La revanche de Patrick Beverley ! « Ils rentrent chez eux ! »
La rencontre du play-in à l’Ouest entre Wolves et Clippers c’était un match dans le match entre Pat Beverley et ses anciens coéquipiers, sa franchise de coeur, avec qui le divorce n’a pas été simple. Personne n’était aussi motivé que le meneur des Wolves hier soir au Target Center pour faire plier les Californiens et accéder aux playoffs.
Il a fêté le succès des siens au terme d’un super comeback comme si les siens avaient remporté le titre. Comme l’avait fait Kevin Garnett en 2004 lors des playoffs avec les Wolves, il est monté sur la table de marque pour laisser exploser sa joie et célébrer avec Anthony Edwards.
« Je te l’ai dit Ant, » a dit Beverley à Edwards. « Ils ne me croyaient pas. Nous allons en playoffs baby. Ils m’ont regardé comme si j’étais fou. Ils ont dit : ‘Pat, t’es fou.' »
On l’a ensuite vu au bord des larmes en enlaçant sa mère Lisa, Karl-Anthony Towns ou encore le futur propriétaire Alex Rodriguez.
« Man, je voulais tellement cette victoire, » a confié Beverley. « C’est juste la cerise sur le gâteau. Pouvoir les battre… un autre objectif d’accompli. Je vous ai dit que nous allions aller en playoffs. La plupart d’entre vous m’ont regardé comme si j’étais fou quand j’ai dit ça la première fois. Je vous l’avais dit, putain. »
Il n’a pas manqué de faire du trash talk avec ses anciens coéquipiers, qu’il aime tant. En février il avait assisté à un match des Clippers avec le maillot de la franchise. Mais là aucune pitié, surtout après le manque de respect qu’il a ressenti en fin de saison dernière de la part des dirigeants. Après avoir forcé un dernier ballon perdu en toute fin de rencontre, il a célébré devant le banc des Clippers avec un grand cri, avant de montrer son maillot des Clippers.
« Ils rentrent chez eux ! » A déclaré Beverley au sujet de ce qu’il a dit à ses anciens coéquipiers. « Un long vol pour LA. Ils ramènent leur cul à la maison. C’est plus profond que ça pour moi. J’ai donné mon sang, ma sueur et mes larmes à cette organisation. Vous connaissez l’histoire. Du sang, de la sueur et des larmes, pour qu’on l’oublie comme ça : ‘Il est sujet aux blessures, il est vieux’. Ceci, cela, cela, cela. Pouvoir venir ici et jouer contre eux en play-in et les battre, c’est une sensation unique. C’est une sensation incomparable. »
Souvent critiqué pour sa grande gueule, le meneur a un impact difficilement quantifiable aux Wolves et qui va bien au-delà de ses stats, même si cette nuit il a compilé 7 points, 11 rebonds, dont 4 offensifs, 3 passes, 1 interception et 1 contre. Il est rapidement devenu l’âme de cette équipe, un leader qui tire toute son équipe dans son sillage et lui transmet sa rage de vaincre.
« Ils ont des gars qui sont un peu plus confiants », a déclaré Paul George après avoir marqué 34 points dans la défaite des siens. « Son énergie et sa personnalité, vous savez, ont déteint sur eux, ça a eu un impact sur ce roster. Je savais ce qu’il en était en abordant ce match. Je n’allais pas laisser Pat faire ses pitreries et essayer de me perturber. Je savais que c’était pour le show. C’est pour le public. Ça fait participer le public. J’adore ça. J’adore ça. Ça me manque. Il l’a fait avec nous et c’est contagieux. Je pense que quand il est dans ce mode, ça enflamme l’équipe, ça enflamme la salle. Vous avez besoin d’energy guys comme ça. »
C’est sans doute ce qui a fait la différence cette nuit pour les Wolves, qui ont passé un terrible 21-5 en fin de rencontre, menés par Anthony Edwards et D’Angelo Russell, les deux hommes de la rencontre.
Via ESPN