« Ce n’est pas un adolescent. Un ado il faut le rassurer, là c’est lui qui nous rassure ! » Victor Wembanyama, le phénomène

« Ce n’est pas un adolescent. Un ado il faut le rassurer, là c’est lui qui nous rassure ! » Victor Wembanyama, le phénomène

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Faire la couv’ de SLAM, ce n’est pas qu’une séance photo qui fait le tour de la planète basket, c’est aussi un portrait. Le magazine américain a dressé celui du Français dont tout le monde parle aux États-Unis comme du futur n°1 de la prochaine draft NBA : Victor Wembanyama. Son agent Bouna Ndiaye (Comsport) y raconte notamment sa rencontre avec le jeune prodige.

« Il avait 14 ans. Normalement, je ne viens pas voir des joueurs aussi jeunes. Et même si je connaissais ses parents depuis des années – Elodie (De Fautereau) coachait mon fils quand il avait 5 ans -, ils ne m’ont jamais parlé de leur fils. Ils ne sont pas comme ça. J’ai entendu parler de lui pour la première fois quand il avait 12 ans. J’ai attendu qu’il ait 14 ans pour aller le voir à un tournoi à Créteil, et j’ai vu un artiste en lui. Il jouait avec une aisance… il faisait des passes aveugles, créait, sans pression aucune, sans poste particulier, shootait à 3-points… il était partout. C’était un bonheur de le voir jouer. Je lui ai demandé quel type de joueur il voulait être. Il m’a répondu : ‘Je veux être moi, Victor Wembanyama’. J’ai adoré. Ça veut dire qu’il sait qui il est. Victor aime la vie autant qu’il aime le basket. Il aime dessiner, il aime la bonne nourriture, il est cultivé. C’est très important pour moi, tu ne peux pas être concentré que sur le basket, uniquement sur ça, ce n’est pas sain. » Bouna Ndiaye

Wembanyama est issu d’une famille de sportifs : sa mère était joueuse de basket professionnelle, et l’embarquait régulièrement avec elle aux entraînements jeunes qu’elle coachait.

« On se ressemble beaucoup. » Victor Wembanyama

Son père, Félix Wembanyama, était quant à lui triple sauteur.

« Il m’a transmis cette passion de connaître les sujets en profondeur, d’être un vrai technicien du sport, et de tout ce que je fais. » Victor Wembanyama

Sa sœur Eve est aussi basketteuse professionnelle, et son frère cadet Oscar joue pour l’équipe U18 de l’ASVEL. Son grand-père maternel, Michel De Fautereau, jouait lui aussi au basket, tout comme sa grand-mère Marie-Christine.

« J’avais le choix et j’ai toujours le choix de jouer ou non au basket, mais le basket a toujours été là oui. » Victor Wembanyama

À 7 ans, il a commencé à jouer à l’Entente Le Chesnay-Versailles, après avoir pratiqué le foot et le judo. Il rejoint ensuite la JSF Nanterre.

« Il avait 13 ans et il mesurait environ 1,98 m quand il a rejoint notre équipe U15. Un gamin très poli, intelligent. Il s’est adapté très vite. Il n’a jamais eu peur de dire ce qu’il pensait et de parler aux adultes. Pour son premier match avec les U15, je le fais rentrer, et sur sa toute première action, il court d’un corner à l’autre, reçoit le ballon en mouvement, s’arrête net devant la ligne à 3-points et shoote. La fluidité, la confiance, l’audace. Pour un joueur de sa taille, tellement grand, jouer comme un 2… Je me suis dit ‘Il est fou ? Qu’est-ce qu’il fait là ?’ Et le ballon est rentré. Un gros swish. Tout le monde dans la salle souriait, se demandait qui c’était ce monstre, dans le bon sens du terme. C’était légendaire. À cette époque, Victor était loin de dominer, il faisait des erreurs, perdait des ballons, faisait des mauvais choix, et une seule action a suffi à faire de lui une légende. » Bryan George, ancien coach jeune à Nanterre et assistant vidéo en équipe de France et à l’ASVEL

À 18 ans désormais, il continue d’impressionner par sa maturité et sa confiance.

« Ce n’est pas un adolescent. Un ado n’est pas comme ça, il faut le rassurer, alors que là c’est Victor qui nous rassure nous ! J’ai vu Tony (Parker) et Dirk (Nowitzki) au même âge. Je n’ai jamais rien vu de semblable à lui. Il est tellement rapide, agile, différent. Il édicte ses propres règles. » Alain Weisz, directeur des opérations basket aux Mets et ancien coach de l’EDF

Ses moins de 100 kg et ses petites blessures (péroné, scapula ou plus récemment psoas) en inquiètent plus d’un, et c’est pour mettre le maximum de chances de son côté qu’il a décidé d’un commun accord avec son agent de quitter Villeurbanne pour Levallois avant de rejoindre les États-Unis. Tarek Souryal, chirurgien orthopédique et ancien médecin chef des Mavs, contacté par Ndiaye, a conseillé au prospect d’y aller mollo afin donner à son corps tout le temps pour se construire de solides fondations.

« Il m’a dit qu’il avait besoin de repos, d’y aller doucement sur les déplacements en avion, les voyages. Du repos. C’est pour ça qu’on a décidé de quitter l’ASVEL cet été et de choisir Levallois, qui ne joue qu’un match par semaine. Ça donne à Victor du temps pour travailler sur son corps avec Guillaume (Alquier, préparateur physique) avant d’aller en NBA. » Bouna Ndiaye

« Je suis venu spécialement pour ça, pour avoir l’opportunité d’avoir une équipe construite autour de moi. C’est difficile dans le basket français d’ «empouvoirer » les jeunes joueurs français. Plus jeune je jouais toujours avec des joueurs qui avaient parfois 2 ou 3 ans de plus que moi. Donc je n’ai jamais été ‘LE’ gars. C’est ma 3e année pro, il est temps de prendre mes responsabilités. »

via SLAM

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