Le marché de l’Empereur

Le marché de l’Empereur

Comme chacun le sait, le King est de retour à la maison. On est bien chez soi, pas vrai LeBron ? Apparemment pas assez, puisque depuis que l’ancienne gloire des Cavaliers a annoncé qu’elle enfilerait de nouveau la tunique bordeaux et or, les rumeurs d’arrivées et d’échanges se multiplient, tant et si bien que la perspective d’un échange impliquant Kevin Love et Andrew Wiggins est aujourd’hui au centre du débat.

LeBron y a lui-même contribué, puisqu’il a appelé Love afin de lui faire part de sa volonté de voir le franchise player des Wolves le rejoindre pour qu’ensemble ils partent à la conquête du Graal qu’est le Larry O’Brien Trophy. Appel qui a vraisemblablement été rendu public par l’un des deux camps, puisque révélé par Adrian Wojnarowski de Yahoo Sports. Quelqu’un a donc craché le morceau côté James ou côté Love, mais il est difficile de voir l’intérêt de divulguer une telle information.

Alors bien entendu, on peut y voir une volonté de James de mettre la pression sur le front office, front office qui lors des sept saisons initiales du King n’avait jamais réussi à lui apporter ne serait-ce qu’un renfort digne de ce nom. Néanmoins, en agissant de cette façon, LeBron ne réalise pas à quel point il pénalise ses dirigeants sur le marché des transferts, une erreur qu’il avait déjà réalisée un mois plus tôt. Jugez plutôt.

Pour LeBron James, et comme l’explique brillamment l’infographie de Rob Mahoney de Sports Illustrated, le marché n’est pas un problème. Tous les mouvements gravitent autour de lui, il est le marché. Echanges, valeurs intrinsèques des joueurs, valeurs marchandes des joueurs, écrans de fumées, plus-values, tout ça n’existe pas pour LeBron. Il peut aller là où il veut pour le salaire qu’il veut. N’importe quelle franchise peut annoncer publiquement qu’elle est prête à liquider tout son effectif pour recruter le King, ça ne change rien puisque toutes les autres franchises le savent et seraient prêtes à faire la même chose.

LeBron est au-dessus de toutes spéculations ou subtilités du marché puisque ses choix ne dépendent d’aucun autre évènement du marché, c’est le marché qui dépend de ses choix. De ce fait, il peut annoncer ce qu’il veut étant donné que cela ne change rien pour lui. En revanche, le moindre de ses faits et gestes influe énormément sur le marché en lui-même.

Prenons par exemple le cas de Houston : Chandler Parsons signe une offer sheet avec Dallas. Houston, sans surprise, s’apprête à matcher mais ne le fera qu’une fois une superstar ajoutée à l’effectif afin de pouvoir conserver une certaine souplesse au niveau du recrutement. Ils ont un délai de trois jours, mais LeBron James semble prendre plus de temps à se décider. Par conséquent, leur marge de manœuvre se réduit, si bien qu’après la décision de James de partir à Cleveland, ils ont moins de 24h pour agir, et signent finalement le seul Ariza tout en perdant Parsons, Asik et Lin.

La valeur de Parsons elle-même a varié du fait de la décision de LeBron. En tant que cadre des Rockets prolongé en dépassant le salary cap, son salaire est justifié. En tant que troisième option des Rockets payée comme la superstar que Houston voulait, il ne l’est plus. Tout cela a varié parce qu’en quittant Miami, LeBron a entraîné la re-signature de Bosh au Heat qui pouvait lui offrir plus que Houston, et donc précipité le départ de Parsons, qui a lui-même entraîné celui d’Ariza, puis celui de Paul Pierce, et ainsi de suite jusqu’à la plus insignifiante signature de l’intersaison.

LeBron James cavaliersLeBron n’a jamais eu à faire campagne ou à démarcher qui que ce soit pour trouver son contrat. Il s’est cependant fait remarquer une première fois avant la Draft, annonçant que Shabazz Napier était son joueur préféré de la promotion 2014 et qu’il aimerait jouer avec lui. A partir de ce point, le fait que le Heat tenterait de drafter Napier pour prouver à LeBron que son avis comptait était devenu un secret de polichinelle, et cela a permis aux autres franchises de leur faire cracher tout ce qu’ils pouvaient.

