En arrivant à Boston, Bruno Fernando veut suivre les pas de son idole, Kevin Garnett
A 22 ans et après 89 matchs en deux saisons dans la ligue, Bruno Fernando a quitté la Géorgie et Atlanta pour le Massachusetts et Boston. Alors que son temps de jeu s’est écroulé l’année dernière, celui qui tourne à 3,3 points et 3,1 rebonds par match en carrière débarque chez les Celtics avec l’intention d’apporter un maximum au collectif, même s’il sait déjà que son temps de jeu sera limité avec les présences de Robert Williams, Enes Kanter et Al Horford au poste de pivot (il se murmure même qu’il serait déjà sur la liste des transferts). Aux Celtics, il en tout cas marcher dans les pas de son idole, un certain Kevin Garnett, qui l’a marqué depuis son enfance.
» J’ai toujours été un gamin énergique. J’ai grandi dans un environnement bruyant. Les gens criaient juste, vous entendiez simplement un paquet de bruit toute la journée. J’ai grandi dans cet environnement et j’étais énergique, enthousiaste, je profitais de la vie et de tout ce que je devais faire. C’est la même approche que j’ai avec le basket. J’essaye juste de profiter du basketball. J’ai eu une année compliquée l’année dernière, c’était un peu compliqué d’en profiter, mais en même temps, vous ne jouez pas au basket pour toute votre vie. J’ai essayé de tirer le plus de cette situation. J’ai toujours été attiré par Kevin Garnett pour son approche du jeu. Il jouait chaque match comme si c’était le dernier. Il approchait toujours le match en se disant, « Je dois faire ci, je ne dois pas faire ça ». C’est l’une des choses que j’ai toujours gardé de lui, son énergie, sa passion, sa loyauté envers le jeu, c’est pourquoi il a eu une carrière pleine de succès. Pourquoi ne pas suivre cela ? » Bruno Fernando
« Absolument, j’ai hâte d’y être. »
« C’était incroyable. Nous étions vraiment altruistes. Nous essayions de tirer le meilleur de chacun et nous faisions en sorte d’avoir une équipe qui gagne sur le terrain. Nous nous entendions bien en dehors du terrain durant les quelques jours que nous avons passés ensemble. On peut vraiment dire que nous avons créé une alchimie sur et en dehors du terrain. Sur le terrain nous essayions juste de rendre le travail des autres plus simple. Mon job c’est de rendre le travail des arrières plus simple, que ce soit défensivement ou offensivement, et que leur travail reste le même. On a essayé simplement de se compléter et de jouer le mieux possible. » Bruno Fernando
« Ça se passe bien. C’est une transition facile. Les gars me rendent la vie plus simple. J’essaye juste de m’acclimater et de m’habituer aux choses que l’on fait en tant qu’équipe. J’ai juste essayé de m’intégrer de la meilleure façon que je pouvais. Je veux être complémentaire du jeu de chacun et m’assurer que nous réussissons à trouver des solutions. » Bruno Fernando
« Actuellement, je suis juste concentré sur le fait de prendre chaque chose après l’autre. Ils (la franchise) le respectent et ils sont sur la même longueur d’onde que moi à ce niveau. On prend les choses au jour le jour. » Bruno Fernando
Avec déjà deux saisons au compteur, Fernando n’en est plus à son coup d’essai et sait l’importance de travailler pour s’améliorer. Mais en tant que joueur de fin de rotation, il est aussi surtout conscient qu’il a besoin de travailler en priorité tous les petits prérequis du travail de l’ombre.
« En tant que joueur, vous voulez toujours vous améliorer dans chaque domaine de votre jeu. J’ai envie de devenir meilleur dans chaque aspect de mon jeu, mais je veux travailler sur certaines choses qui à mon niveau seront plus utiles à l’équipe. J’essaye évidemment de mettre l’accent sur ces choses là, mais vraiment, j’essaye d’améliorer chaque partie de mon jeu. » Bruno Fernando
Un rôle dans lequel il apprend aussi beaucoup grâce à l’observation, puisqu’il n’est pas sur le terrain la majorité du temps. Il a pu se rendre compte de cela la saison dernière, depuis le banc des Hawks.
« J’ai appris à être patient et j’ai appris à apprendre lorsque j’attendais pour du temps de jeu. J’ai essayé de continuer à travailler sur mon jeu, de garder mon calme, juste d’être un joueur d’équipe et de comprendre que je n’étais pas le premier joueur en NBA dans ce rôle-là. Évidemment, vous ne voulez pas que les choses se passent comme elles se sont passées, mais j’étais vraiment heureux du succès collectif que l’on a eu. Au final, je continue de travailler sur mon jeu et je grandis en tant que joueur. » Bruno Fernando
Et comme le confirme Joe Mazzulla, coach des Celtics lors de la Summer League, Fernando connaît son rôle et son travail.
« Il a apporté une superbe énergie en tant que point d’ancrage de notre défense, il communique bien et il était d’une bonne présence physique dans la peinture. » Joe Mazzulla
Via Masslive