Phil Jackson revient sur son échec aux Knicks et pointe du doigt les responsables
Role player excellent durant sa carrière de joueur, Phil Jackson est surtout devenu ensuite une légende du coaching en remportant 6 tirs avec les Chicago Bulls et 5 avec les Los Angeles Lakers. Son CV aurait pu être sans fausse note s’il n’y avait pas eu ce passage aux Knicks en tant que président de la franchise à partir de mars 2014. Attendu comme le sauveur, son passage à tourné à la catastrophe et les Knicks se sont enfoncés dans les méandres de la NBA.
Juin 2017, James Dolan, proprio des Knicks, a décidé de le virer alors qu’il lui restait encore 25 millions de dollars sur son contrat de 5 ans.
« C’était mieux pour moi de partir et je pense que pour me faire une faveur, Dolan m’a démis de mes fonctions. Je pense qu’il m’a fait une faveur. » Phil Jackson sur “The Curious Leader”
Le Zen Master est arrivé à la tête de la franchise avec d’énormes attentes placées en lui et a dû faire face à la fameuse presse new yorkaise, sans pitié, et qui ne lui a rien laissé passer.
« Les médias étaient résolument contre l’organisation, et ils cherchaient la moindre petite chose pour pouvoir dénigrer ce qui était fait. Je comprends en quelque sorte ce que Trump a dû probablement vivre pendant ses trois premières années et demie de présidence avec les médias. » Phil Jackson
Il faut dire qu’il lui a donné du grain à moudre avec des mauvais choix à la draft, lors de la free agency ou encore une valse des coachs, ou encore ses soucis avec Carmelo Anthony, la star de l’équipe. Il regrette bien sûr de ne pas avoir remis la franchise sur pied, et en profite pour rejeter aussi la faute sur les fans.
« Ça a été une énorme déception de vivre ça et de ne pas pouvoir remettre les Knicks au sommet parce que c’est un des cœurs de New York. C’est quelque chose qu’ils adorent, leur équipe de basket. Ils ont des fans qui sont dévoués aux Knicks depuis très longtemps et j’apprécie leur désir, mais je pense que souvent ils se mettent en travers de la route de l’équipe. » Phil Jackson
Bien sûr Carmelo Anthony a lui aussi eu droit à sa part des reproches
« Je pense que Carmelo voulait être un leader, mais je ne crois pas qu’il comprenait exactement comment être un leader. Et je crois que sa grosse personnalité intimidait certains coachs à qui nous avions donné le job pour diriger l’équipe. Il n’y avait pas cette obéissance qu’il doit y avoir entre les joueurs et les coachs. » Phil Jackson
Il a fini par tout faire pour transférer Carmelo Anthony, qu’il avait pourtant signé pour 5 ans avec une clause de non-transfert. Forcément il s’est mis à dos les fans, et dans le podcast il en a remis une couche sur les médias et la façon dont il a été traité quand ils évoquaient la situation avec Melo.
Il lui était aussi reproché d’utiliser ses coachs comme des marionnettes. C’est pour cela qu’il avait engagé Derek Fisher, qui connaissait l’attaque en triangle, mais qui n’a jamais réussi à diriger l’équipe alors que Jackson intervenait sans cesse.
« Derek Fisher était un de mes grands leaders aux Lakers, un gars qui comprenait la relation que les joueurs ont au jeu et comment le triangle fonctionnait. Mais il a eu des soucis personnels. Ça a été une distraction. Puis ça a sapé son autorité sur l’équipe. » Phil Jackson
Et il pense qu’au final il était sans doute la solution…
« Peut-être que la meilleure chose à faire aurait été que je coache moi-même l’équipe. Mais physiquement je ne pouvais pas (il avait des problèmes de santé). Je transmettre à travers les coachs et j’avais choisi d’intervenir. Mais cela n’a pas semblé fonctionner. Je pensais que nous avions le talent, mais nous n’avons pas trouvé la bonne façon de jouer ni cette capacité à jouer au-delà de notre talent, à jouer de façon concise, unie et organisée. » Phil Jackson
Peut-être que la remise en question sera dans la seconde partie du podcast…