Les Hornets, sachant pertinemment que le Heat voulait Napier, l’a drafté puis échangé conte un choix situé à peine deux rangs plus bas et deux seconds tours de Draft. Un package énorme, mais nécessaire pour le Heat sans quoi Napier leur serait passé sous le nez. Le fait que toute la ligue était au courant qu’ils le voulaient les a forcés à dépenser un prix au-delà de toute réalité du marché pour obtenir le meneur de Connecticut.

Napier devait être drafté en fin de premier tour. Toute la ligue savait que le Heat voulait Napier. La valeur de Napier a donc augmenté parce qu’on savait que le Heat serait prêt à mettre davantage qu’un choix en fin de premier tour. En dévoilant au grand jour les intentions de la franchise, LeBron a mis ses dirigeants en difficulté puisque la valeur du joueur qu’ils ciblaient a augmenté et donc le prix pour l’obtenir également.

La démarche pour Kevin Love est relativement similaire. En faisant savoir publiquement qu’il souhaite jouer avec Love, LeBron réduit la marge de manœuvre des Cavaliers. Ceux-ci ont annoncé qu’Andrew Wiggins était intransférable, ce n’est visiblement plus le cas. Et si James comptait mettre la pression sur son front office, c’est réussi : non seulement tout le monde sait désormais qu’ils veulent Love, mais tout le monde sait également qu’ils sont finalement prêts à transférer à peu près n’importe qui pour l’avoir et contenter le King.

Dans l’état normal du marché, Minnesota est en position de faiblesse puisque Love ne prolongera pas à la fin de la saison prochaine et pourrait donc partir gratuitement. Avec cette annonce, Minnesota passe en position de force puisqu’ils sont moins dans l’urgence de l’échanger que Cleveland de l’obtenir. Les Wolves ne peuvent plus perdre Love gratuitement étant donné que même s’ils n’obtiennent pas ce qu’ils espèrent, ils pourront dans tous les cas le céder à Cleveland.

Plus encore, ils ne voulaient pas transférer leur intérieur all-star à moins que Wiggins soit inclus dans le trade, ils n’ont pas changé de position. Cleveland ne voulait pas monter d’échange si Wiggins était dans le trade, ils ont désormais reculé, et sont à la merci d’une nouvelle surenchère de la part des Celtics ou des Warriors. Résumons ça avec un coup de fil imaginaire :

« Allo, M. Saunders ? Ici David Griffin, de Cleveland. Je vous avait dit qu’on ne prendrait pas Love si cela impliquait un départ de Wiggins, mais nous avons changé d’avis. On le fait cet échange ?

-Pas de problème. Mais en plus de Wiggins, je veux Waiters, Thompson, Bennett et cinq futurs tours de Draft.

-C’est une plaisanterie ? Jamais nous ne vous donnerons autant de…

-Tant pis, j’envoie Love aux Celtics. Bon courage pour les taper en Playoffs.

-Nonononon, attendez, on peut en discuter de ces cinq tours de Draft… »

Avant que le fait que James veuille jouer avec Love ne soit rendu public, les exigences de Minnesota étaient trop élevées pour Cleveland et c’était à eux de revoir leur position. Maintenant on sait que Cleveland est plus ou moins disposé à mettre ce que les Wolves avaient demandé à l’origine, et ces derniers peuvent désormais faire jouer la concurrence pour récupérer encore plus. En pressant médiatiquement sa franchise pour qu’elle fasse ce trade, LeBron a affaibli leur position et compliqué l’échange.

Toutes ces considérations sont éloignées du sportif pur et simple puisqu’il est ici question de spéculation. Ainsi, on ne s’est même pas posé la question si un trade impliquant Wiggins et Love serait intéressant pour Cleveland. Le fait est qu’un tel échange serait désormais bien plus en défaveur des Cavs qu’il ne l’aurait été la semaine dernière.

Pour en revenir au sportif, le débat est ouvert. Quel que soient le statut et les ambitions d’une franchise, il est bien plus simple d’obtenir des role players que des superstars. C’est ce qui a fait la force du modèle Miami, sa capacité à obtenir de très bons role players à prix cassés une fois le noyau dur construit. Pour Cleveland, recruter Kevin Love, même en perdant des role players, permettrait d’obtenir de nouveaux joueurs de complément par la suite, et on peut ajouter qu’obtenir l’un des quinze meilleurs joueurs de la ligue autrement que via un trade apparaît impossible pour les Cavs, qui lors du précédent règne de James n’avaient pas réussi à appâter mieux que le menu fretin qu’était Mo Williams.

