Victor Oladipo a organisé des funérailles pour ses blessures : « Mon esprit s’était habitué à me protéger »
Alors qu’il avait du mal à revenir à son niveau qui lui avait permis de décrocher le titre de MIP en 2017/2018 (23,1 points, 5,2 rebonds, 4,3 passes décisives et 2,4 interceptions par match) suite à une blessure au genou, il y a beaucoup de mieux chez Victor Oladipo depuis le début de la saison. L’arrière de 28 ans joue libéré sur le terrain. Peut-être parce qu’il a organisé, juste avant le premier match de l’exercice, des funérailles pour enterrer définitivement sa blessure.
« Je me sentais mieux, mais mon esprit était tellement habitué à me protéger, j’étais hésitant à cause de ma jambe, et je me suis créé de mauvaises habitudes. Enterrer ma blessure et me laisser comprendre que j’étais guéri, que j’étais plus fort que jamais, ça m’a donné du courage, la force d’aller sur le terrain et d’être performant sans penser à ma jambe. C’était très important pour moi, surtout pour mon mental. » Victor Oladipo.
Pour retrouver son niveau, Oladipo a également embauché au début de la saison 2020/2021 Eric Thomas, un pasteur, éducateur et conférencier motivateur. C’est sur ses conseils qu’il a rédigé une lettre, avant de la brûler pour mettre tout ça derrière lui.
« Aujourd’hui, j’enterre tout ce qui est lié à ma blessure. Je brûle tout, et je laisse tout partir par la même occasion. Je me libère de ma déchirure au quadriceps. J’oublie que je ne suis que la troisième personne à qui cette blessure est arrivée. J’oublie aussi toute la négativité qu’il y avait parce que j’étais le plus jeune des trois. J’oublie que je pensais que mon genou n’allait peut-être plus être assez fort pour faire tout ce que je voulais sur un terrain. » Victor Oladipo.
Selon le nouvel arrière d’Houston, Eric Thomas l’aurait aussi aidé à gérer son trade loin d’Indiana.
« Je me suis fait échanger, et deux jours plus tard je faisais de la thérapie. Ça m’a permis de traverser ça. Au final, tout arrive pour une raison et il faut juste accepter le changement. Je n’avais pas été prévenu, aucun indice. Dans ces cas-là, ça veut dire qu’une autre personne est aux commandes. Et cette personne, c’est Dieu. Toutes mes inquiétudes, je les lui laisse et je me concentre pour être la meilleure version de moi-même, aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Il va gérer le reste. » Victor Oladipo.
Pour son premier match avec Houston, Oladipo a réussi un gros match : 32 points et 9 passes.
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