En 2013, les Hawks voulaient drafter… Giannis Antetokounmpo
Vous le savez peut-être déjà si vous êtes un habitué du podcast d’Adrian Wojnarowski et/ou un fan inconditionnel du Greek Freak, mais les Hawks étaient très intéressés par Giannis Antetokoumnpo lors de la draft 2013. Les rues d’Atlanta sont d’ailleurs les premières que le Grec a foulées lors de son arrivée sur le territoire américain il y a de cela 8 ans, avant de se rendre à New York pour la grande cérémonie. Giorges Panou, l’un de ses représentants en Grèce, et son autre agent Alex Saratsis, avaient développé une relation avec certains membres de la franchise, et c’est là qu’Antetokounmpo a rencontré Mike Budenholzer, tout juste embauché par Atlanta.
Avec ses picks #17 et #18, l’équipe était bien décidée à sélectionner celui qui avait attisé la curiosité de grands clubs européens comme Barcelone ou Istanbul durant ses 3 saisons en Grèce (dont la dernière en D2). En se faisant la plus discrète possible. Portes de derrière, silence radio sur les réseaux sociaux… personne ne devait découvrir son intérêt pour Giannis.
« Personne ne savait qu’il venait hormis notre propriétaire, Bud, Kenny (Atkinson) et Wes (Wilcox) le GM. Quand il est arrivé, j’ai rassemblé le staff et j’ai dit à tout le monde que personne ne devait être au courant de notre intérêt pour lui. Il est venu à la salle, il faisait sombre, il était avec son frère. On pouvait voir sa joie et son excitation sur son visage. Comme si c’était la première fois qu’il réalisait : ‘Wow, ça va être ma vie, je vais jouer dans des endroits comme ça, vivre en Amérique, dans la meilleure ligue du monde’. Il avait des étoiles plein les yeux. Il avait presque les yeux humides, tellement il était excité d’être là aux US et de jouer en NBA. » Danny Ferry, ancien directeur des opérations basket
Aujourd’hui encore, Antetokounmpo garde quelque part chez lui les quelques vêtements que lui et son frère avaient pu garder après son workout en Géorgie.
« Ils m’ont donné des claquettes, des chaussures, des chaussettes. Personne ne m’avait jamais donné de chaussettes avant ça. Ils m’ont donné tous ces trucs et j’ai dit à Giorges ‘Tu dois leur dire, en sachant d’où je viens, je ne vais pas leur rendre tout ça’. J’avais le sentiment que j’étais important pour eux. Je me disais c’est peut-être comme ça que ça marche en NBA mais en même temps ‘Ils s’intéressent à moi, ils m’ont donné des choses gratuites’. J’ai apprécié chaque seconde. » Giannis Antetokounmpo
À Atlanta il est aussi resté bouche bée devant la maison de Danny Ferry, où il a joué au ping-pong et aux échecs, mangé des pâtes… notamment en compagnie de Budenholzer. Là-bas, il s’est juré de travailler aussi dur que possible pour un jour atteindre ce même niveau de vie.
« Ils avaient un service de voiturier. Ils blaguaient avec Giorges, ils disaient : ‘On se voit dans quelques jours, hein ? Allez, on se voit dans quelques jours’. Je suis quelqu’un qui visualise les choses donc je me suis vu à Atlanta. » Giannis Antetokounmpo
Évidemment ça ne s’est jamais fait, John Hammond (GM) Bucks l’ayant sélectionné juste avant, en 15e position.
via JSOnline