[5 Keys] de l’impressionnante victoire de Chicago face à New York
118-111 en prolongation, après le Heat, Chicago a une fois de plus stoppé une équipe venant sur son parquet défendre sa longue série de victoires en cours. Un match type small ball en raison des absents (Noah & Gibson d’un côté, Chandler, Martin, Wallace, Camby, Thomas & Stoudemire de l’autre), digne d’un pick up game opposant Don Nelson à Mike D’Antoni. Derrière Nate Robinson & Jimmy Butler, les Bulls ont su s’imposer face à un duo Carmelo Anthony – J.R. Smith retrouvant leur réussite des mois passés : 24/61, soit 39.3% de réussite. Voilà mes 5 clés de ce match au sommet !
Note : la bonne défense sur Boozer n’a pas suffi
Le match-up du début de match Carlos Boozer vs Chris Copeland. Si le Rasta des Knicks est plus habitué à se perdre derrière la ligne à trois points, son impact physique était attendu pour contrer l’intérieur All-Star de Chicago. Toutefois, si Booz provoquait assez de fautes sur le rookie new yorkais, Mike Woodson était dans la panade, seul Carmelo Anthony pouvait tenir le choc physique imposé par l’ancien du Jazz. Afin d’éviter ce problème, le technicien de Big Apple a organisé des prises à deux sur le #5 des Bulls, l’obligeant à faire des passes ; il terminera avec 13 pts à 3/11 dans le champ. Bien joué coach Woodson, toutefois, le match ne s’est pas joué là et un simple schéma défensif ne peut pas faire gagner un match, surtout quand dans les 22 dernières minutes du match (prolongations incluses) on est aussi prévisible en attaque. A noter le déficit de 32 points de New York lors des 42 minutes de jeu passées sur le terrain de J.R. Smith … 32 points !!! Quand on perd de « seulement » 7 unités, ça fait beaucoup coach !!
La Stat : 16-3 des Bulls pour terminer le 3QT
A 4’50 à jouer dans le troisième quart temps, les Knicks ont le match en poche (79-64) et filent tout droit vers leur 14ème succès de rang. Seulement, face à Chicago, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, peu importe les absents d’importance (Rose, Gibson & Noah). Sous l’impulsion de Jimmy Butler des deux côtés du terrain (8 pts pour terminer le QT et une grosse défense sur Melo), les Bulls reviennent dans le match, retrouvent leurs sensations et passeront même un 33-11 aux joueurs de Big Apple à cheval sur les deux derniers quart temps. Mike Woodson n’a su s’adapter offensivement s’entêtant à proposer un jeu avec ses 5 joueurs derrière l’arc … bref, rien à rajouter.
Le MVP : Nate Robinson
Il semblerait que Nate Robinson soit toujours ultra-motivé avant de jouer face aux Knicks. Son ancienne équipe diminuée, le micro-remplaçant de Tom Thibodeau a planté ses banderilles tout au long du match digne d’un toréro de grande classe. En 32 minutes de temps de jeu Kryptonate a compilé offensivement 35 pts à 10/18 dont 5/11 à 3 pts & 10/10 aux LFs et une rage de tous les instants. A noter que Chi-Town termine à +17 avec Robinson sur le terrain.
Récapitulatif par quarts-temps :
1 QT : 0 pt à 0/0 en 3 mins
2 QT : 14 pts à 4/5 en en 12 mins
3 QT : 3 pts à 1/ 2 en 47 secs
4 QT : 10 pts à 3/7 en 12 mins
OT : 8 pts à 2/4 en 5 mins
(cliquez ici pour voir les highlights de ses 35 points)
Note : les Knicks ont besoin d’un big man
On en parle beaucoup depuis le match face à Washington et la blessure de Kenyon Martin : les Knicks ont besoin d’un big man. Le roster version 2012-13 a été mis en place pour sortir Carmelo Anthony de son poste naturel de small forward et le décaler en power forward. Toutefois, pour que cela fonctionne, il faut des postes 5 de grande qualités, des travailleurs de l’ombre qui prendront du rebond et défendront pour 3 si besoin est (Tyson Chandler, Marcus Camby, Rasheed Wallace …). Ce n’est pas avec Chris Copeland « in the paint » que New York continuera à dominer en cette fin de saison (il préfère végéter derrière la ligne à 3 pts). J’attendais avec impatience l’arrivée de James Singleton, mais l’ancien Wizard n’était pas en tenue au United Center. Singleton ne compensera pas toutes les faiblesses des Knicks, cependant il en soulagera pas mal en attendant les retours de Chandler, Martin & Co.
Le Lieutenant : Jimmy Butler
Si Nate Robinson est le MVP de ce match, c’est bien Jimmy Butler qui a permis aux Bulls d’y croire et de revenir dans le match (voir plus haut). Comme un symbole, à moins 15 dans le troisième quart, le sophomore intercepte deux ballons pour filer au dunk (cliquez ici pour voir la vidéo). Si Luol Deng a commencé en défense sur Carmelo Anthony, c’est bien l’ancien de Marquette qui a su faire déjouer Melo en seconde période (7/18 et beaucoup de shoots forcés). Un joueur d’une telle humilité qu’il accepte de jouer dans un rôle de faux pivot durant quelques minutes (alors qu’il jouait poste 2 depuis des semaines), un joueur qui laisse parler son jeu au lieu de sa bouche comme le font trop certains, d’une intensité défensive rarement vue ces dernières années chez les nouveaux membres de la NBA. Un bijou pour un coach comme Thibodeau et un de mes nouveaux chouchoux.
Copeland c'est une catastrophe en défense. Tu m'étonne que ce mec ait pas réussi à trouver une place en NBA jusqu'à présent, c'est vraiment une catastrophe.
Aucun fondamentaux, aucune envie, footwork dégeulasse…Mon Dieu, c'est portes ouvertes quand il est titulaire.
On est d'accord, est encore il s'est améliorer sur ces derniers matchs en défense, mais en attaque ca force ca force ca force, c'est horrible … on a déjà Melo (dans ses mauvais jours) et JR Smith (toujours les jours) pour forcer quoi …