Chandler Parsons : « Je ne pouvais pas bouger mon cou ! Et je me suis dit, merde c’est sérieux »
Il y a quelques semaines Chandler Parsons, 33 ans, annonçait mettre un terme à sa carrière, les conséquences de son accident de janvier 2020, sur lequel il n’était jamais revenu. On avait été sans nouvelle de lui pendant près de deux ans, coupé rapidement par les Hawks. En novembre on avait appris qu’il s’en remettait à peine, victime du coup du lapin, il avait été blessé aux cervicales, souffrait d’une lésion cérébrale traumatique, d’une hernie discale et un labrum déchiré.
Invité d’All The Smoke avec Matt Barnes et Stephen Jackson, il est revenu sur les circonstances de cet accident.
C’était dingue. Je quittais l’entraînement à Atlanta, un mercredi à 14 heures. Je conduisais et j’ai vu cette voiture arriver sur moi et me percuter. Je n’avais jamais eu d’accident auparavant. Je n’avais jamais eu d’accrochage ou quoi que ce soit. C’est fou comme histoire. Je suis complètement dans les vapes ? Comme si j’étais assommé. Et je me réveille… et au moment où je me réveille, il y a déjà des sirènes. Les vitres étaient brisées, l’airbag était sorti, j’avais une coupure au poignet, je saignais… et je ne pouvais pas bouger mon cou ! Et je me suis dit, merde c’est sérieux. Et je peux voir le gars qui m’a heurté, il est complètement assommé, du sang partout. Et je suis là : ‘wow, c’est flippant.’ Je regarde ma voiture tout abîmée. Il y a du rouge partout, et j’entends cette voix, je ne suis pas du genre religieux et spirituel, mais j’entends cette voix, genre ‘Chandler. Mr. Parsons. Nous venons vous chercher, vous allez vous en sortir’. Et à ce moment-là, je suis assis et je me dis : ‘putain, je suis mort’. C’est Dieu, et je viens de mourir, non ? Il y a du sang partout. Je me suis réveillé et c’était le service OnStar de ma voiture. Ils me disaient qu’ils venaient me chercher et que je ramenais des spaghettis à ma copine. Donc la moitié rouge dans ma voiture était de la sauce marinara, mais sur le moment je délirais, je me suis dit : « Oh merde !
Le lendemain Atlanta m’a dit : ‘Tu dois prendre un avocat, car s’ils découvrent qui tu es et ce que tu conduis, ce type va te poursuivre en justice’. Et moi je leur réponds : « Je n’ai rien fait de mal. Qu’est-ce que vous voulez dire ?! Il s’avère que ce mec, c’était la 3ème fois qu’il était arrêté pour conduite en état d’ivresse, il avait 56 ans et c’était entièrement de sa faute. Et donc j’ai été dans ce procès pendant deux ans pendant que je me remettais de mes blessures : mon cou était en vrac, j’avais une déchirure du labrum à l’épaule et une commotion cérébrale. Cela m’a en quelque sorte forcé à prendre ma retraite. Et je n’ai jamais pensé que je ferais ça à 31 ans. Vous voulez partir selon vos propres conditions. Mais c’était effrayant. Puis le monde entier s’est confiné avec le COVID. Et je pense que tout est arrivé pour une raison. Mais c’était effrayant. »
Désormais physiquement ça va mieux, mais il n’a pas encore retrouvé 100% de ses moyens.
« Physiquement, ça s’améliore. Je suis toujours en rééducation, je travaille, je m’entraîne toujours. Les blessures sont permanentes, je ne pourrai plus jouer en NBA. Mais pour vivre ma vie et faire ce que je veux faire, être un père, voyager, des choses comme ça… Je vais bien. Et le procès a été réglé. Donc maintenant, je suis enfin libre. »