| |

Preview NBA 2014-15 : Golden State Warriors

Golden State Warriors logo

 

© Getty Images

Bilan de la saison dernière :

(51v-31d) – Avec l’arrivée d’Andre Iguodala, on pouvait facilement envisager les Warriors faire encore mieux que la saison précédente. Cependant, l’ancien Sixer n’a semble-t-il jamais vraiment trouvé sa place dans l’attaque de Mark Jackson, et après avoir décroché une sixième place de la conférence Ouest, les joueurs de Golden State, privés d’Andrew Bogut, durent s’incliner en sept matchs, au premier tour des playoffs, face à des Clippers ultra-motivés, suite à l’affaire Sterling. Pourtant, Stephen Curry a montré qu’il était clairement l’un des meilleurs à son poste, Klay Thompson a joué le rôle de lieutenant à merveille et David Lee a su toujours faire preuve de hargne sous les paniers, malgré les critiques qu’il a du subir au niveau de la défense. Les pertes de role players comme Carl Landry et de Jarrett Jack en juillet 2013 ont donc finalement été très compliquées à compenser. On se dit finalement qu’il n’a pas manqué grand chose à cette équipe, pour faire quelque chose de gros la saison passée.

 

Bilan de l’offseason :

Forcément, il est impossible de commencer cette rubrique autrement qu’en abordant le licenciement de Mark Jackson. Alors que le tacticien semblait bénéficier du soutien de son vestiaire et qu’il a su en trois ans, faire des Warriors, des outsiders, son franc-parler a beaucoup déplu aux dirigeants californiens qui ont décidé de donner une nouvelle direction à la franchise. Les qualités d’orateur de l’ancien pasteur manqueront donc forcément à des joueurs qui se sont toujours montrés ultra-soudés lors des dernières campagnes, mais l’arrivée de Steve Kerr, qui était également courtisé par les Knicks, semble intéressante. Parallèlement Jermaine O’Neal et Steve Blake (tous deux en fin de carrière), ont fait leurs valises, mais les signatures de Shaun Livingston et de Leandro Barbosa, ajoutées au retour de Brandon Rush, peuvent donner quelques satisfactions en sortie de banc.

 

