Evan Fournier : « Si on refait 20 pertes de balle nous n’avons aucune chance »
Cela n’a pas été simple, mais l’équipe de France est en demi-finale des Jeux Olympiques. Pas bien entrés dans le match, les bleus ont été bousculés en première mi-temps par les Italiens, à qui ils ont donné trop de munitions avec des ballons perdus, 20 sur le match. Sur l’ensemble de la rencontre, ça a été solide défensivement face au small ball
« C’est une équipe qui joue très dur et qui pose de réels problèmes », confie Evan Fournier. « Pas qu’à nous, mais à toutes les équipes parce qu’ils n’ont pas vraiment de grands. Nos grands sont très imposants et peut-être un peu moins mobiles. C’était une matchup que je redoutais personnellement. »
« Je suis très heureux, très satisfait que finalement nous ayons réussi, » déclare Vincent Collet. « C’était le genre de match qu’on attendait. On savait ce qu’ils avaient fait contre la Serbie, la manière qu’ils ont d’attirer les grands à l’extérieur. C’est difficile pour nous, mais Gobert et Fall ont fait les efforts, même quand ils changeaient sur les arrières.
Il y a eu un magnifique 3ème quart lors duquel les bleus ont pris 14 points d’avance dans le sillage de Nando De Colo, mais surtout un Nicolas Batum déchaîné des deux côtés du terrain et qui a surtout donné le ton défensivement. Toute l’équipe s’est mis au diapason. Puis en dernier acte les bleus ont galéré face à l’agressivité défensive italienne et ces derniers sont revenus à hauteur, profitant encore une fois des ballons perdus français.
« Nous avons ralenti pendant cinq minutes très dures » déclare Vincent Collet. « Nous avons totalement perdu notre rythme et l’Italie est revenue. Heureusement on a réussi des stops et des tirs dans le money-time. Il va falloir que l’on prenne soin du ballon beaucoup plus en demi-finale. Ce n’est pas possible de perdre autant de ballons surtout sur des erreurs de concentration. »
Les bleus ont fait des stops et compté sur des paniers importants, notamment un tir à 3-pts de Thomas Heurtel ou encore des paniers de Nicolas Batum, Evan Fournier et Rudy Gobert.
« Vincent m’a fait confiance à la fin » déclare Thomas Heurtel. » Les gens qui me connaissent savent que je n’ai pas peur de prendre mes responsabilités. J’ai pris mon tir sans réfléchir au score et c’est rentré. Est-ce que ça me rappelle la demi-finale contre l’Espagne à la Coupe du Monde 2014 ? J’espère que nous n’aurons pas la même fin. »
« On s’est quand même sorti du piège même si on merde en fin de troisième début de quatrième quart-temps, » ajoute Evan Fournier. « On a été résilients et on a fait les stops quand il fallait. Jouer les Italiens va nous préparer à la Slovénie qui a un profil similaire avec des intérieurs fuyants. Mais si on refait 20 pertes de balle, nous n’avons aucune chance. »
Il faudra montrer un meilleur visage jeudi face à la Slovénie.