Stephen Curry : « Les 12 tirs que j’ai ratés étaient 12 bons shoots pour moi »
Hier, Stephen Curry face au Jazz, a complètement arrosé à 3-points. Tirer à 1 sur 13 pour le meilleur shooteur all-time, ça peut faire tache. Heureusement, avec 11 points inscrits dans le dernier quart, il a néanmoins pu porter les Warriors vers une victoire nécessaire en l’absence de Draymond Green et Klay Thompson. Le Chef ne s’en fait pourtant pas du tout pour son adresse.
“J’essaie de prendre du plaisir quoi qu’il arrive. Le travail que vous fournissez change évidemment votre façon d’appréhender un match. Bien sûr que c’est frustrant, je veux shooter et que ça rentre. C’est pour ces raisons que l’autre jour, j’ai mis un coup de pied dans une chaise. Ce n’est pas comme si je m’en foutais et que je n’essayais pas de trouver une solution. Mais je fais en sorte que ça ne préoccupe pas trop mon esprit. Chaque shoot que je prends, je pense que je peux le mettre. Les 12 tirs que j’ai ratés étaient 12 bons shoots pour moi.” Stephen Curry
La première clé pour compenser la maladresse, s’est probablement située en défense secteur où justement, l’équipe, par son intensité, s’est montrée exemplaire.
Il est vrai que de ce côté-là, les hommes de Steve Kerr ont été irréprochables. Limiter à 92 points une équipe du Jazz qui, pourtant, fait partie des meilleures attaques de la ligue, c’est fort. Le coach, sans surprise, est donc très fier de ses ouailles qui sans Draymond Green, leader de ce côté-là du terrain, arrivent enfin à montrer de belles choses.
« Ce n’était pas un beau match, mais je suis fier de la défense de nos gars qui ont limité Utah à une adresse de 38%. C’est en se bagarrant un peu comme ça que l’on obtient des victoires.” Steve Kerr
Il est vrai que lors de ce match, de Kevon Looney à Andrew Wiggins en passant par Otto Porter Jr et Gary Payton II, tout le monde a donné ses tripes sur le terrain, et la victoire, même si elle ne fut pas spectaculaire, peut servir de référence pour la suite.
De plus, Curry, qui s’il a fait des progrès défensifs, n’est toujours pas élite dans le domaine, a de suite donné le ton. Et même si ça lui est arrivé de se faire dominer par Mike Conley en 1-contre-1, son impact fut décisif pour motiver ses coéquipiers.
“Quand le meilleur joueur de l’équipe joue dur et donne tout en défense, ça donne le ton, et tout le monde va suivre.” Kevon Looney
Cette cohésion et cette alchimie seront nécessaires à conserver, surtout si la blessure de Green se prolonge plus que prévu. Sans ça, les Grizzlies, actuellement 3e, pourraient remonter en trombe sur ces Warriors qui jusque-là, s’accrochent néanmoins plutôt bien à leur 2e place de la conférence Ouest.
Via SF Chronicle