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Valérie Garnier évoque les clés face à l’Espagne, « On a ciblé des choses. On va s’y préparer.“

En conférence de presse avant le quart de finale face à l’Espagne de demain, Valérie Garnier s’est exprimée sur cette rencontre sans filet. Les deux équipes s’étant déjà affrontées à neuf reprises depuis 2017, une forme de routine s’installe forcément. Alors lorsqu’on lui demande si cette rencontre n’est pas un signe du destin, la coach de l’équipe de France acquiesce. Et note le fait que ne pas être favorite jouera aussi un rôle important.

“ C’est un peu tout ça à la fois. De toute façon, il y avait deux solutions. C’était du 50/50 Chine ou Espagne. Donc en attendant le tirage on préparait déjà ces deux dossiers. Les huit équipes sont des équipes de très grande valeur. Si ça avait été la Chine, ça aurait été certainement compliqué aussi. C’est l’Espagne, on les a déjà jouées quatre fois, mais ces quatre fois il n’y avait pas (Astou) Ndour ni (Laura) Gil. Et Ndour elle fait des JO très très intéressants, Gil apporte sa combativité. C’est une équipe qui a dominé sa poule avec trois victoires et zéro défaite. Nous on a été en difficulté, mais on s’est battu jusqu’au bout. Ça nous a permis de développer des valeurs. On connaît le chemin de performance à prendre. Ça va être difficile, le scouting est déjà bien complexe sur l’Espagne et on va travailler ça pour proposer des choses aux joueuses en fin d’après midi à la vidéo et sur le terrain.”

Questionnée sur les clés du match, Valérie Garnier rappelle qu’aux Jeux olympiques, ce sont les fondamentaux qui priment. Alors les Bleues comptent bien s’appuyer sur ça.

“ Les clés quand on est en quarts, c’est d’assurer les fondamentaux. On aura besoin d’être efficace dans le repli parce qu’on connaît tous le jeu de transition et la vitesse de déplacement de cette équipe espagnole. On connaît aussi toute la force de certaines individualités comme Ndour, comme (Cristina) Ouvina ou (Alba) Torrens donc la responsabilité individuelle est importante, tenir les uns contre un. Et puis notre présence au rebond sera essentielle face à une joueuse comme Ndour et une combattante comme Gil. Après, on a pu faire une grosse performance contre les États-Unis en ne leur donnant que deux rebonds offensifs, mais je tiens compte bien sûr qu’elles ont shooté à 56% de réussite. Mais il en restait à prendre, mais on a pu bataillé face à aux grandes Américaines, donc il faut vouloir le faire encore parce que ça sera ces trois clés-là. Les fondamentaux du basket. […] On sait la propension de cette équipe à nous faire déjouer aussi, donc elles vont le faire sur ça (sur l’idée d’attaquer ces faiblesses-là). On a ciblé des choses. On va s’y préparer. »

Après des débuts très compliqués, conclus par une défaite lors du premier match contre le Japon, les Françaises se sont bien reprises en battant le Nigéria et en négociant bien leur match face aux USA, malgré la défaite. Valérie Garnier confirme qu’un état d’esprit est né de ce passage difficile. Une mentalité changée.

“ Elle ( la mentalité) vient des valeurs qu’il faut mettre quand on est aux JO, toutes les équipes veulent performer et il y a des éléments qui sont nécessaires et les éléments qui sont nécessaires et incontournables, c’est l’engagement, c’est l’exigence, c’est la rigueur, mais c’est surtout la volonté la détermination, l’abnégation qu’on peut mettre pour apporter sa performance individuelle au service de l’équipe. C’est un petit peu tout ça qui s’est mis en place ensuite pour le match contre le Nigéria et c’est ça surtout qu’il faudra garder pour les matchs à venir.”

La France qui a déjà joué quatre fois contre l’Espagne depuis le mois de mai (uniquement en préparation) a de quoi analyser en vue du prochain match. Si Valérie Garnier compte évidemment s’appuyer dessus, elle tient aussi à rappeler l’importance des autres matchs joués par les Espagnoles.

“ Effectivement, il y a des choses intéressantes. On a déjà travaillé sur ces matchs-là, mais il y a aussi les matchs contre la Serbie et le Canada qui vont compléter un petit peu ce scouting on va tenir compte de certaines choses pour s’y adapter puis aussi surtout prendre en compte que par exemple à Bercy il n’y avait pas Gil, il n’y avait pas Ndour, il n’y avait pas Ouvina donc effectivement ça fait quelques clientes qui étaient absentes. Nous, de mémoire, nous n’avions pas Alix Duchet aussi.”

Si l’équipe de France a autant rencontré l’Espagne ces dernières années, il en est autant pour Valérie Garnier. En effet, c’est la dixième fois que la France affronte ses voisines hispaniques depuis la prise de fonction de la coach en 2013. Alors Valérie Garnier évoque sa relation avec celles qu’elles considèrent comme ses “meilleures ennemies”.”

“C’est un peu nos meilleures ennemies. Il ne faut pas se tromper parce qu’à chaque fois, on a des facilités dans les matchs de préparations ou après l’euro. Parce qu’on a beaucoup gagné en match de préparation, mais quelque part, c’est de la poudre aux yeux parce qu’on sait que c’est une équipe qui est toujours présente sur les grandes compétitions. J’ai vu que sur les JO elles ont réglé la mire par rapport à l’Euro. Par rapport à ce que j’ai vu, on sait que ça en fait une équipe redoutable. Elles ont vraiment performé. À nous, de ne pas se faire piéger de la façon dont elles voudraient nous faire déjouer dès les premières minutes. Rentrer dans le match et être comme avec les États-Unis, dans le match jusqu’à la dernière minute. À nous d’être dans les valeurs qu’on a pu défendre et dans le respect du plan de jeu comme ça a pu se passer dans les deux derniers matchs.”

Sur la question d’un tableau ouvert, de par l’absence des États-Unis, Valérie Garnier se veut prudente, mais n’en oublie pourtant pas la réalité. L’opportunité de rejoindre la finale est réelle en cas de victoire en quarts. Et elle ne peut nier que le groupe France y pense aussi.

“Bien sûr. On voit d’abord contre qui on tombe, après on voit le tableau, après on a les horaires, après on a les horaires d’entraînement donc à chaque fois, on a un petit peu 10/15 minutes pour réfléchir. Mais bon, on sait aussi que tout s’arrête. Le quart de finale, on bascule du bon côté ou du mauvais côté donc même si on tient compte de ce qui pourrait éventuellement se passer derrière, c’est vraiment un focus sur l’Espagne. Parce que de toute façon, une demi-finale, que ce soit Japon ou Belgique, ça sera aussi une demi-finale de très haut niveau. Donc à nous de garder notre ligne par rapport à ce qu’on vient de faire sur les deux derniers matchs. C’est respecter l’adversaire, c’est mettre de l’engagement. Voilà, exactement ce qu’elles viennent de faire les filles encore hier soir.”

Nouveaux éléments de réponse, demain à 14 heures.

Via FFBB

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