Ricky Rubio : « On a appris à rester dans les matchs, maintenant il faut apprendre à les gagner »
Depuis le début de la saison, les Wolves font partie des pires équipes de la NBA. Plombés par les absences de Karl-Anthony Towns (blessé, puis malade du Covid), ils sont surtout incapables de défendre, et très mauvais en attaque. Comme en plus ils ne parviennent pas à bien terminer les quelques rencontres où ils ne sont pas largués au score dans le moneytime, ça complique les choses… Comme contre les Spurs, match au cours duquel ils ont mené de 14 points dans le dernier quart, avant de s’incliner au finish (111 à 108).
« On ne s’est pas souvent mis dans des situations de fin de matchs serrés pendant la saison parce qu’on a perdu de nombreux matchs sur de gros écarts. Mais je pense que ces derniers temps, on apprend à rester dans les matchs, à faire en sorte qu’ils soient serrés. Maintenant, on va devoir apprendre à les gagner. » Ricky Rubio.
Pour s’imposer, les Spurs ont tout simplement passé un 20-2 à leur adversaire. Un run qui fait mal, surtout à ce moment du match. Pourtant, le coach Ryan Saunders a tout tenté pour calmer ses joueurs et interrompre la série : il a même cramé deux temps morts pour cela. Sans succès.
« C’est compliqué de battre une équipe bien coachée comme les Spurs. Il faut qu’on fasse tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas nous battre nous-mêmes. Quand il y a des temps morts, que la balle sorte du terrain ou peu importe qui ce qui arrête le jeu, il y a des millions de choses qui nous traversent l’esprit. Dans ces conditions, c’est compliqué d’écouter ce qu’on nous dit et de pouvoir l’appliquer juste après. » D’Angelo Russell.
Pour Saunders, le problème vient avant tout du manque d’expérience et de la jeunesse des Wolves.
« Je ne sais pas s’il y a une déconnexion, je dirais plus que c’est un processus d’apprentissage. On venait de passer 45 minutes à faire jouer des gars à différents postes, parce que parfois c’est de là que vient la déconnexion… Les fins de matchs, c’est de l’apprentissage pour des gars qui n’ont peut-être pas connu ce genre de situations en NBA, ou qui ne savent pas trop comment retirer des infos de ce qui a été dit pendant les temps morts pour après exécuter. » Ryan Saunders.
45 minutes avec des rotations très précises donc, avant de tout mettre en l’air lors des trois dernières, au cours desquelles Anthony Edwards s’est retrouvé…ailier fort ? Ça n’aide surement pas, mais Ricky Rubio maintient que c’est avant tout un manque de préparation.
« On pouvait voir qu’on n’était pas prêt à jouer un match serré, et ça n’a pas loupé. On doit trouver quels systèmes on veut lancer en fin de rencontre, et qui exactement doit avoir la balle. Je crois que Edwards n’a pas touché le ballon ou presque dans le dernier quart. » Ricky Rubio.
Le rookie n’a effectivement pas pris un tir dans les douze dernières minutes, et Malik Beasley, le meilleur marqueur des Wolves mercredi, seulement deux dans les cinq dernières minutes. Principalement à cause de D’Angelo Russell d’ailleurs, qui a monopolisé le ballon, expliquant qu’il voulait rester agressif et chercher ses tirs dans les dernières minutes.
« C’est mieux en défense en ce moment parce qu’on essaie d’expliquer aux gars où être, et ils commencent à comprendre. Mais regarder les autres équipes attaquer, peu importe lesquelles, ça peut être crispant. C’est à nous de progresser. » D’Angelo Russell.
Les Wolves affichent pour le moment un bilan de 5 victoires pour 16 défaites, et sont derniers de la conférence Ouest. Rappelons que si leur prochain pick ne figure pas dans les trois premiers de la draft, il sera envoyé aux Warriors.
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