A suivre Stephen Curry, Klay Thompson, Shaun Livingston, Steve Kerr

player photoLe sniper : Quand il prend le temps de viser sa cible, Stephen Curry la loupe rarement. Ses chiffres de la saison dernière (24 points, 8,5 passes décisives et 3,3 paniers longue distance marqués par match à 42,4% de réussite derrière l’arc), prouvent à quel point le meneur de jeu est précis dans son tir. Disciple attentif de son coach Mark Jackson, le joueur fut capable, toute la saison dernière, d’imposer un rythme soutenu à ses coéquipiers, tout en leur distribuant la balle merveilleusement bien. Son été en or avec Team USA (10,4 points par match en 20 minutes de temps de jeu moyen), au poste de deuxième arrière, lui permettra d’entamer la saison à venir fort d’une expérience, d’une confiance et d’une polyvalence neuves, et son association avec Steve Kerr, qui comme Mark Jackson, est un ancien meneur de jeu, pourrait bien permettre au fils de Dell de passer encore un cap. Sky is the limit à seulement 26 ans…
player photoL’artilleur : Si les Warriors bénéficient déjà d’un sniper, leur armée ne serait pas aussi puissante sans l’artilleur qu’est Klay Thompson. Capable également de balancer d’énormes bombes derrière la ligne à trois points (18,4 points par match et 2,8 paniers longue distance réussis par match à 41,7% de réussite derrière l’arc), l’extérieur s’est montré être le lieutenant idéal pour Stephen Curry, grâce a ses capacités au catch and shoot, très efficaces. Ayant également bénéficié d’un gros rôle avec Team USA cet été (12,7 points à 41,7% derrière l’arc, avec plus de la moitié de ses points, scorés derrière la ligne), le joueur de 24 ans, arrivera désormais avec une mentalité de champion. Pouvant lui aussi bénéficier de l’arrivée de Steve Kerr dans le domaine du shoot et de la gestion du money-time, l’autre Splash Brother devrait également, sans aucun doute, réaliser une très belle saison.
player photoLe miraculé : Drôle de carrière que celle de Shaun Livingston. Numéro 4 de la draft 2004, le meneur de jeu de grande taille (2,01m) avait tout pour réussir, jusqu’à ce qu’une effroyable blessure (fracture de la jambe avec dislocation de la rotule), ne l’écarte des terrains pendant près de seize mois. Revenu en 2009, le joueur a ensuite beaucoup bougé (OKC, Washington, Charlotte, Milwaukee…), jusqu’à atterrir à Cleveland, où la blessure de Kyrie Irving lui a permis de se montrer dans un rôle de point guard titulaire. Ses bonnes performances lui ont donc valu une offre d’un an de la part des Nets l’été dernier, équipe avec laquelle il put, dans son style, rendre de précieux services (8,3 points, 3,2 rebonds et 3,2 passes décisives de moyenne). Alors que les dirigeants de Brooklyn auraient voulu conserver leur back-up, ils n’avaient pas assez de billets verts à proposer. C’est donc vers Golden State que Livingston s’est tourné pour un contrat de seize millions de dollars sur trois ans. Il pourrait ainsi être très utile en sortie de banc, dans un rôle à la Jarrett Jack en 2013, mais pour cela, il faudra rester en bonne santé. Sa blessure au pied cet été, n’est pas des plus rassurantes, même si le joueur devrait être remis pour le coup d’envoi de la saison.
L’ancien combattant : Ex-spécialiste du shoot à trois points décisif avec Chicago ou San Antonio, Steve Kerr arrive à Golden State dans le but de faire mieux que Mark Jackson. Sûrement plus tacticien que son prédécesseur, même s’il ne bénéficie peut-être pas de la même aura, le coach rookie a semble-t-il déjà convaincu Stephen Curry (même si ce dernier l’a battu récemment dans un concours de lancers-francs). Et si Kerr arrive à enseigner aux Splash Brothers, ses qualités de démarquage et sa capacité à toujours être au bon endroit, au bon moment, les Warriors peuvent faire mal. C’est ainsi en pensant à cela que le quintuple champion NBA, à l’expérience si importante, tentera d’inculquer sa propre version de l’attaque en triangle (beaucoup de vitesse et de mouvement), à ses joueurs. S’il arrive à mettre la théorie en pratique, sur le terrain, tous les joueurs, intérieurs comme extérieurs, pourraient profiter de ce système de jeu, et cela réglera peut-être les derniers détails qui manquaient aux Warriors lors des années précédentes.

 

Rotation envisagée :

PG

S.Curry

S.Livingston

N.Nedovic

SG

K.Thompson

B.Rush

L.Barbosa

SF

A.Iguodala

H.Barnes

J.Kapono

PF

D.Lee

D.Green

C

A.Bogut

M.Speights

F.Ezeli/O.Kuzmic

 

Avis de la rédaction :

Guillaume G (B ; élimination en demi-finale de conférence) :

Une fois le choc du licenciement de Mark Jackson encaissé, il était plus facile de voir la direction que voulaient prendre les Warriors. Avec un coach shooteur comme Steve Kerr, fort de ses cinq titres, Stephen Curry et Klay Thompson pourront bénéficier d’un réel modèle. Alors que l’ex-meneur de jeu semble savoir où il veut aller, en ayant une idée précise du rôle de chacun au sein de son attaque, beaucoup de joueurs pourraient profiter de cette nouvelle ère qui débute à Oakland. Le mouvement du ballon et les responsabilités partagées en attaque, apporteront ainsi sûrement une dimension collective intéressante, au vu de jeu parfois trop stéréotypé et prévisible (beaucoup d’isolation pour Stephen Curry) que présentaient les Californiens la saison passée. Je pense que cette année, nous devrions voir un Andre Iguodala bien plus impliqué dans tous les secteurs de jeu, et que les Warriors peuvent envisager l’une des quatre premières places de leur conférence, et espérer passer au moins un tour. Cependant, difficile d’imaginer bien mieux, car le départ de Jermaine O’Neal n’a à ce jour, pas été compensé, ce qui devrait obliger Harrison Barnes ou Draymond Green à se décaler au poste 4, au sein d’un secteur intérieur qui manque de densité. Une blessure de David Lee, ou d’Andrew Bogut, souvent abonnés à l’infirmerie, pourrait ainsi plonger Kerr et ses hommes dans le dur. »

