Spencer Dinwiddie : « 48 heures horribles »; « La seule personne à m’avoir battu en 1 contre 1, c’est KD »
Ce fût bien compliqué à mettre en place –sign-and-trade à 5 équipes !– mais Spencer Dinwiddie est un Wizard. Il a en effet fallu deux jours complets pour que le deal soit enfin finalisé.
« 48 heures horribles, horribles. Parce qu’il faut bien se rappeler, ce n’était pas juste : ‘Oh je vais aux Wizards et on doit se mettre d’accord sur un montant précis, que ce soit 58, 59 ou 60 millions de dollars’. Non, il fallait que toutes les équipes se mettent d’accord, et si une seule d’elles disait non, c’est tout le trade qui tombait à l’eau. La première journée j’ai tout suivi, je faisais les cent pas dans l’hôtel où se déroulaient les négociations. Le deuxième jour et puis le suivant ça tendait plus vers le ‘Bro, il faut que je fasse une sieste, il faut que je dorme un peu. » Spencer Dinwiddie
« Sauvé » par les Brooklyn Nets, le natif de Los Angeles a expliqué à The Athletic que le trade de Russell Westbrook avait fait tomber les dominos un à un alors que Lakers, Heat, Mavs ou encore Pelicans avaient initialement des besoins au poste 1.
« Mon agent Jason (Glushon) et moi, et d’autres équipes, on a imaginé de potentiels scénarios jusqu’à 2 heures du matin parfois. Mais quand le trade de Russ est arrivé, ça a libéré une place à Washington, où il y avait Brad évidemment. À peu près le même âge, des styles de jeu qui collent bien, des personnalités qui collent bien et une chance de faire quelque chose de spécial dans une ville majeure. Pourquoi on ne pourrait pas être Batman et Superman. C’est comme ça que je vois les choses. » Spencer Dinwiddie
À D.C., il sera chargé de faire passer un cap à l’équipe en compagnie du triple All-Star Bradley Beal, qui n’a pas passé le 1er tour des playoffs depuis 2017, et de Kyle Kuzma, bien décidé à « déployer ses ailes ».
« Nous voulons évidemment faire les playoffs. Nous ne voulons pas être une équipe de type play-in. On veut être solidement en playoffs, donc si on pouvait jouer pour l’avantage du terrain, ce serait idéal. » Spencer Dinwiddie
La route vers le contrat de 3 ans et 62 millions de dollars a été semée d’embûches pour celui qui a d’abord dû faire ses preuves en G-League entre 2014 et 2016, après avoir été drafté en 38e position de la draft après 3 ans à Colorado par les Pistons. Avec le recul, il estime qu’il aurait dû faire le grand saut NCAA/NBA après son année sophomore.
« Si j’avais su ce que je sais maintenant, je serais parti, mais je ne comprenais pas tout le processus autour de la draft. Il faut se rappeler que je suis le premier de ma famille à jouer en NBA. Et le premier millionnaire dans ma famille aussi, donc il y a beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Je ne savais pas que j’aurais pu booster ma cote en faisant ça. On m’annonçait entre la 20e et la 40e place, je me suis dit ‘Si je rempile et que je joue bien, je serai lottery pick’. Je ne savais pas que si j’allais faire des workouts ici et là et que je marquais les esprits de certaines personnes, je pouvais monter en flèche dans les tableaux.
Mais je n’ai aucun doute sur le fait que si je revenais en arrière et que je le faisais, je serais monté. Il y a une chose dont je parle tout le temps c’est que la seule personne dans ma carrière de basketteur à m’avoir battu en 1 contre 1, c’est KD. Et personne dans ma classe de draft n’aurait changé ça je pense. Si je peux battre les Caris LeVert et les Kyrie de ce monde, pourquoi je penserais que quelqu’un dans ma classe de draft serait capable de me battre ? » Spencer Dinwiddie
via The Athletic