Rudy Gobert : « Je n’aime pas perdre. C’est dur de perdre des finales. C’est la leçon que j’ai retenue »
Ce soir l’équipe de France se retrouve en finale de l’Eurobasket, une seconde finale internationale en un peu plus d’un an, et on espère bien sûr une issue plus heureuse. L’an passé Tokyo les bleus avaient été battus par Team USA 73-70 au terme d’un match qui laissé un petit goût amer, car les bleus n’avaient pas joué le match parfait, perdant trop de ballons et ratant trop de lancers-francs, à l’image de Rudy Gobert qui avait manqué 7 de ses 13 tentatives.
« Je n’aime pas perdre. C’est dur de perdre des finales. C’est la leçon que j’ai retenue, » a confié Rudy Gobert à Basket News. « On doit donner tout ce qu’on a. Nous pensons aux choses que nous aurions pu mieux faire. Ce n’était pas une très bonne sensation, mais c’est toujours un sentiment motivant. Il y a des choses sur lesquelles nous avons beaucoup travaillé individuellement et collectivement, sur lesquelles nous avons travaillé très dur. Maintenant, c’est une bonne occasion de jouer notre meilleur basket. Il ne faut pas avoir de regrets ».
Le parcours des bleus aux JO de Tokyo avait été bien plus convaincant, il faut dire que l’équipe est différente puisqu’il manque deux cadres à cet Eurobasket, Nicolas Batum et Nando De Colo.
« On a huit gars des JO, mais on en a perdu deux, qui étaient vraiment importants et les joueurs les plus expérimentés. Il s’agit de Nando et Nico », a déclaré Gobert. « C’est le même groupe, mais en même temps il est totalement différent. L’alchimie collective était vraiment différente. Nous sommes un groupe bien plus jeune cette année.
Mais malgré deux matchs où ils ont failli passer à la trappe, ils sont en finale et Rudy Gobert est le seul All-Star NBA encore en lice, Luka Doncic, Giannis Antetokounmpo et Nikola Jokic, 3 des meilleurs joueurs de la planète, ayant été éliminées prématurément.
« Sur un match, tout peut arriver. Ce n’est pas comme en playoffs où vous jouez la même équipe jusqu’à sept fois. C’est juste un match », a confié Gobert pour expliquer pourquoi la Grèce avec Giannis Antetokounmpo, la Slovénie avec Luka Doncic et la Serbie avec Nikola Jokic n’ont pas répondu aux attentes. « Sur un match, une équipe qui joue un super jeu collectif, et où quelques gars deviennent chauds, tout peut arriver. Nous l’avons vu dans ce tournoi. On a failli perdre deux fois aussi, donc c’est ça la beauté de la chose. Tout peut arriver. »