La présence de J.Cole ne plait pas à tout le monde : « Un manque de respect pour le jeu et pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour ça »
Alors que J. Cole a rejoint la BAL (la ligue africaine de Basket affiliée à la NBA) juste avant le début de la compétition, cette participation, bien qu’extrêmement médiatisée, ne fait pas l’unanimité.
Le meneur de l’AS Salé Terrell Stoglin, qui cartonne, a ainsi qualifié sa présence « d’irrespectueuse » envers les joueurs qui travaillent dur pour obtenir une place dans la ligue. Pour lui, en dépit de la valeur commerciale et l’attention que va générer et apporter J. Cole à la BAL, son intégration tardive dans l’équipe des Patriots laisse un goût amer dans la bouche de l’ancien joueur de Maryland.
Alors que J. Cole, qui n’avait aucune expérience pro (excellent joueur en High school et avait reçu une bourse de St John’s, où il n’a finalement pas joué pour se concentrer sur la musique), a marqué seulement cinq points en trois matchs de poule pour l’équipe rwandaise, et n’a clairement pas le niveau, Stoglin, lui, a un parcours bien plus complet : Au cours de sa carrière, il aura joué au Bahreïn, en Chine, en France, en Grèce, en Arabie saoudite, au Liban, en Pologne, au Qatar, en Turquie, en Ukraine et au Venezuela et bien sûr en Égypte, où il a aidé le Zamalek à remporter le titre et à se qualifier pour la BAL
Les 2 hommes ont donc été deux des figures de proue de la BAL jusqu’à présent, mais pour des raisons radicalement différentes. Si Terrell a fait parler de lui sur les terrains, J. Cole lui n’a pas eu besoin de cela pour être la coqueluche de la ligue. Avec ses points positifs et ses points négatifs. Le joueur de Sale explique son point de vue :
« Je pense qu’il y a un côté négatif et un côté positif [à la présence de J. Cole]. Le négatif, c’est que je pense qu’il a pris la place de quelqu’un d’autre, qui la méritait sûrement plus. Je vis dans le monde du basket. Je ne vis pas dans un monde de fans. Je connais beaucoup de gars dont la carrière a été stoppée par le COVID et qui sont encore à la maison en train de s’entraîner pour avoir une opportunité comme celle-ci. Pour un gars qui a tant d’argent et qui a une autre carrière, venir ici, mettre un point par match et être quand même adulé, c’est un manque de respect pour le jeu et pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour ça. Le côté positif, c’est que ça attire beaucoup d’attention et, je suppose, d’argent. Je ne fais pas vraiment attention à ce genre de choses. Je suis plus préoccupé par le fait qu’il a pris le travail de quelqu’un qui le méritait. »
Haydee Ndayishimiye, chef des opérations des Patriots, n’est pas du même avis. Pour elle, l’intégration du rappeur est uniquement liée au basket. La preuve en est (selon elle) que les Patriots font partie des équipes qui rejoindront Sale (l’équipe de Terrell Stoglin) dans le tournoi final à huit équipes :
« Bien sûr, quelqu’un d’aussi célèbre que lui apportera beaucoup d’attention, mais une chose que le BAL, les Patriots BBC et son équipe se sont engagés à faire, c’est de le traiter comme n’importe quel autre joueur. C’est un grand joueur de basket et il veut jouer comme tout le monde. Nous comprenons que certaines autres équipes puissent avoir ce sentiment [comme Stoglin], mais nous avons pris une décision basket avant tout. Nous avons constitué une équipe qui, selon nous, peut gagner le championnat. Nous avions une liste initiale de plus de 20 joueurs, mais il n’a fallu en retenir que 13. Nous avons pris une décision basket qui peut être justifiée par nos performances jusqu’à présent. » Haydee Ndayishimiye
Via ESPN