« Il n’y a qu’un seul Melo » : Carmelo Anthony déterminé avant les playoffs
Melo est prêt. Alors que les Blazers affronteront les Nuggets au premier tour des playoffs dans samedi, cette série sera synonyme de retour à la maison un des protagonistes : Carmelo Anthony. Le natif de Brooklyn a joué huit saisons à Denver, franchise qui l’avait drafté, de 2003 à 2011. Depuis son départ vers les Knicks, il n’avait plus croisé la route de la franchise du Colorado en phase éliminatoire.
« Je n’y ai même pas pensé de ce point de vue là », a expliqué Melo ce mercredi. « Juste le fait de retourner le bas, avec une autre équipe, pour se battre en playoffs, en sachant que le temps que j’ai passé là-bas… mes sept ans et demi, huit ans à Denver – en sachant à quel point j’étais en phase avec la ville, avec la franchise, avec les gens, avec les fans. Cet endroit aura toujours quelque chose de spécial pour moi, que je porte le maillot des Nuggets ou que je sois un adversaire. »
Les playoffs à Denver et Carmelo Anthony, ce n’est pas vraiment une histoire d’amour. Lors de sa saison sophomore, en 2004, il se fait sortir au premier tour. Ce scénario se répètera jusqu’en 2008. Un an plus tard, il arrive à briser la malédiction, face aux Hornets de la Nouvelle-Orléans, en cinq matchs. Il terminera avec son career-high en playoffs lors du même match 5, avec 34 points et 4 interceptions. Une année ou Denver avait réussi à aller jusqu’en finale de la Conférence Ouest, une première depuis 1985. C’est d’ailleurs son meilleur parcours de playoffs en carrière. Ce manque de réussite certain en playoffs du côté du Colorado, comme du côté de New York cela n’affecte pas du tout le principal intéressé :
« Je n’ai rien à prouver. Je veux aller sur le terrain pour bien jouer, jouer dur et je serai préparé mentalement et physiquement pour la post-saison. Je sais ce que je dois faire. Je sais ce que mon équipe attend de moi. Mais à part ça, je n’ai pas l’impression de devoir prouver quoi que ce soit à qui que ce soit. Je vais simplement sur le terrain et je continue à jouer comme je le fais, en passant bien sûr en mode post-saison. Je suis en mode post-saison en ce moment. »
La post-season 2019-2020 des Blazers, comme de Carmelo Anthony, ne s’était pas forcément bien passée : après avoir sorti les Grizzlies sur un match sec pour accéder aux playoffs, ils s’étaient fait écarter en cinq matchs par les futurs champions en titre, les Lakers, Melo n’avait pas vraiment brillé. Arrivé dans la bulle plus maigre qu’à l’accoutumée, ce qui lui avait valu le surnom de « Skinny Melo », il avait relativement souffert dans cette série, à l’instar de toute son équipe. 35 minutes par match, pour 15 points, 5 rebonds et 2 passes décisives à 41% de réussite au tir, Melo peut faire mieux, beaucoup mieux, même à un âge « avancé ». Ce surnom apparu lors de la bulle d’Orlando, il l’avait d’ailleurs peu apprécié :
« Je ne sais pas d’où viennent tous ces Melo. » s’est-il étonné. « Il n’y a qu’un seul Melo, mec, et c’est moi. Que ce soit « Hoodie », « Post », « Bubble », peu importe qui c’est, au final, c’est moi. Je vais aller sur le terrain en étant moi-même… Et essayer de gagner. »
Les Blazers ont donc jusqu’à samedi pour s’éviter une nouvelle débâcle au premier tour des playoffs. Et pour Melo, s’éviter l’arrivée d’un nouveau surnom qui pourrait lui rester en travers de la gorge. Au repos depuis lundi, à la suite leur dernier match de la saison régulière, justement face à Denver, les Blazers ont pris ce temps pour monter en température, au niveau du jeu comme psychologiquement, tout en s’accordant une petite pause physique :
« J’utilise cette semaine du mieux que je peux », a expliqué Anthony. « Il faut bien récupérer, bien travailler, mais il faut aussi se connaître en tant qu’individu et savoir ce que l’on fait, ce dont on a besoin et la préparation dont on a besoin pour aller sur le terrain et être prêt pour cette bataille. Je sais ce dont j’ai besoin du point de vue du physique, de la quantité de travail dont j’ai besoin… Cette semaine m’a donné l’occasion de me préparer au mieux. »
Via NBCSports