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Un road trip de 5 mois pour les Raptors : « Ils viennent pour applaudir les Celtics, les Knicks, Stephen Curry… »

Avec les salles vides, les protocoles Covid et la préparation raccourcie, cette saison est spéciale pour toutes les équipes. Mais encore plus pour les Raptors qui, pour contourner les restrictions de circulation entre le Canada et les États-Unis, ont déménagé de Toronto pour jouer à Tampa Bay, à plus de 2 000 kilomètres de chez eux. Et forcément, ça ne facilite pas les choses. Quand on demande à Kyle Lowry de résumer cette saison mouvementée pour les Raptors, il rétorque

« C’est impossible pour être honnête avec vous. Impossible. Toronto nous manque. Notre chez-nous nous manque. Rien que cette partie, c’est compliqué à gérer. Tampa a été une super ville pour nous, on a des fans ici. Mais en même temps, ils veulent voir les stars. Ils n’ont pas d’équipe de basket ici, donc ils viennent pour applaudir les Celtics, les Knicks, les Spurs, les Hawks, Stephen Curry… Ils veulent voir les stars jouer. Ils n’ont pas la chance de les voir de près d’habitude, donc ils sont pour leur équipe et leurs joueurs favoris. » Kyle Lowry.

Cette situation compliquée explique peut-être en partie la saison en demi-teinte des Raptors, onzièmes à l’Est avec un bilan de 25 victoires pour 34 défaites.

« J’aimerais que l’on soit meilleur, j’aime penser que les choses auraient été différentes si on avait été chez nous. Côtoyer les gens qui sont gentils, amicaux et heureux de vous supporter, aller dans vos restaurants favoris, dans les magasins que vous connaissez, pouvoir conduire dans la ville, aller à votre salle d’entrainement… Les choses que vous faites tous les jours, voir les fans et interagir avec eux, ça change beaucoup de choses. » Kyle Lowry.

Pour tenter de compenser le mal du pays, Destination Canada, l’agence gouvernementale qui gère le tourisme, a mis en place une sorte de pack de survie, avec l’aide de certains fans des Raptors. À l’intérieur, des produits typiquement canadiens, voire même de Toronto.

« Ce genre de toutes petites choses me ont sourire. Cela vous fait regretter le Canada et l’incroyable beauté du Canada. C’est ce que le colis m’a procuré comme réaction. Vous avez un aperçu des choses qui vous manquent. » Kyle Lowry.

Mais une question reste en suspens : Lowry va-t-il vraiment retourner à Toronto en tant que joueur des Raptors ? Il sera agent libre à la fin de la saison, et vu que la franchise de Toronto ne va vraisemblablement plus jouer le titre avant un bon moment, le voir quitter les Raptors ne serait pas étonnant. Même si Toronto, qu’il pensait n’être qu’une courte étape dans sa carrière, a fini par créer une véritable relation avec son joueur.

« La ville a fini par m’accueillir après un moment. Ils voulaient tanker pour Andrew Wiggins (qui vient du Canada ndlr) pendant un moment, mais quand ils ont vu qu’on jouait dur, moi, DeMar DeRozan, Jonas Valanciunas, Terrence Ross, Amir Johnson, Chuck Hayes, Greivis Vasquez… Ils nous ont adoptés. Toronto est petit à petit devenu mon chez-moi, et l’équipe était-là pour moi. L’organisation m’a soutenu, tout comme la ville et le pays. J’ai eu l’opportunité de grandir en tant qu’humain, et ils m’ont permis d’être heureux de les représenter comme je le fais. » Kyle Lowry.

Au final, même lui ne sait pas la réponse : portera-t-il un maillot des Raptors la prochaine fois qu’il jouera à la Scotiabank Arena ?

« C’est une bonne putain de question. Je ne peux pas y répondre, je n’y ai pas réfléchi. Et je ne veux pas y penser. Quand, et si, le moment viendra, alors on verra ce qui arrivera. Vous pouvez me rappeler plus tard et me reposer cette question. » Kyle Lowry.

Lowry tourne cette saison à 16,7 points (43% aux tirs dont 38% à trois points), 5,5 rebonds et 7,2 passes décisives par match.

Via USA Today.

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