[Interview] LeBron James : « Je n’avais dormi que trois heures… »

[Interview] LeBron James : « Je n’avais dormi que trois heures… »

Sur une autre planète en ce moment, sans même forcer –si ce n’est des règles fondamentales comme la gravité ou l’âge (33 ans)–, rien ne semble pouvoir arrêter le natif d’Akron. Pas même les difficultés multiples des Cavaliers cette année. À croire qu’il va même réussir à les transformer en avantage, à l’orée des playoffs…

LeBron, encore un gros match ce soir (37 pts, 10 rbds, 8 asts), agrémenté de dunks phénoménaux… mais d’où vient cette fontaine de jouvence ?

Je me sens super bien. Je ne sais pas trop d’ou ça vient. Aujourd’hui [dimanche] contre Brooklyn par exemple, la veille je n’avais dormi que trois heures. J’étais un peu malade [il semble notamment souffrir d’allergies printanières], je n’arrivais pas à dormir. Et comme le match était tôt [13h heure locale], ça m’a un peu mis ma routine en l’air… Mais bon, si je suis prêt à jouer, il faut que je sois là pour mes coéquipiers. J’ai réussi à le faire et à produire un bon match pour aider l’équipe, et continuer sur notre lancée.

Y a-t-il eu un ajustement avec Larry Drew, qui remplace temporairement Tyronn Lue au coaching ?

Ça n’a pas été un ajustement franchement. Larry Drew était avec nous avant, tous les coaches fonctionnent sur la même ligne. Tous les joueurs c’est pareil aussi : on est sur la même ligne. On sait que Coach Lue est le commandant-en-chef, et de là ça descend vers les assistants comme Coach Drew et c’est tout. Larry a déjà été dans cette position en plus, il sait ce qu’il doit faire, ça n’est pas nouveau pour lui. Je crois que c’est la meilleure chose qui se passe avec toute la franchise d’ailleurs, les joueurs comme les coaches sont capables de s’élever pour remplacer quelqu’un qui vient de tomber.

A-t-il insisté sur le peu de matchs qu’il reste avant les playoffs, une certaine urgence à bien mettre l’équipe en place ?

On a encore un peu de temps devant nous. On n’a même pas encore tout notre effectif au complet. Il nous manque Kyle (Korver), on n’avait pas Cedi (Osman), Jeff Green n’est toujours pas revenu… Ces gars-là sont des pièces essentielles de notre puzzle. On veut donc juste continuer sur une bonne lancée pour ces derniers matchs, continuer à travailler.

« Si on continue comme ça, on va arriver au mieux pour les playoffs »

Quel est l’objectif du coup ?

On essaie juste de s’améliorer. Devenir meilleurs… Avec tout ce qui se passe dans l’équipe : notre coach qui n’est pas là, des joueurs qui ont été absents pour des raisons personnelles ou sur blessure… On essaie juste de continuer à s’améliorer, quels que soient les gars sur la feuille de match. C’est notre mode opératoire. On apprend chaque jour. Et si on continue comme ça, à s’améliorer en se connaissant mieux les uns les autres, on va arriver au mieux pour les Playoffs.

Maintenant que vous avez passé quelques matchs ensemble, qu’amènent les nouveaux joueurs dans l’effectif justement ?

Ils amènent tous quelque chose de différent ! Rodney, George (Hill), Jordan (Clarkson), Larry (Nance Jr), chacun d’entre eux apporte un truc en plus et on sait que ça peut vraiment profiter à notre équipe. Donc on va continuer à jouer comme ça et progresser avec eux, au fur à mesure qu’ils deviennent plus confortable dans notre système. On l’a vu avec George aujourd’hui [dimanche], on l’a vu avec Jordan, bien sûr avec Rodney aussi… Ils ont tous apporté leur contribution. Ça fait du bien d’avoir Larry aussi, il est athlétique, il est capable de bien lire le jeu, il est super actif. C’est un bon mélange pour nous.

Quelle est la clé pour cette équipe ?

La clé pour nous c’est la défense. On a tendance à ne pas être prêt quand un attaquant reçoit le ballon, on a les talons plantés au sol au lieu d’être sur la pointe des pieds, prêt à répondre quand un gars nous attaque. Il va falloir que l’on fasse une session vidéo là-dessus, mais avant tout que l’on soit prêt mentalement, dès qu’il y a un gros attaquant en face, qui peut nous faire mal, comme (Spencer) Dinwiddie ou (Caris) LeVert ici à Brooklyn. Sinon, on l’a vu aujourd’hui, il y a des gars comme Rodney Hood qui peuvent avoir une grosse soirée aussi, comme il l’a fait en fin de match. Quand il joue avec une telle agressivité, un peu égoïstement, c’est un joueur très dynamique. Et c’est ce que l’on veut, ce dont on a besoin. Quand il prend le rebond, on veut qu’il pousse et qu’il y aille à fond. On veut qu’il joue comme le scoreur qu’il est, et comme celui qu’il peut devenir aussi… On a besoin de ça. La réussite ne va pas toujours être au rendez-vous, mais quand il est agressif comme ça, il se passe de bonnes choses.

Il y a l’air d’y avoir une certaine sérénité finalement…

C’est notre identité. On essaie de rester concentrés, imperturbables, quel que soit ce qui nous arrive cette saison. C’est ma devise en tout cas. Je sais qu’on peut avoir une super semaine comme celle-ci et derrière une semaine horrible ! On s’est améliorés ces derniers jours. On a bien joué, on a gagné de bons matchs [contre Toronto et Milwaukee notamment]. On veut juste continuer comme ça.

Propos recueillis par Antoine Bancharel, à Brooklyn

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