Un noyau Irving-James-Love c’est la certitude de pouvoir attirer des joueurs en-dessous de leur valeur sur le marché du fait de la compétitivité immédiate de l’équipe. C’est en tout cas bien plus sûr que de compter sur l’arrivée d’une troisième star par la suite, l’Ohio n’ayant jamais été une destination prisée par le gratin de la ligue. C’est également l’annonce claire et nette sur le papier que Cleveland joue le titre. C’est une amélioration immédiate, qui plus est avec un joueur qui ne chiffre que 25 ans au compteur et donc potentiellement intégré sur du beaucoup plus long terme pour ce qu’on appelle communément une dynastie.

C’est le point de vue de ceux qui sont favorables à un échange, dont la majorité estime que l’effectif actuel de Cleveland ne leur permet pas de viser le titre. Ce n’est pas mon cas. Avec le groupe dont disposent les Cavaliers, l’équipe est largement armée pour aller chercher le titre, puisqu’elle est à peine inférieure à celle qu’avait le Heat l’an dernier et que même aux Sixers, la simple arrivée de LeBron ferait de l’équipe un finaliste en puissance.

Plus encore, un échange avec les Wolves ne se limiterait pas au simple Andrew Wiggins, puisqu’il faudrait ajouter une palanquée d’autres joueurs tout aussi jeunes afin de remporter les enchères avec les Warriors et les Celtics. On obtiendrait une équipe peut-être plus forte sur le papier, mais autrement plus bancale sur le terrain, d’autant que se pose également la question d’Andrew Wiggins.

Andrew Wiggins peut avoir dès sa première année un apport supérieur à celui du role player lambda, et sera probablement l’équivalent d’un Paul George d’ici la fin de son contrat rookie. Aujourd’hui, échanger Wiggins, Bennett et Waiters pour Love, c’est un échange qui se tient même si cela affaiblit les postes 2 et 3 en ne renforçant que le poste 4. N’importe quelle franchise échangerait des joueurs bons mais pas exceptionnels contre une superstar si l’occasion se présentait.

En revanche, échanger Paul George, Bennett et Waiters contre Love serait un échange bien moins évident. C’est pourtant ce que risquent de faire les Cavaliers s’ils valident l’échange tel quel. Prenons l’exemple des Clippers, qui avaient monté un échange pour Chris Paul en envoyant à New Orleans Eric Gordon qui sortait d’une saison à 23 points de moyenne, Chris Kaman qui était All-Star l’année précédente, et Al-Farouq Aminu qu’ils voyaient comme leur ailier du futur, tout en faisant en même temps de la place pour CP3 dans un échange qui envoyait notamment leur pick à Cleveland, pick qui remporterait la lottery quelques semaines plus tard en devenant donc Kyrie Irving.

LeBron LoveA l’époque, Gordon-Aminu-Kaman et un pick contre Paul, c’est un échange évident. Irving-Gordon-Aminu-Kaman contre Paul ça l’est déjà beaucoup moins. C’est à la deuxième situation que sont confrontés les Cavs, avec en sus la pression des résultats. Avaient-ils vraiment besoin d’une pression supplémentaire de la part de James ?

On peut ajouter à ça le fait que Wiggins, en plus de son apport immédiat à court terme, est dans son contrat rookie et sera donc payé à un salaire plus que raisonnable, sans compter que Cleveland l’a sous la main pour 7 à 9 ans en s’appuyant sur le CBA en vigueur, là où Love n’a plus qu’une année de contrat. L’échanger contre Love, c’est jouer le très court terme puis le moyen terme plutôt que le court terme puis le long terme.

Comme je l’expliquais dans un précédent article, la réalité du marché post-formation du Big Three est éminemment différente de ce qu’elle était par le passé, et à peu près n’importe quelle franchise se doit d’échanger des joueurs qui ne sont pas des superstars contre un joueur qui en est une. Ce n’est pas le cas d’une franchise qui joue le titre et qui a donc davantage besoin de role players de talent, ce qu’est à mes yeux le Cleveland actuel.

Même si Cleveland a pu le penser, des joueurs comme Waiters ou Thompson ne seront jamais plus que des role players.. Ils y ont cru, ont essayé de les faire passer pour des stars en devenir mais ni Waiters ni Thompson n’en seront un jour. En revanche, ils ont la possibilité d’être de très bon role players, soit les attentes qui les entouraient lors de leur Draft et dont on n’aurait jamais dû les dévier.

