Rob Pelinka : « Vous ne pouvez pas forcer les autres équipes à arriver avec un deal qui va vous renforcer »
Tout le monde ou presque s’attendait à ce que les Lakers bougent hier, avant la deadline. Censés être des contenders, jusque-là, les Californiens pédalent dans la semoule notamment en raison d’un effectif bancal et vieillissant. Des changements semblaient nécessaires, et pourtant… rien ! Rob Pelinka le GM s’explique.
Nous étions agressifs dans beaucoup de discussions pour faire progresser l’équipe. Nous voulons toujours nous mettre dans la meilleure position possible pour gagner un titre. Cependant, nous n’avons pas trouvé de deal qui nous aurait permis du succès sur le court et le long terme. Ce sont deux choses qui nous importent.” Rob Pelinka
Il est vrai que la situation des Lakers est compliquée. Les assets sont peu nombreux et peu d’équipes concurrentes semblaient réellement intéressées par ce que les Angelinos avaient à proposer. Les offres reçues n’auraient donc pas été à la hauteur et Anthony Davis et LeBron James qui ont été consultés à chaque fois, valident visiblement totalement cet immobilisme au vu du manque d’opportunités.
“Vous ne pouvez pas forcer les autres équipes à arriver avec un deal qui va renforcer votre équipe. Durant ce processus, il y a différentes choses que nous avons observées et comme dans le passé j’en ai discuté avec LeBron et AD. Je pense que nous étions tous sur la même longueur d’ondes dans cette situation et c’est tout ce qui importe.” Rob Pelinka
Les rumeurs auraient notamment parlé des Lakers sur deux fronts différents. Ils auraient proposé Russell Westbrook à Houston pour obtenir en échange John Wall, mais les Texans se seraient montrés trop gourmand. En parallèle, ils auraient également travaillé avec les Knicks et les Raptors afin d’envoyer Talen Horton-Tucker au Canada pour recevoir Cam Reddish, mais encore une fois, rien ne s’est fait. Il faudra désormais réussir à faire quelque chose avec cet effectif en place, et notamment avec un Westbrook de plus en plus frustré que Frank Vogel ne l’utilise pas dans les fins de match.
“J’ai eu plusieurs conversations avec Russ depuis que nous l’avons récupéré via un trade et je les ai vraiment appréciées. Comme tout le monde le sait, Russ est un homme qui a un grand cœur. Il veut gagner. Et il sait qu’avec des joueurs impactant sur le terrain comme LeBron et AD, ça demandera des sacrifices dans son jeu et sa façon de jouer.” Rob Pelinka
Pour le moment, c’est visible, le meneur a du mal à trouver sa place. Les sacrifices, il tente de les faire, mais en parallèle, on lui reproche de trop s’effacer, de ne pas être assez percutant, c’est compliqué. Pelinka ne regrette cependant pas du tout son move estival, malgré les bonnes perfs de Kyle Kuzma à Washington. Le big three des Lakers n’a aujourd’hui disputé que 17 matchs ensemble. L’échantillon est trop faible pour tirer des conclusions définitives.
“Je pense que si vous associer 3 All-Stars et que votre échantillon n’est que de 15 matchs, ça ne vous fait que peu d’indices sur lesquels vous appuyer si vous voulez tirer des conclusions. Si vous n’avez pas de succès et que vous connaissez une période difficile, tout ce que vous avez à faire est de vous regarder dans le miroir, et bosser plus dur pour aider le coéquipier qui se trouve à côté de vous. Je pense que tout le monde doit être concerné par ça chez nous, les joueurs, les coachs et moi-même. Se regarder dans le miroir. Travailler dur. Se préoccuper de la personne à côté de vous. C’est tout ce que nous avons à faire.” Rob Pelinka
Le discours est beau, mais suffira-t-il ? Si les Lakers continuent à multiplier les contre-performances, maintenant qu’il n’est plus possible de réaliser des trades, le prochain fusible à sauter pourrait bien être le coach Frank Vogel. Voyons donc ce que l’avenir réserve aux Californiens.
Via ESPN