Le défi Raptors attend Embiid; « La façon dont nous défendons nous met en meilleure position contre eux que d’autres équipes »
Les larmes d’un Joel Embiid réconforté par Marc Gasol après le shoot assassin de Kawhi Leonard venu conclure une série où les Raptors avaient réussi à limiter le Camerounais à 37% aux tirs sur les 7 matchs des demi-finales de conférence Est 2019 semblent bien loin… Aujourd’hui candidat au titre de MVP, le leader des Sixers a une revanche à prendre sur Toronto.
« Chaque année les grands joueurs de cette ligue voient les mêmes couvertures défensives se répéter face à eux, et ils apprennent à les jouer de mieux en mieux au fil des matchs et des répétitions. Il a fait de l’excellent travail sur un certain nombre de choses : la prise de position, la réception de balle, le face-up… il est ultra confiant dans chacun des tirs qu’il prend, que ce soit en post-up, sur l’elbow, sur un fadeaway à un pied, un 3-points ou un step-back à 3-points, peu importe, il est ultra confiant et il les prend. Il a un large éventail de moves face à son défenseur et ça le rend difficile à stopper parce qu’il peut vous shooter par-dessus. » Nick Nurse
Cette saison, il est aussi le joueur ayant tenté le plus de lancers-francs en NBA (81% de réussite). Mais ces 3 dernières années, Toronto s’en sort bien puisque Embiid ne tourne qu’à 19.3 points à 36.2% aux tirs face aux Raptors, contre 28.1 points à 50.3% contre le reste de la ligue. Le bilan des Sixers contre Toronto cette année est de 1-3 (dont 1-2 avec Embiid), et 4-7 depuis le fameux shoot de Kawhi. Le tout sans Gasol, Ibaka, Len ou Baynes. Khem Birch, 18 minutes par match est le seul pivot traditionnel du roster. Au lieu de ça l’équipe s’appuie sur un plan de jeu axé sur une grosse pression sur le ballon pour forcer l’adversaire à faire des erreurs, perdre des ballons.
« Nous avons un coaching staff phénoménal. Quand je suis arrivé à Toronto au début et que j’ai vu le premier scouting report qu’on a reçu, je me suis dit ‘Merde, c’est l’un des meilleurs scouting reports que j’ai jamais vus’. » Thaddeus Young
Malgré l’arrivée d’Harden, Toronto a remporté ses 2 matchs face au duo de Philly cette saison. Sur ces deux rencontres, Harden a shooté à 8/24 et Embiid 16/42.
« Harden est un joueur qui sort du pick-and-roll et qui peut shooter à 3-points, attaquer le panier et passer. Il peut tout faire et ça rend Joel encore plus difficile à couvrir.» Pascal Siakam
« C’est un matchup qui présente beaucoup de problèmes quand tu ne défends pas comme il faut le défendre. Mais je pense que la façon dont nous les défendons collectivement nous met en meilleure position contre eux que d’autres équipes tout simplement parce que quand ils enchaînent écran et roll, nous avons généralement des gars plus costauds actifs sur ces deux gars. On arrive à switcher et en quelque sorte empêcher Embiid de ‘roller’ derrière et James d’avoir une ligne directe vers le panier, puis on essaie d’envoyer ces gars vers l’aide, qu’ils soient entourés de partout. Une fois que le pick-and-roll est passé, on rétrécit les espaces sur le terrain et on leur met plusieurs gars devant eux, pour les forcer à trouver une passe, et 9 fois sur 10 ce sont des passes qu’ils préféreraient éviter de faire. Mais si ce n’est pas bien exécuté, ça ne fonctionnera pas. » Thaddeus Young
via SportsNet