Khris Middleton, « Le chemin pour chaque joueur n’est pas parfait. Vous savez, c’est dur »
Comme ses coéquipiers, Khris Middleton s’est posé face aux micros avant de repartir fêter le titre pour une bonne partie de la nuit. Drafté au second tour de la draft 2012, Middleton n’était pas vraiment destiné à devenir un joueur majeur d’une équipe championne NBA. Son shoot en sortie de dribble au début de la dernière minute étant plutôt du calibre d’un joueur All-star, on se dit que le numéro 22 des Bucks mérite amplement son trophée et doit encore plus donner des regrets à tous ceux qui n’ont pas cru en lui. A Milwaukee, on l’a fait, en le plaçant immédiatement comme un joueur majeur de la rotation. Le travail est l’acharnement payent aujourd’hui et Middleton savoure logiquement, lui qui y a toujours cru malgré les embûches.
“Oui, c’est sûr. Le chemin pour chaque joueur n’est pas parfait. Vous savez, c’est dur. Être dans la ligue c’est dur. D’être parmi 450, 500 joueurs, passer par la G League, avec tous ces joueurs, mais de toujours avoir la foi et de croire en soi en permanence, même quand ça ne va pas dans votre sens, de continuer à travailler, c’est de tout ça qu’il s’agit. C’est ce que chaque joueur dans cette ligue fait, même dans le monde, vous continuez à travailler, vous continuez à croire en vous-même pour en arriver là.”
Et des embûches, les Bucks en ont connu plus d’une dans cette série ainsi que dans cette campagne de playoffs. Mais en équipe, les daims ont tout surmonté, même à 2-0 en leur défaveur en finales NBA.
“On perdait 2-0 contre Brooklyn et on s’est rassemblé en tant que groupe durant les séances vidéos et on a parlé. Nous voulions tous être sur la même longueur d’onde et réaliser comment nous devions jouer et ce que nous devions faire. C’était la même chose dans cette série. On n’a jamais baissé les bras, on a continué de jouer, on avait encore une chance. C’est le sentiment qu’on avait, peu importe si on était mené dans la série ou dans le match. On savait qu’à chaque fois qu’on était sur le parquet, on avait une chance de gagner. Et tout le monde dans le vestiaire et la franchise y croit et ne va jamais abandonner jusqu’à ce que ce soit complètement terminé. Ce sont ces gens avec qui tu veux jouer, des gars qui vont se battre jusqu’à la fin. “
Souvent critiqués pour leur fébrilité en playoffs, les Bucks ont, cette année, fait preuve d’une mentalité irréprochable et d’une force de caractère certaine. Ils ont vaincu leurs démons contre Miami, fait tomber les Nets malgré un Kevin Durant légendaire, écarté de redoutables et impétueux Hawks avant d’affronter des Suns en confiance quasi totale et qui marchaient encore sur l’eau lors des deux premiers matchs de la série. Et tout cela, ils l’ont appris de leurs erreurs passées. Mais ils ont surtout travaillé en groupe, pour créer une alchimie et un collectif capable de s’adapter aux formations adverses, aux blessures de membres essentiels comme Di Vincenzo et ainsi trouver une réponse au maximum de problèmes à rencontrer dans une saison.
“En tant que groupe, nous avons utilisé nos échecs comme des expériences. On a été dans beaucoup de situations ces dernières années ici. Au début de l’année, on avait une nouvelle équipe, beaucoup de nouveaux joueurs de rotation, différents gars ont intégré le 5 majeur et on savait que ça allait être un défi. Mais on s’est tous dit que ça vaudrait le coup d’apprendre et de comprendre comment nous ajuster et trouver ce que nous avions besoin de faire, en match, pour gagner. On savait que ça ne serait pas toujours joli, on savait qu’on devrait gagner différents types de matchs – mais c’est le genre d’équipe où vous voulez être – lancer différents mecs sur le terrain, différentes compositions, parce que vous ne pouvez pas gagner de la même façon à ce niveau.”
Et si les Bucks sont aujourd’hui champions NBA, cela signifie que de nombreux observateurs ou fans vont bien devoir admettre que les critiques envers Milwaukee ne répondent pas d’un grand fondement. Mais Middleton, qui a lui aussi été critiqué lorsque tout n’allait pas pour Milwaukee et à la signature de son nouveau contrat, ne veut pas penser à cela. Au contraire, il salue les fans et veut savourer avec eux. Et il préfère mettre en avant la très belle action de Monty Williams dans le vestiaire des champions.
“Je me fiche toujours de ce que les autres disent. Au final, on savait ce qu’on devait faire, dans ce vestiaire et dans cette organisation, et ça donne l’impression que ça a pris une éternité pour réaliser cela, mais ce n’est pas facile d’en arriver là. Félicitations aux Phoenix Suns. Monty Williams est venu nous voir et nous a parlé quelques secondes. Ils nous ont défiés et cognés pendant les deux premiers matchs, mais j’adore la façon dont on a répondu. On a pas abandonné. Notre salle était incroyable, durant toute cette campagne de playoffs, toute cette saison, même lorsque nous ne les avions pas en début de saison. Mais les avoir ici à ce moment, c’est incroyable. Et j’espère qu’ils en profitent autant que nous actuellement.”
Via NBA.com