Al Horford : « Robert change tout »
Opéré du genou fin mars, Robert Williams troisième du nom (24 ans, 2,03 m) avait fait son retour avec les Celtics pour leur troisième match de playoffs contre Brooklyn. Après 5 matchs limités point de vue temps de jeu, la douleur lui avait fait louper 4 matchs face aux Bucks. Il avait ensuite joué 2 fois le Heat avant de manquer le Game 3 de la série. Revenu pour le Game 4, il n’a depuis plus louper une seule rencontre, même si son temps de jeu a fluctué pour gérer au mieux son genou douloureux. Face aux Warriors, il se révèle comme un élément clé, à l’image de son Game 3 à 8 points à 4/5, 10 rebonds, 3 interceptions et 4 contres. Et la bonne nouvelle pour Boston (2-1) avant le Game 4, c’est que le genou allait bien jeudi après-midi à l’entraînement.
« Je me sens bien ce matin. L’une de mes meilleures journées. Comme je l’ai dit, il y a des hauts et des bas, mais là je suis bien. Les jours de repos en plus aident bien. On gère ça au jour le jour. Hier (mercredi) oui, je me sentais bien. » Robert Williams
En 25 minutes, le natif de Shreveport en Louisiane a terminé avec un plus/minus de +21.
« C’est un gars instinctif. Nous lui avons demandé de faire des choses différentes de ce qu’il avait fait dans sa carrière jusque-là. Le nombre de switchs à faire et le jeu dans le périmètre notamment, mais c’est un gars qui est capable de le faire. J’ai joué contre lui (en tant qu’assistant coach) dans 2 séries de playoffs à Philadelphie et Brooklyn, et j’ai vu l’impact qu’il avait eu sur ces séries. C’est un gars qu’on voulait tenir éloigné du jeu. Il y a bien sûr sa protection du cercle, mais il a aussi cette aptitude à se déplacer dans le périmètre et le fait qu’on ait le luxe de le faire jouer parfois sans ballon, laissant Al être notre 5 ‘normal’ a été très bénéfique pour nous. C’est un défenseur multidimensionnel qui a de très bons instincts. C’est le pivot NBA des temps modernes je dirais. Pas très grand, bon sur les déplacements, sur la défense dans le périmètre, capable de défendre poste bas, et la protection du cercle c’est ce qu’il a toujours fait naturellement. C’est un immense luxe de l’avoir pour nous. » Ime Udoka
« Robert change tout. C’est super de le voir pouvoir montrer certaines des choses qu’il est capable de faire, et comment il peut impacter le match. Il peut altérer des tirs. Il est capable de contrer des jump shots, ça force les attaquants à réfléchir quand ils pénètrent. Il dissuade. Et même dans le périmètre il fait du bon boulot de contestation. Je sais qu’il joue malgré pas mal de trucs, et je suis très content de le voir réussir. » Al Horford
Après le Game 3 déjà, Stephen Curry avait parlé de l’impact de Williams, qu’il a à nouveau salué après l’entraînement des Warriors, jeudi.
« Quand Robert est sur le terrain ils ont une bonne protection du cercle. C’est en grande partie pour ça que leur défense se classe si haut et que ça a fait une différence sur ces matchs. Tu sais qu’il est là, tu sais qu’il arrive. Même s’il n’est pas directement dans la peinture, il défend sur quelqu’un loin du ballon. Nous devons prendre les bonnes décisions une fois qu’on a drivé. Si c’est ouvert devant toi, tu vas finir au cercle. Si tu vois quelqu’un se ranger ou si Robert arrive pour essayer de protéger le cercle, tu ressors pour trouver un gars ouvert. Il ne faut pas s’entêter en se disant que tu peux continuer à driver et marquer des paniers par-dessus ces gars. C’est à nous d’en tirer avantage parce qu’on peut accéder à la peinture plus ou moins quand on veut. La question c’est qu’est-ce que tu fais une fois que tu y es ? » Stephen Curry
via ESPN