Le noyau dur Irving-Wiggins-James est bien entendu plus faible qu’un noyau dur Irving-James-Love. Cependant, entouré de role players de qualité comme Waiters ou Thompson, le premier trio peut être bien mieux soutenu et donc bien plus performant à court comme à moyen terme que le second complété par des vétérans mercenaires et rincés. Si le Heat a perdu les Finales cette année, c’est en grande partie à cause du déficit de niveau entre ses role players et ceux de San Antonio. Si le Heat avait perdu les Finales lors de sa première année, c’était en grande partie à cause du déficit de niveau entre ses role players et ceux de Dallas.

En montant un échange pour Love, Cleveland ne perd pas seulement Wiggins, elle perd des role players qui pourraient devenir capitaux dans la conquête d’un titre. Pour n’importe quelle équipe, Love en vaudrait la chandelle. Pour une équipe qui vise le titre sans lui, des role players de qualité sont plus importants qu’une star supplémentaire. En recrutant Love, les Cavaliers ne deviennent même pas plus dangereux à très court terme puisqu’ils devront probablement attendre au moins une année avant de monter un supporting cast à la hauteur. Empiler des stars fait passer une équipe du statut d’outsider à celui de candidat au titre, compléter un effectif qui a déjà des stars avec de bons role players fait passé une équipe du statut de candidat au titre au titre lui-même. A l’heure actuelle, Cleveland est déjà un candidat au titre et a donc davantage besoin de très bons role players. Ajoutons à cela le fait qu’un coach comme David Blatt est davantage habitué à une rotation assez longue et qu’il n’est pas certain qu’il serait ravi de devoir composer sans un roster plutôt complet comme c’est le cas actuellement.

Dans l’absolu, un échange impliquant Love et Wiggins se défend des deux points de vue, et mon avis, même s’il apparaît assez tranché au vu des lignes précédentes, est en réalité bien plus nuancé. Un tel échange fait pour des bonnes raisons et mûrement réfléchi serait un bon échange pour Cleveland, un tel échange fait pour de bonnes raisons mais de manière précipitée serait un mauvais échange. En l’occurrence, les pressions de James envers ses dirigeants me poussent à penser qu’il s’agirait d’une décision trop hâtive et que de ce fait Cleveland pourrait y perdre plus que ce qu’ils avaient à y gagner initialement, avant que LeBron ne complique les choses.

LeBron et Jordan ont en commun le fait d’avoir été des joueurs au-dessus de toute réalité du marché, et cela a longtemps biaisé leur jugement quant au marché en lui-même. Les débuts de Jordan en tant que dirigeant ont été calamiteux et ce n’est que depuis quelques années qu’il réalise de bons choix et de bonnes affaires. Avec sa propension à divulguer des informations liées aux intérêts de ses équipes, LeBron limite leur marge de manœuvre sur le marché de façon toute aussi catastrophique. Quitte à tracer le parallèle pour clore le dossier Love/Wiggins, notons que Jordan comme James ont tous deux gagné avec la crème de la crème des role players à leurs côtés –Rodman pour Jordan, Allen pour James- et qu’ils devraient savoir mieux que personne à quel point un bon supporting cast est capital.

Il est difficile de prendre conscience de la réalité du marché quand on est soi-même au-dessus du marché, et LeBron tout comme Jordan mettra du temps à le comprendre. Comme il l’a bien dit dans sa lettre rédigée avec Lee Jenkins, sa patience sera mise à l’épreuve. Il faudrait donc veiller à ne pas brûler les étapes, et à ne pas mettre sa franchise dans l’embarras par des pressions mal avisées. Savoir jouer avec le marché s’apprend, et LeBron n’a jamais eu à apprendre quoi que ce soit du marché puisqu’il a toujours été au-dessus.

LeBron dicte le marché par ses décisions, et par ses demandes. A la différence près que ses décisions l’avantagent là où désormais ses demandes vont affaiblir la position de Cleveland. Quand on est soi-même le marché, il faut faire attention et savoir garder les yeux ouverts, car comme l’avait écrit Louis Pauwels, « au sommet de la puissance, on ne voit plus rien du tout. »

 

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13 Comments

  1. Article très très intéressant !!
    J'aurai aussi ajouté, sportivement parlant, que Irving & Love ça fait deux joueurs qui défendent peu et même très peu par moments, et même si James est là pour apporter sa présence défensive j'ai bien peur que ça ne suffise pas. Wiggins par contre est déjà un grand défenseur, avec un gros potentiel offensif. Dans 2-3 ans il aura une valeur quasi équivalente à Love aujourd'hui, sauf payé 15 millions de moins par an. Je réfléchirais bien avant de faire quoi que ce soit à la place de Cleveland…

    1. Wiggins un grand défenseur ?
      Tu as déjà vu un match de lui en nba pour dire cela ?
      j'ai en mémoire les saisons rookie de lebron james de kobe de vince carter, et ma conclusion c'est qu'a 19 ans, t'es pas un grand défenseur, t'es même pas un défenseur tout court ! Tu fais qu'apprendre quotidiennement la vie d'un basketteur nba.

