Giannis Antetokounmpo : « Maintenant ils nous respectent […] Je suis à la recherche d’un défi »
Après la célébration mardi soir, hier les Bucks ont remis ça en partageant leur titre avec des dizaines de milliers de personnes lors de la parade dans la ville. Giannis Antetokounmpo a pris son pied, interagissant énormément avec le public
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« C’est fou. Touchez mon cœur. » Confie Giannis Antetokounmpo à Eric Nehm, journaliste de The Athletic, quelques minutes après être monté sur cette Jeep. « Mon cœur bat vite ! C’est fou. C’est fou, putain. Mais tout ce à quoi je pense, c’est comment on peut s’améliorer. Maintenant que nous sommes au sommet, beaucoup vont essayer de nous faire tomber à chaque occasion. Nous devons nous améliorer. Nous devons prendre soin de nos gars, de notre équipe et de tout le monde. Nous devons nous améliorer. Nous devons en profiter autant que possible, mais je vous le dis. Je vous le dis, nous devons nous améliorer, vous voyez ce que je veux dire ? Mais au bout du compte, maintenant ils nous respectent. Milwaukee est à nouveau sur la putain de carte. Vous voyez ce que je veux dire ? Et ils doivent mettre du respect sur notre nom. Nous sommes une équipe dangereuse, nous sommes une organisation dangereuse, nous avons une grande culture, nous avons une culture de la gagne et nous voulons continuer à nous améliorer. »
Il y a quelques mois le Grec était au plus mal après l’élimination des Bucks dans la bulle, très prématurément face au Heat de Miami. Un échec cuisant.
« J’étais misérable. J’étais misérable. J’ai repassé passe en revue les photos et je me revois dans la bulle, j’étais triste. Et maintenant, je suis là et je suis au sommet du monde. Avec toute la ville qui nous soutient. Combien de personnes étaient là aujourd’hui ? Je ne sais même pas, mais il y a beaucoup de gens. Je suis heureux. C’est beaucoup de travail, il faut avoir de la patience et maintenir le cap, peu importe ce qui se passe. Que tu sois triste, heureux, que tu te sentes bien ou non, que tu gagnes ou perdes, tu dois maintenir le cap. Et c’est ce qu’on a fait et c’est pour ça que nous avons gagné. » Giannis Antetokounmpo
Puis il y a aussi eu sa décision lors de la free agency. Beaucoup de rumeurs au sujet de son avenir, et forcément tout ça n’a pas été simple à gérer.
« Quand j’ai quitté la bulle, ma famille m’a aidé à avancer. Je me suis déconnecté du monde, déconnecté des discussions sur la free agency, déconnecté de mon équipe. J’ai unfollowé tout le monde sur Instagram, toute cette merde. Cette merde n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est d’être heureux. Je cherchais mon bonheur, ma joie pour le basket. Je l’ai trouvée. Je suis revenu. Et on a gagné. Et on doit continuer à le faire. Je suis heureux. Je suis heureux maintenant. Mais comme je l’ai dit dans le passé, le bonheur va et vient. Vous mettez un panier, vous êtes heureux. Vous ratez un panier, vous êtes triste. Mais ce que j’ai trouvé, c’est le bonheur. Je suis joyeux. Je suis béni. J’en ai conscience. » Giannis Antetokounmpo
L’objectif est atteint, mais il n’a pas l’intention de se reposer sur ses lauriers, en quête d’un nouveau défi, celui de conserver son titre, toujours plus compliqué que de le gagner.
« Personne ne peut nous enlever ça », a-t-il déclaré en brandissant le trophée de MVP des finales. « Jusqu’au jour de ma mort, je serai heureux. Parce que j’en ai gagné un. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais au bout du compte, nous devons continuer à aller de l’avant. Ceci, ces choses (en montrant le trophée) peuvent vous retenir. Il faut continuer à aller de l’avant. Il faut trouver cette joie pour le jeu. Il faut continuer de jouer. Continuer de se battre. J’adore les défis. J’aime les défis et en ce moment, je suis à la recherche d’un défi. C’est ce que je recherche. Et le défi, c’est que nous sommes au sommet et que 29 équipes vont essayer de nous faire tomber. »