/17, 5 passes
via ESPN