Rudy Gobert répond à Patrick Beverley
Il y a quelques mois, après une lourde défaite des Wolves face au Jazz, Patrick Beverley et Anthony Edwards avaient taclé Rudy Gobert, qui venait pourtant de leur faire vivre une mauvaise soirée. A l’époque Quin Snyder avait décidé de ne pas utiliser Rudy Gobert sur Karl-Anthony Towns pour lui mettre un joueur plus petit dessus, faire des prises à deux sur lui, et laisser le Français roder autour du cercle pour contenir les autres Wolves. « Un manque de respect » selon Anthony Edwards que le Jazz défende sur KAT de la sorte.
« Si je suis le défenseur de l’année, je vais toujours défendre sur le meilleur joueur adverse, quoi qu’il arrive, » déclare Patrick Beverley. « Je ne rode pas. Ce n’est pas un manque de respect envers Royce O’Neale ou les autres, mais si je suis le défenseur de l’année, je ne défends pas sur Royce O’Neale. Je défends sur Mike Conley, je défends sur Donovan Mitchell, je défends sur Bogdanovic. Vous avez Rudy Gobert qui défend sur Vanderbilt. Et à chaque fois on rabâche qu’il est le défenseur de l’année. Peu importe… »
« Je pense qu’il rentre dans la tête des gars. » confie Anthony Edwards. « Il ne contrait même pas les shoots. Les gars allaient au cercle, puis tout à coup ils étaient là :’ ‘Oh, il y a Rudy Gobert.’ Je leur dis : ‘Il est pareil que n’importe qui d’autre. Pour moi le meilleur protecteur de cercle, c’est Porzingis. A chaque fois que j’affronte Porzingis, je n’ai pas de layups. Je ne comprends pas pourquoi nous ne pouvons pas finir face à Gobert. Il ne me fait pas peur. Je ne sais pas pourquoi. »
Invité de l’émission de JJ Redick la semaine passée, Beverley en avait remis une couche en expliquant qu’il ne comprenait pas comment Rudy Gobert pouvait être considéré comme le meilleur défenseur de la ligue alors qu’il ne défend pas sur le meilleur joueur adverse.
« Vous me connaissez, je ne me plains jamais pour défendre mon cas », a déclaré Gobert. « Je pense que lorsque vous jouez de la bonne manière, votre jeu parle toujours de lui-même. Et encore une fois, nous avons beaucoup de moyens de mesurer l’impact de quelqu’un sur le terrain aujourd’hui, ce que je trouve génial. Ce que je veux que les gens comprennent au sujet de ce que je fais sur le terrain, c’est que je ne me contente pas de défendre sur un joueur. Quand je suis sur le terrain, mon état d’esprit est de défendre sur toute l’équipe. Il y a 5 joueurs sur le parquet. Je ne vais pas sur le terrain en me disant que je veux que le joueur sur qui je défends ne score pas le moindre point, car si tous les autres scorent et que nous perdons, est-ce que j’ai vraiment eu un impact positif sur mon équipe ? Je dois défendre sur toute l’équipe, je dois m’assurer que l’équipe adverse ne va pas scorer 140 points et que je mène et aide mes coéquipiers. Au bout du compte, c’est un sport collectif, tu n’accomplis rien seul. Donc mon objectif est d’aller sur le terrain, communiquer avec mes coéquipiers, et de m’assurer que j’ai le plus d’impact possible sur mon équipe, et donc sur l’autre équipe. Mon gars peut scorer 30 points, bien sûr je ne veux pas ça, j’ai ma fierté, mais si l’équipe adverse score 80 points, c’est la meilleure défense de la ligue, donc c’est énorme. Je prends.
C’est bien là que Rudy Gobert excelle aussi, dans sa protection du cercle et dans l’aide qu’il apporte à ses coéquipiers dans la raquette lorsque ces derniers sont battus en dribble.
Patrick Beverley asked “How is [Rudy Gobert] the best defensive player, and you don't guard the best offensive players?”
So I asked Rudy to answer that question.
In this clip, he goes in depth on his defensive impact and the perception.
Full episode: https://t.co/24wjy7oNmX pic.twitter.com/FT05NmdKqz
— Taylor Rooks (@TaylorRooks) March 21, 2022