Rudy Gobert, un modèle pour Daniel Gafford
« La chose qu’il (Gobert) a vraiment améliorée au fil des années, c’était de comprendre quand s’engager pour un contre, quand feindre le contre et obliger l’attaquant à choisir et à douter de ce qu’il doit faire : prendre un floater, un pull-up ou donner une passe lobée. Il faut savoir dans un match quand vous devez aller au contre ou feinter d’y aller et piéger votre défenseur. Je pense que c’est quelque chose que Gaff est en train d’apprendre et qu’il fait de mieux en mieux à chaque match. » Raul Neto
« Je pense que c’est une question de présence. Ils s’appuient beaucoup sur sa capacité à faire changer un shoot si ce n’est pas à le contrer, mais sa présence est parfois suffisante. Par sa taille, sa capacité à lire les situations. La lecture du jeu pour faire l’aide nécessaire, je pense que c’est la principale différence actuellement entre lui et Gaff. C’est la marque d’un jeune joueur qui essaye encore de comprendre des choses. » Wes Unseld Jr.
Mais la différence aujourd’hui, se fait aussi à l’expérience. Car si Gafford joue aussi peu, c’est qu’il fait beaucoup trop de fautes. Sur 36 minutes, il réalise 4,4 fautes, là où Gobert n’en commet que 3,1. Un chiffre bien trop élevé qui l’empêche d’enchainer les minutes et bloque son équipe en défense, s’il mort à trop de feintes durant un match. Alors Gafford compte bien travailler sur cet aspect de son jeu, pour plus s’épanouir et gagner en impact.
« C’est l’une des choses sur lesquelles je travaille vraiment. Comment altérer le shoot adverse, comment ne pas être sanctionner d’une faute dès que je tente d’en altérer un. C’est la chose sur laquelle je me concentre. Je contre des shoots, j’altère des shoots. Au final, je ne suis pas sur le terrain à cause des fautes que je commets encore et encore. » Daniel Gafford
Gobert possèdera toutefois un avantage indéniable, sa taille. Avec 10 centimètres et 10 kilos de plus sous la toise, le frenchie en impose. Et s’il ne pourra jamais compenser sa taille ou une envergure moindre, Gafford doit pouvoir gagner en intimidation devant le cercle. De sorte qu’il soit capable de « contrer » des shoots rien que par sa présence dans la peinture.
Actuellement en pleine progression, Daniel Gafford est promis à un bel avenir en NBA. D’ores et déjà installé comme un très bon défenseur de la ligue, il a raison de s’inspirer des meilleurs joueurs, et surtout de ceux dont le jeu n’est pas si différent. En faisant moins de fautes, il s’offrirait déjà la possibilité de plus exprimer son potentiel défensif sur le terrain.