      1. Je dis pas non plus qu'il sera le meilleur défenseur de la ligue dès sa première année, mais il a les aptitudes physiques et surtout le potentiel pour, c'est clairement son point fort. Tous les rapports des scouts le disent.
        Et quand tu vois ce qu'il fait en Summer League (oui ça n'est pas la NBA mais ça donne déjà un aperçu, cf l'énorme chase-down block d'hier) c'est déjà un bon signe!
        Et même s'il apprendra tout au long de son année rookie, c'est quasi certain qu'il sera meilleur défenseur que K-Love dans 2 ans.

        1. ouaip mais quoiqu'il se passe, pour gagner le titre, ils ont besoin d'un intérieur, et maintenant !
          Je vois pas James attendre que Wiggins soit au top, d'ailleurs au top si il doit l'être ca sera quand il aura 26-27 ans, c'est là que les mecs deviennent décisif et quand il aura cet âge là, tonton lebron sera déjà à la retraite.
          En regardant le recrutement, Mike Miller et Jones sont dans le même spot que wiggins, pour se développer ca risque de lui compliquer la mise.
          Puis si les scouts voient juste, alors trader Wiggins serait encore plus logique, le mec sera la star des wolves et avec peko et rubio, il pourrait être une bonne pièce.
          C'est là qu'on voit que les mecs des cavs s'attendaient pas à ce que James retourne à Cleveland !

          1. On est totalement d'accord sur le fait que l'arrivée de James complique pas mal les choses…Après au niveau du secteur intérieur tu oublies qu'ils ont Varejao qui est un bon rôle player, que Bennett a vocation à se développer et que Thompson est pas mauvais non plus …
            Wiggins et James ne seront pas au top en même temps, mais n'est-ce pas l'occasion pour James d'aider Wiggins à se développer pour que Wiggins l'aide à remporter d'autres bagues dans 5-6-7 ans quand LBJ sera sur le déclin ?
            Concernant les recrutements de Mike Miller, James Jones et même peut-être Ray Allen, je t'avoue que je comprends pas trop la logique de recrutement si ce n'est pour faire plaisir au King! Ils ont un backcourt beaucoup trop fourni (même si Jones jouera 5 minutes par match)! Et quand tu sais à côté de ça que Waiters ne veut pas jouer 6ème homme, t'as raison quand tu dis que Wiggins aura pas forcément tous les outils en main pour se développer rapidement … Mais se battre pour une place dans le roster et jouer toute l'année avec LBJ n'est-il pas aussi un bon moyen de progresser ?

          2. Ca serait l'idéal !
            Réponse à la reprise du training camp !

  2. super article.. Comme d'hab !

    Mais cependant j'ai un petit désaccord avec vous.
    C'est sur le point Wiggins, j'ai lu un article il y a Quelque temps, sur basketInfos je crois, sur le capacité a wiggins de se développer a cleveland!

    Wiggins est, je le rappel, un poste 3 de formation et je pense, une superstar en puissance, mais son talent ne serait-il pas etouffé par lebron james, ne deviendrait-il pas juste un back-up a lebron? tout son talent ne serait-il pas etouffe et finalement ne deviendrait-il pas qu'un rôle player ? parlons ensuite de bennet qui a ete une grosse deception?

    Pour moi, cleveland a raison de faire ce trade, lebron est lebron, irving dans sa manière de jouer facilitera le jeu a lebron comme wade a miami ( sauf qu'il est bien plus jeune) et si l'on compare love et bosh, love est une machine a rebond et double double chose qui manquer cruellement a bosh ( les rebonds) !
    Ensuite tu as parler de role player mais rappelons quand meme que cleveland a recruter james jones, miller et probablement allen qui devrait suivre ! Un excellent match-up pour les playoff ! Si l'on rajoute waiters et thompson varejao a l'équation l'équipe me parait tellement compétitive…

    Pour moi échanger love contre wiggins et bennet ne desservirait pas les cavaliers car le talent de wiggins sera gâcher malheureusement par lebron.. Et au contraire permettrait de développait au maximun le talent de Wiggins dans une autre conference !

