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Rudy Gobert : « Quand je me fais dunker dessus ou crosser, c’est comme si c’était la fête nationale »

Il y a quelques jours face au Jazz d’Utah, Spencer Dinwiddie est monté au dunk sur Rudy Gobert et a réussi à écraser la gonfle dans le cercle et mettre le triple défenseur de l’année sur le poster. Forcément cette action a fait le tour des réseaux sociaux et Rudy Gobert savait très bien qu’il serait sur le podium du Top 10 et moqué par beaucoup. Il ne rechigne jamais à contester un dunk, et il se retrouve donc souvent sur la photo, et désormais il prend ça bien mieux.

« Avant ça m’énervait, » confie Rudy Gobert à ESPN. « Désormais j’embrasse ça, vous voyez ce que je veux dire ? Je sais que je peux faire 10 bonnes choses et on ne les montrera pas, mais on montrera la seule erreur que j’ai faite. Parfois, je suis là : ‘Oh, c’est parti. Ils vont célébrer ce dunk, c’est certain. Ça fait deux mois que je ne me suis pas pris un poster, mais ils vont célébrer celui-là.’ J’en rigole, et je rigole lorsque je vois comment ils célèbrent ça. C’est toute une histoire. Quand je me fais dunker dessus ou crosser, c’est comme si c’était la fête nationale. C’est un honneur. »

Cette saison il y a notamment une action qui l’a passablement énervé, reprise sur les réseaux sociaux, un dunk de Bam Adebayo sur sa tête. Ce qui a été retenu de la rencontre c’est qu’il s’est fait dunker dessus par l’intérieur du Heat, et pas qu’il avait dominé dans le duel et remporté le match avec 16 points, 20 rebonds, 2 contres et un plus/minus de +25.

« Ce dunk a fait le buzz, » a déclaré Adebayo. « Mais nous avons perdu. »

Bam Adebayo est habitué aussi à se faire dunker dessus. Puis ceux qui ne sont jamais sur le poster, ce ne sont pas ceux qui contrent à chaque fois, mais ceux qui n’y vont pas.

« Il y a énormément de gars qui sont d’incroyables athlètes. Pourquoi penser que personne ne va se faire dunker dessus ? » Déclare Bam. « C’est la mentalité que j’ai. Je respecte les gars qui essaient de contrer tout. Nous avons beaucoup de responsabilités sur le terrain et l’une d’entre elles est de protéger le cercle. Bien sûr vous vous faites dunker dessus de temps en temps, mais au bout du compte ça reste deux points. Ce n’est pas comme si c’était une action à 10 points. Mais ça va faire le buzz, car c’est comme ça que les réseaux sociaux fonctionnent. »

Le pivot français a longtemps prêté attention à tout ça et lisait, à peine le match fini, ses mentions sur les réseaux sociaux. Pas forcément la meilleure façon de gérer ça, car les réactions peuvent être très violentes.

« J’avais l’habitude de toujours dire que j’utilisais cela comme motivation, et c’est vrai, mais vous donnez aussi de l’énergie aux gens que vous devriez peut-être consacrer à autre chose ou à vous-même, » déclare Gobert. « La chose la plus importante pour moi et les autres joueurs, c’est que vous n’êtes pas découragé ou que vous ne vous laissez pas abattre par ce qui se passe sur les médias sociaux. »

« On se casse le cul tous les jours à la salle et vous avez un type sur Twitter qui dit ceci et cela sur votre jeu », déclare Adebayo. « Oui, on est offensé par tout ça. Je ne regarde pas les commentaires, car je sais l’impact que cela peut avoir sur le mental de certains joueurs. Je suis solide mentalement, mais il y a des choses folles sur Twitter, des trucs très irrespectueux, et en tant qu’homme, vous êtes obligé de répondre. »

Au final ils finissent tous par l’accepter.

« Ça fait partie du business, » a déclaré Clint Capela. « J’espère que la NBA en tire beaucoup d’argent. J’ai signé pour ça.

 

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