Eurobasket

Evan Fournier : « La rivalité avec l’Espagne concerne davantage les anciens »

Après un parcours qui n’a pas été un long fleuve tranquille, demain l’équipe de France jouera une nouvelle finale internationale, celle de l’Eurobasket. La génération Evan FournierRudy Gobert, qui n’a pas eu la chance de remporter d’or n’avait qu’on objectif en tête avant le début de la compétition, enfin remporter une médaille d’or.

Mais quand on demande à Evan si c’est le match d’une vie, il rétorque ;

« Pas du tout, je suis beaucoup plus serein qu’après le match contre la Pologne, » a confié Evan au Figaro. « J’avais plus d’appréhension en demi-finale parce que j’en ai plus perdu, tout simplement. Je me suis vu passer à côté de grandes choses et ça marque. Quand je suis éliminé pour la première fois avec l’équipe de France en 2014, je passe à côté d’une finale mondiale. L’année d’après, on perd chez nous une demi-finale d’un Euro qu’on était censés gagner. Rebelote en 2019 (au Mondial). En finale, il n’y a aucun calcul ni aucun stress à avoir, tu fonces et puis c’est tout. Je redoutais énormément les demi-finales, car si on perdait, après, il y avait le match de la troisième place, qui est horrible. Parce que tu te bats pour pas grand-chose. Finir troisièmes, c’est cool pour dire aux gens que tu ramènes quelque chose, mais en vérité, ça ne compte pas.

Puis cette finale aurait un sentiment particulier puisqu’elle est face à l’ennemi juré espagnol, qui a très souvent pris le dessus sur les bleus.

« La rivalité avec l’Espagne concerne davantage les anciens, » a confié Evan Fournier. « Vendredi soir, Boris (Diaw), on aurait dit qu’il était redevenu joueur. Il voulait mettre son short, ses chaussures et mettre des bras (dans le visage, NDLR). La rivalité est très marquée chez eux, notre coach, les kinés et les intendants. Ils ont vécu beaucoup de moments face à l’Espagne, plutôt mauvais, et ça se ressent chez eux. Nous les joueurs beaucoup moins. Thomas (Heurtel), Rudy (Gobert) et moi, on arrive en 2014 et on gagne contre eux. Certes, on perd en 2015, mais ce n’est pas pareil. Je ne suis même pas sûr que, côté espagnol, il y ait une si grosse rivalité chez les joueurs. On est au courant de l’historique, mais je n’ai pas de haine contre eux dans mon cœur.

Via Le Figaro

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