Christophe B (A- ; élimination au premier tour des playoffs) :

Le principal changement à l’inter-saison pour les Warriors c’est celui du coach et cela pourrait avoir des conséquences non négligeables. Le jeu devrait changer quelque peu et il faudra attendre de voir si le résultat est positif.

L’effectif et le talent sont encore là et une des clés de la saison pourrait être la santé du duo Lee et Bogut. Les deux n’ont pas pu être alignés ensemble lors des deux dernières campagnes de playoffs et ça a clairement été préjudiciable aux Warriors, surtout l’absence de Bogut, qui lorsqu’il est en forme peut avoir un énorme impact sur un match, notamment défensivement. On attend que les Splash Brothers continuent leur progression, qu’Andre Iguodala soit désormais bien adapté à l’équipe. Le second 5 a aussi très belle allure pour Golden State avec le trio Livingston, Barnes et Green et ces deux derniers vont devoir passer un palier pour pour mener les Warriors loin.

Ils vont sans doute lutter pour l’avantage du terrain au premier tour des playoffs et s’ils n’arrivent pas à l’obtenir je ne les vois pas passer le premier tour, la faute à une conférence Ouest très forte avec des équipes je pense un cran au-dessus comme les Clippers, le Thunder et les Spurs. »

Clémentine F (B ; élimination au premier tour des playoffs) :

Klay Thompson a été bluffant en Espagne et sa défense pleine de gnaque ne pourra que continuer à progresser auprès d’Andre Iguodala. Malheureusement pour les Warriors et comme d’habitude, la grande incertitude concerne l’état de santé sur le long terme d’Andrew Bogut et de David Lee (une quinzaine de matchs ratés chacun la saison dernière et peu de profondeur de banc pour combler une éventuelle blessure). Leandro Barbosa et Shaun Livingston (excellent derrière Deron Williams la saison passée) vont faire du bien aux Splash Brothers, qui n’étaient pas loin de faire plonger Chris Paul en dépression lors du match 7 face aux Clippers au 1er tour des playoffs début mai), même si là aussi la question de la santé sur le long-terme demeurera cruciale. »

Raphaël L (B ; élimination en demi-finale de conférence) :

Cette équipe a un énorme potentiel, que la saison dernière n’a qu’à moitié confirmé. Comme chaque année, l’une des clés de la saison des Warriors sera la santé d’Andrew Bogut, dont l’impact défensif et physique est essentiel à l’équipe. Pour passer un cap, les Dubs doivent espérer que leurs jeunes ailiers Barnes et Green continuent de progresser, notamment le premier, en panne sèche l’an dernier. Une recrue de plus à l’intérieur ne ferait pas de mal, même si le retour de Festus Ezeli est une bonne nouvelle. Si toutes les pièces s’emboîtent parfaitement et que Steve Kerr est un aussi bon coach que son contrat l’indique, on tient là une équipe absolument redoutable. »

 

 

* Barème des notes :

A+, A, A- = équipes imaginées à plus de 55 victoires en saison.

B+, B, B- = équipes imaginées entre 45 et 55 victoires en saison.

C+, C, C- = équipes imaginées entre 30 et 45 victoires en saison.

D+, D, D- = équipes imaginées à moins de 30 victoires en saison.

A lire également

Un Commentaire

Laisser un commentaire