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Donnie Nelson : « Je voulais que la cote de Luka Doncic baisse, je voulais même qu’il se rate lors du final four de l’Euroleague »

La première fois que le meneur du Heat Goran Dragic a vu Luka Doncic, ce dernier avait à peine cinq ans. Mais déjà, Dragic avait senti le talent chez celui qui n’était alors qu’un ramasseur de ballon.

« C’est compliqué de prédire ce qui va se passer dans le futur, mais ce que je voyais, c’est qu’il était déjà passionné par le basket. » Goran Dragic.

Quelques années plus tard, alors que Doncic arrivait sur ses 13 ans, Dragic apprenait que le grand Real Madrid l’avait recruté.

« Tout le monde a commencé à parler de lui, à ce moment-là on a compris qu’il serait spécial. » Goran Dragic.

Les deux hommes ont fini par jouer ensemble pour la première fois pour l’équipe de Slovénie. C’était en 2017, lors de l’Euro. Et ils ont mené leur pays à la médaille d’or, Dragic décrochant le titre de MVP au passage. Mais celui qui a époustouflé l’Europe, et le monde, de son talent, c’était bien Luka Doncic, qui n’avait alors que 18 ans.

« Il va être le meilleur joueur d’Europe dans un ou deux ans, croyez-moi. Et ça sera pareil pour la NBA. Retenez ce que je vous dis, il va être un des meilleurs du monde. » Dragic, après la finale remportée par la Slovénie.

Quelques mois plus tard, Doncic était nommé MVP de l’Euroligue et devenait du même coup le plus joueur à rafler cette récompense. Et après deux ans chez les Mavericks, le Slovène a déjà un palmarès bien rempli : il a été nommé rookie de l’année, a été sélectionné dans la première All-NBA Team et était au pied du podium pour le titre de MVP la saison passée. Déjà. Et ça, ça a pris tout le monde de vitesse.

« Je pensais qu’il allait avoir besoin de plus de temps pour se développer et comprendre comment la NBA marchait. Je savais que dans les quatre ou cinq ans, il serait un des meilleurs joueurs de la ligue. Il a montré que j’avais tort là-dessus, c’est arrivé bien plus vite. » Goran Dragic.

Même des joueurs américains, pourtant souvent plus sceptiques quant aux jeunes talents venus d’Europe, ont été impressionnés par le Slovène avant sa draft. Josh Richardson par exemple, son actuel coéquipier à Dallas. Les deux hommes partagent le même agent et, sur les conseils de ce dernier, ils se sont affrontés à la fin de la première saison de Doncic avec l’équipe première du Real.

« Quand j’ai vu ce gosse de 16 ans, je n’y croyais pas. Je me rappelle m’être dit qu’il avait tout ce qu’il fallait. Je suis rentré à Miami et j’ai dit à mes potes : « J’ai rencontré ce gosse, il va être le premier choix de draft. » Josh Richardson.

Il n’a fallu que quelques heures et un pick-up game contre des pros reconnus pour leur niveau pour que Doncic parvienne à convaincre Richardson de son talent. Même si celui-ci s’est trompé, et il n’a finalement pas été sélectionné en première position à la draft 2018.

« Je pense toujours que ça aurait dû être le cas. » Josh Richardson.

Du côté des Mavs, on est forcément très heureux que la prédiction de Richardson ne se soit pas révélée vraie. Le président des opérations basket de la franchise texane Donnie Nelson avait le jeune prodige sur ses tablettes depuis un bon moment. Il est allé le voir jouer la première fois alors que Doncic n’avait encore que 15 ans.

« Chaque fois que j’allais le voir, ça me confirmait que c’était un talent unique et spécial. » Donnie Nelson.

Déjà sur le coup lors de la draft de Giannis Antetokounmpo en 2014, Nelson n’avait pas réussi à convaincre les Mavericks de miser sur le Grec. Cette fois, ses paroles ont convaincu la franchise de Mark Cuban de torpiller sa saison pour le drafter. Tout en sachant que son talent était connu par les autres General Managers et qu’il risquait donc de partir très haut. Mais les doutes sur son plafond notamment (selon ESPN, beaucoup de franchises étaient convaincues que malgré son niveau exceptionnel, il n’avait pas de marge de progression) lui ont permis de glisser jusqu’aux Hawks, titulaires du troisième choix, qui l’ont échangé contre Trae Young, sélectionné par les Mavs en cinquième position.

« Pour être honnête avec vous, j’étais content à chaque fois qu’il était battu à la course où qu’il n’avait pas l’air très athlétique. (rire) Je voulais même qu’il se rate lors du final four de l’Euroleague. Je voulais que sa cote baisse. » Donnie Nelson.

Via ESPN.

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