Le casse-tête Luka Doncic; Nico Batum : « Je vais peut-être appeler Kawhi »
Ça a été bien compliqué, mais l’équipe de France a passé l’obstacle italien et se retrouve en demi-finales des Jeux Olympiques. Désormais ce sont les Slovènes de l’immense Luka Doncic qui les attendent jeudi à 13h, et il faudra clairement montrer un autre visage. Mais Evan Fournier y voit du positif.
« Avoir joué les Italiens, c’est bon pour nous, ça va nous aider pour la Slovénie, qui a un profil similaire, avec des intérieurs fuyants, c’était le meilleur entraînement pour nous,’ déclare Evan Fournier. « Mais si on commet à nouveau 20 pertes de balle, on n’aura aucune chance. Le poids du match à élimination directe a forcément joué un peu, la tension était palpable. Mais c’est notre rôle en tant qu’athlètes de savoir gérer ces moments. J’essaye de rester zen, et calme je le suis maintenant. Je ne l’étais pas autant avant (sourire). J’écoute toujours du zouk avant les matches, c’est un des trucs que j’ai changé depuis quelques années. »
Bien sûr la clé du match pour les bleus ce sera de contenir Luka Doncic, le maître à jouer de cette équipe. Personne n’a réussi à le faire depuis le début du tournoi, mais la Slovénie ne se résume pas non plus à Doncic.
“Vous ne pouvez pas laisser Luka Doncic marquer 50 points, » confie Vincent Collet. « Contre l’Espagne, ils étaient à 8 ou 9 points derrière et ils sont revenus sans lui. Cela montre que c’est une grande équipe, avec un leader fantastique. »
Le dernier à avoir réussi à le limiter un peu c’est Kawhi Leonard…Nico Batum a rigolé en conférence de presse qu’il allait lui passer un coup de fil.
« Je vais peut-être appeler Kawhi pour jouer avec l’équipe de France, » rigole Nicolas Batum. « Mais nous ne pouvons pas le faire venir. Ça sera différent (d’avec les Clippers). C’est une équipe différente. Ils sont les champions d’Europe en titre pour une bonne raison et avec Luka, ils sont à 17-0. Il ne s’agit pas uniquement de Luka même s’il est sans doute l’un des meilleurs au monde en ce moment. C’est une grande équipe. Dragic a compilé 27 points, 6 rebonds et 4 passes aujourd’hui. Mike Tobey a été énorme et Prepelic peut faire un match énorme. La liste est longue. Ce sera un gros match. »
Il faudra éviter le même genre d’entame que face à l’Italie, et être plus préparé à cette équipe que lors de l’Eurobasket 2017 où les bleues avaient été totalement dépassés par l’agressivité défensive des Slovènes et le mouvement en attaque pour trouver des positions ouvertes. Le jeu a changé avec Luka à la baguette, mais « il faudra éviter les mêmes erreurs que par le passé » comme l’a confié Evan Fournier, car souvent les bleus se sont un peu trop projetés vers la finale alors que la demie était encore à jouer.
« Jusqu’où est-on capables d’aller ? Je ne pense pas à ça. Ce soir, je me repose je me prépare pour l’entraînement de demain, et je vis les choses jour après jour. Je ne veux plus commettre les erreurs du passé. Cela ne veut pas dire qu’on gagnera jeudi, mais je ne veux plus faire comme en Chine (coupe du monde 2019 face à l’Argentine) ou en Espagne (Mondial 2014 face à la Serbie) et me projeter. Une demi-finale, c’est cool. Mais c’est une demi-finale. »
Une demi-finale olympique ce sera aussi nouveau pour les Slovènes, et eux aussi pourraient être pris par l’enjeu, moins expérimenté.
« La demi-finale, ce sera nouveau pour la Slovénie, mais aussi pour nous, » rétorque Vincent Collet. « On a fait des médailles à l’Euro et au Mondial, mais ce n’est pas pareil, c’est un très gros match. »
Via FIBA et L’Equipe