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Luc Longley : « Je n’aimais pas Michael Jordan, mais je suis profondément reconnaissant envers lui de m’avoir montré comment devenir un meilleur basketteur »

Après The Last Dance, dans lequel Luc Longley est totalement absent, ce que regrette Michael Jordan, l’intérieur australien des Bulls a pu raconter sa Last Dance avec les Bulls dans un documentaire dont le premier épisode est sorti et où les stars des Bulls, à commencer par Michael Jordan interviennent.

Arrivé aux Bulls en 1993-94 durant la première retraite de Michael Jordan, Longley a appris à connaître MJ à son retour à la compétition en 1995, et ça n’a pas été simple…Tout a changé du jour au lendemain à son arrivée.

« J’étais anxieux de découvrir qui étaient mes coéquipiers, » déclare Michael Jordan. « Mon état d’esprit c’était d’essayer de revenir et de gagner. Il faut être prêt. Etre prêt à jouer. »

« Quand Michael revient, tout est amplifié, décuplé en termes d’intensité et de prise de conscience de ce qui va arriver, » confie Steve Kerr. « Et donc je pense qu’il a fallu un certain temps à Luc pour s’adapter et s’ajuster. »

Longley a eu du mal à se faire à l’arrivée de cette personnalité et de son exigence envers lui et ses coéquipiers.

« Il avait juste tous ces bords tranchants, comme une sorte d’étoile ninja, vous voyez ? » Luc Longley

« Luc et les autres joueurs, ils avaient l’impression de marcher sur des œufs. » Scottie Pippen

« J’assumais que tout le monde avait la même mentalité que moi », concède Michael Jordan. « La recherche de la perfection à chaque fois que tu entres sur un terrain de basket, mais malheureusement tout le monde n’a pas la même mentalité. Mais j’avais une mission, je voulais comprendre ce qu’il fallait pour gagner, et gagner a un prix. Je suis sûr qu’il y a eu des moments où ils n’étaient pas contents de moi. Mais parfois en tant que leader, vous n’allez pas être très apprécié, mais il faut les pousser. »

Les résultats n’ont pas été de suite au rendez-vous pour les Bulls, éliminés prématurément en playoffs. Luc Longley faisait partie des joueurs visés pour expliquer cet échec.

« Nous avons perdu quelques matchs et ils ont commencé à chercher des gens à blâmer. Donc on m’a reproché une défaite par-ci, une défaite par-là : ‘Est-ce que Luc est assez bon, est-ce qu’il peut le faire ?’ Ce genre de choses … j’étais curieux aussi, je me demandais : ‘Suis-je assez bon pour cette équipe ? Comment vais-je faire pour que ça marche ?’ Alors j’ai cherché d’autres outils pour avoir un profil différent. »

MJ, comme avec ses autres coéquipiers, était très dur avec lui. Il raconte une anecdote :

« Il ne va peut-être pas aimer cette histoire, » concède Michael Jordan, « mais en 1998 nous jouions le Jazz d’Utah. A la fin du premier quart il était à 12 points, 4 rebonds et 4 contres. Je vais le voir et je lui dis : ‘C’est comme ça que tu dois jouer, si tu fais ça nous dominons. Nous menons de 16 points.’ A la fin du match, Luc finit avec 12 points, 4 rebonds et 4 contres. Nous gagnions de 16 points, nous perdons de 15. Et je lui ai dit : Tu sais quoi, c’est la dernière fois que je te complimente en plein milieu d’un match.' »

Cela n’a pas été facile à gérer pour l’Australien, qui était affecté.

« Je savais qu’il était capable, » confie Michael Jordan. « Nous avions tous le sentiment qu’il était capable. Mais il faut être capable chaque soir pour que nous maintenions notre succès. Donc je l’ai poussé. Évidemment je l’ai poussé. Et verbalement je le mettais au défi dans certaines situations où j’avais le sentiment qu’il ne faisait pas ce que nous attendions de lui. J’avais le sentiment que c’était l’était d’esprit qu’il devait apprendre, et il l’a appris. »

« Il était là : ‘Oh Luc n’était pas ceci, n’était pas cela. Alors je l’ai fait comme ci et comme ça’, déclare Longley. « Et je disais : ‘eh bien, vous savez, c’est peut-être vrai ou peut-être pas.’ Je n’étais peut-être pas un tueur comme MJ, mais vous n’avez pas besoin de 12 tueurs. Il faut un groupe d’humains qui s’apprécient, se comprennent, se poussent et se tirent vers le haut, travaillent ensemble… J’étais toujours ce gamin de Freo qui se remodelait, faisant semblant jusqu’à ce qu’il y arrive. Et MJ était trois fois champion, le meilleur joueur de la planète, il avait ses propres chaussures. Il y avait moi, il y avait lui et quelque part entre nous, il y avait le reste de l’équipe et nous devions trouver comment être unis. Et ce n’était pas sa priorité, mais c’était la mienne. Je suis profondément reconnaissant envers MJ de m’avoir montré comment devenir un meilleur basketteur, d’avoir compensé mes faiblesses par son intelligence. Il n’est pas nécessaire d’aimer un type pour faire partie de son équipe, pour s’intéresser à lui, pour jouer au basket ensemble. Je n’aimais pas MJ. Je pensais que MJ était difficile et inutilement dur envers ses coéquipiers et probablement envers lui-même. Et je pense, vous savez, que je n’aimais pas trop être avec lui. Et c’était cool. Il n’y avait pas de souci avec MJ et c’était cool entre nous. Au bout du compte, nous avons trouvé un moyen de se respecter sur le terrain et de coexister, et c’était cool. »

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