Jeff Teague : « Les joueurs qu’on a donnent à Mike Budenholzer la possibilité d’avoir plus de libertés »
Depuis son arrivée à Milwaukee, deux grosses interrogations gravitent autour de Mike Budenholzer : est-il seulement un coach de saison régulière ? Ou parvient-il à hausser son niveau en playoffs et à s’ajuster ? Après sa campagne l’année dernière, pas mal de gens avaient plutôt envie de répondre oui à la première question, et non à la deuxième, et il était sur un siège éjectable. Des critiques qui se sont faites plus silencieuses cette année avec la qualification des Bucks en Finals, mais rien que le fait qu’elles aient existé fait bien rire PJ Tucker.
« Je sais que tout le monde dit qu’il a fait plus d’ajustements cette année que toutes les précédentes réunies, que tout le monde pense qu’il fait des changements dans nos schémas et dans d’autres choses qu’on fait, qu’il devient plus aventureux. Mais je pense que les joueurs qu’on a lui donnent la possibilité d’avoir plus de libertés, de faire beaucoup plus et c’est une des raisons pour lesquelles on a du succès. » PJ Tucker.
Sauf que Jeff Teague a un autre point de vue, lui qui a joué sous les ordres de Budenholzer de 2013 à 2016 et qui a signé aux Bucks le 1er avril dernier pour compléter le roster.
« Il a grandi en tant que coach. Mes années précédentes avec lui à Atlanta, on continuait à faire ce qu’on faisait. Pour les séries de playoffs auxquelles j’ai participé, il a fait des ajustements à chaque série. À chaque match, il y a un nouveau schéma. Si on perd à cause de quelque chose, il s’ajuste par rapport à ça. Et il est ouvert au dialogue avec les joueurs à propos de ça. » Jeff Teague.
Le meneur vétéran n’a participé qu’à 21 matchs de saison régulière pour les Bucks, pour 16 minutes de moyenne. En playoffs, il n’a pas joué lors de deux rencontres contre Miami ni les cinq derniers matchs contre Brooklyn. Mais il a pu aller sur le terrain lors des deux derniers games de la série contre son ancienne équipe des Hawks, principalement grâce à la blessure de Giannis Antetokounmpo. Ce qui ne l’a pas empêché d’être prêt, puisqu’il a claqué 11 points en 1 minute lors du match 6.
« Jouer contre Atlanta c’était fun. Cette ville a une place spéciale dans mon cœur, et pouvoir gagner là-bas et se qualifier pour les FInals de conférence là-bas, c’était cool. » Jeff Teague.
Depuis le début des Finals, le meneur passe plus de temps sur le parquet (plus de 10 minutes à chaque match).
« Je ne m’y attendais pas. Je devais rester prêt et trouver des solutions. Je n’ai pas eu la chance d’y penser, quand on vous appelle, vous essayez juste d’aller sur le terrain et de jouer dur, c’est tout. Je ne me suis pas rendu compte qu’on était en Finals, je sais juste qu’on est à un haut niveau. » Jeff Teague.
Il a disputé au total 47 minutes, mais n’a marqué que 9 points. Sauf que son boulot est de défendre dur sur Chris Paul. Et ça, il le fait bien, en le prenant notamment sur tout terrain pour le fatiguer.
« C’est le but nan ? Je pense que pouvoir ne pas donner à Chris des paniers faciles, ne pas le laisser voir ce qu’il se passe dans le match… On sait qu’il peut contrôler une rencontre. Mais je pense que le fait de devoir tourner le dos au jeu pour protéger son ballon, devoir toujours penser que moi ou Teague on est dans le coin, ça peut être frustrant. Surtout si c’est sur tout le terrain pendant 48 minutes. C’est fatigant en plus. Donc oui, je pense qu’on fait du bon boulot. » Jrue Holiday.
« Ils essaient juste de le défendre tout terrain. J’ai trouvé qu’on a fait un bien meilleur boulot en faisant porter la balle par quelqu’un d’autre, en laissant d’autres joueurs lancer les attaques. Mais ils se fatiguent en faisant ça, ça marche des deux côtés. À ce point, c’est une question de volonté. Vous ne pouvez pas dire que vous êtes fatigués. Nos gars ne le sont pas, donc j’ai vu la même chose que vous, ils essaient juste de mettre la pression sur Chris et de le ralentir. » Monty Williams, le coach des Suns.
Le lineup composé de Jeff Teague, Giannis, Khris Middleton, Pat Connaughton et Bobby Portis est le troisième plus utilisé par Budenholzer dans les Finals, et affiche le meilleur defensive rating, avec 96,9 points encaissés par 100 possessions.
« Il m’a dit d’aller sur le terrain, de mettre la pression et de courir en contre-attaque, d’aller dans les corners en laissant Giannis, Khris et Jrue faire leur boulot. J’essaie juste de faire ça. » Jeff Teague.
« C’est une pièce importante de cette série. On attend plus de lui dans les prochains matchs. Jrue peut jouer sans le ballon dans les mains. Quand vous jouez avec Giannis et Khris, c’est un gars de plus qui peut porter la balle. Pour jouer meneur dans notre groupe, il faut un peu jouer sans la balle et un peu avec. Jrue peut faire ça, Jeff aussi. En défense, ils peuvent nous aider à stopper différents gars. » Mike Budenholzer.
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