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P.J. Tucker : « Si tu veux de la reconnaissance, alors mon job n’est pas pour toi »

Difficilement chiffrable, l’impact de P.J. Tucker est bien réel. Demandez aux Bucks. Signé par le Heat au début de la free agency, l’ailier sacré champion NBA en juillet tourne à 6.2 points, 6.5 rebonds et 1.5 passe par match depuis ses débuts en 13 matchs.

« Il y a des matchs où je n’ai pas de shoots. D’autres où j’en prends peut-être un. Mais je dois quand même être capable de faire mon travail. Je dois quand même laisser mon empreinte sur chaque match. » P.J. Tucker

Mais c’est souvent dans une multitude de petits détails moins visibles que le roublard de 36 ans se révèle être le plus précieux.

« Si tu veux de la reconnaissance, alors mon job n’est pas pour toi. Ça fait partie du truc, je m’en fous. Je ne regarde pas les highlights, et je m’en fous si je suis dedans ou pas. Ça n’a pas d’importance pour moi. Rien n’est comparable à ce moment où tu soulèves le trophée en sachant que ce que tu as fait a eu une incidence sur le résultat. » P.J. Tucker

Tout rustre qu’il est, Tucker (1,96 m pour 111 kg) l’abonné au corner (28/62 cette saison de loin) n’en est pas moins altruiste.

« P.J. est génial. Il n’y a que le score qui l’intéresse, le reste il s’en fout, et il fera tout pour gagner. Il est venu me voir et m’a dit ‘Mon but c’est que tu arrives à 15 trois-points’. Il joue vraiment de façon désintéressée, il est dur en défense et sur les rebonds. Il gagne la bataille dans toutes ces zones ‘entre-deux’ sur le terrain et il apporte un certain niveau de dureté qui donne le ton à chaque match je trouve. Il est rapidement en train de devenir l’un de mes coéquipiers favoris. C’est difficile de ne pas l’apprécier en tant que coéquipier. » Duncan Robinson

Ailier titulaire, l’ex-Rocket (2017-21) tourne à 2.2 rebonds offensifs par match (career-high pour le moment) et est le 2e meilleur rebondeur et deuxième meilleur joueur en ‘screen assists’ de l’équipe avec une moyenne de 1.6 par match. En défense, il limite ses adversaires à 37.8% aux tirs (ses vis-à-vis voient leur moyenne habituelle baisser de 7.8% face à lui) et son +/- est de +64.

« C’est un ‘winning player’ tout simplement. Le plus dommage c’est que pour le fan moyen, à moins qu’on éduque vraiment les gens là-dessus, personne n’aura jamais aucune idée du nombre de choses qu’il impacte. Tu le remarques quand il est sur le meilleur attaquant adverse en défense. Mais il y a aussi ses box outs, ses rotations, ses aides défensives… Et en attaque, il crée constamment des ouvertures pour les autres, que ce soit sur ses écrans sur pick-and-roll ou loin du ballon. Il est l’un des meilleurs poseurs d’écran de l’ère moderne. » Erik Spoelstra

Samedi dans la victoire 111-105 du Heat sur Utah, Tucker, dans sa 11e saison NBA, a terminé à 13 points à 5/6 dont 3/3 à 3-points, 11 rebonds et 3 passes. À la pause, il comptait déjà 5 rebonds offensifs, alors que le Jazz n’en comptait pour toute l’équipe que 4.

« Tuck est un des gars qui jouent le plus dur en NBA. Il devrait systématiquement dans une All-Defensive Team. Son intensité, sa façon de gérer les situations, la défense, la communication, est top. C’est un vétéran de chez vétéran et un pro de chez pro. » Kyle Lowry (son coéquipier à Toronto également en 2016-17)

« Gagner c’est ça, c’est apprécier le succès de quelqu’un d’autre et savoir que ça te facilite les choses derrière. Faire en sorte que Duncan, Kyle ou Tyler obtienne des shoots ouverts, ça me permet à moi aussi d’avoir des shoots ouverts après, et ensuite de faire les choses que j’ai l’habitude de faire. Ça fait partie de mon boulot. » P.J. Tucker

Free agent l’été dernier, il avait signé pour 2 ans et 14.4 millions de dollars (player option de 7.4 millions de dollars pour 2e saison) en Floride.

via Miami Herald

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