    Ps : c'est un pur fan du heat depuis 10 ans qui vous parle :)

  3. Vous avez peut être raison dans votre article mais essayons de regarder les choses par l'autre bout de la lorgnette, voir où cela nous amène :

    – Wiggins est talentueux, cela ne fait aucun doute, mais son poste de prédilection est SF. plus le temps passe, plus Cleveland prend le risque que ce joueur n'exprime pas tout son potentiel et donc perde de sa valeur.
    d'autant qu'il lui faudra peut être un peu de temps pour faire partir des très bons arrières de la ligue.
    il n'est peut être pas prêt à être l'arrière titulaire d'un contender.

    – Waiters , Bennet et Thompson émargent grosso modo à 5 millions par an. et leur salaire va en augmentant.
    c'est peut être un peu cher pour ce qu'ils apportent réellement, notamment en terme de régularité.

    – rendre l'intérêt public permet de tester et de travailler l'opinion des fans.
    Love apporte un scoring incroyable mais un problème défensif majeur aussi.
    Une arrivée après un travail en sous marin est susceptible de créer la controverse alors que là, on commence à se familiariser avec cette idée.

    En conclusion, je trouve la position de Cleveland confortable, une WIN-WIN position.
    Même si ça leur coûte Wiggins, Bennett , Thompson et TDD, un big three Irving – James – Love aspirera des role players à pas cher pendant plusieurs années. Quand tu es contender, tu n'as pas trop de temps et d'énergie à mettre dans le recrutement et la formation de rookies.

  4. Wow, quel article!
    Tout est super bien posé, clair et les arguments sont très bien appuyés par des exemples.
    Super boulot!

  5. Lucas mon journaliste sûr

  6. Super article !
    Pour moi, garder Wiggins ne serait pas une erreur, même si du coup ils n'ont pas Love, mais l'échanger pour Love n'en serait pas une non plus. (je sais pas si c'est très clair…)
    Quand on regarde le potentiel, Wiggins est "surement une future superstar" et Bennett potentiellement un excellent rôle player (ou même un futur Kevin Love ? qui aurait prédit après la première année de Love en NBA qu'il deviendrait le joueur qu'il ait actuellement?!). Sur ce plan là il ne faut pas faire l'échange mais on peut aussi se dire que Wiggins n'évoluera quasiment jamais sur son poste de prédilection, que comme expliqué dans un précédent article il n'ait jamais la mentalité d'un franchise player et se cantonne, a cause de James et Irving, à être un excellent mais simple rôle player.
    Maintenant, ce que Kevin Love pourrait apporter à Cleveland, c'est du rebond (ce qui manquais à Miami), du shoot extérieur et un très bon point de fixation à l'intérieur, ce qui je trouve a fait défaut à Miami lors de la finale NBA, car c'est bien beau d'avoir des tas de shooteurs mais si on compte que sur les pénétration de LeBron pour les trouver, eh ben le jour où il y a des excellents défenseurs qui limitent bien les pénétrations (Leonard et Diaw cette année) et ben les shooteurs se retrouvent très bien défendu car aucune menace intérieur ! Après il fera surement baisser le niveau de l'équipe défensivement mais sa peut être comblé avec des roles player qui défendent dur et un pivot défensif (Varejao s'il ne se blesse pas?)

    Personnellement, un trade Wiggins-Bennet-tdd contre Love me semble dans l’intérêt des 2 franchises mais si Cleveland ne le fait pas, il n'y aura pas de conséquence catastrophique pour eux.
    Je serai Cleveland je chercherai d'autre piste, comme celle d'un pivot défensif solide qui peut marqué quelque point par-ci par-là défois que la santé de Varejao soit encore fragile. Un package Waiters-Thompson contre Sanders me semble envisageable, c'est un risque mais entouré de vétérans il y a bien plus de chance qu'il fasse moins de conneries et qu'il puisse apporter cette présence intérieur qui pour l'instant manque à Cleveland.

  7. Article très intéressant!
    Quelqu'un pourrait me dire pourquoi les Cavs font une fixation sur Love? (à part que c'est le choix de LeBron)
    Quite à perdre Wiggins, Waiters, Thomson, etc., pourquoi ne pas viser un meilleur intérieur que le surcôté Love, comme Ibaka par exemple. Voire un des frères Lopez.
    En misant tous ces joueurs dans le trade dont le prometteur Wiggins, on peut s'offrir qui on veut non?

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