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[Interview 3/3] Joakim Noah: « C’est dommage pour mon père que son fils soit un Knick… »

Son départ de Chicago, ce que représente New York pour sa famille et notamment son père (ce qui va changer bientôt d’ailleurs), les doutes émis par rapport à sa santé, son souhait de finir sa carrière à New York, le problème des armes à feu aux Etats-Unis… L’introduction de Joakim Noah aux Knicks a été riche en enseignements. Nous y étions pour les partager.

La première partie est ici, et la seconde ici

Ça t’a fait bizarre de partir de Chicago, même pour les Knicks ?

Ça a été une décision difficile, clairement. J’ai tellement de bons souvenirs à Chicago. Tellement de super coéquipiers. Tellement de batailles. Des fois, c’est juste le moment de partir. Quand cette situation s’est présentée, je savais direct que je voulais être ici.

Tu n’as même pas vraiment considéré d’autre option en fait…

(Il pouffe) En gros oui. Pour moi, quand cette opportunité s’est présentée et qu’il y avait un vrai intérêt de la franchise… Quoi ? J’allais attendre quoi de plus ? C’est mon rêve. C’est une situation rêvée pour moi. Après le transfert de Derrick, et une fois qu’on s’est vus tous les deux ici sur New York… (il secoue la tête, genre « pas moyen ») On le fait.

« Je porte les cicatrices de ce sport »

Tu comprends les craintes qui sont émises, notamment avec tes blessures, celles de Derrick Rose ou encore Brandon Jennings ?

Je comprends tout à fait. Les blessures, j’ai connu ça ces deux dernières années… Ça pue ! Je ne veux rien de plus que d’être sur le parquet. Je m’en fous de ce que les gens peuvent écrire, de ce que les gens peuvent dire. La vérité, c’est que personne ne prend cette putain de chose autant à cœur que moi. Je le sais. C’est moi qui bosse tous les jours pour ça. Je vais être très passionné sur ce sujet. Je l’ai toujours été et je le serai encore. Je veux finir ma carrière ici. Jusqu’à ce que tout pète. Je porte les cicatrices de ce sport. Les genoux, les chevilles, l’épaule… Mais tu sais quoi ? Ça a été mon chemin et je ne changerai ça pour rien au monde.

Qu’est-ce que cette équipe t’inspire ?

J’adore le caractère de cette équipe. Mais là c’est à nous de fonctionner ensemble. L’alchimie, c’est quelque chose de vrai. Ça fait tout. Tout le monde doit mettre son ego, ou ce qu’ils pensent que l’équipe devrait être, sur le côté. Faire les bons sacrifices pour être la meilleure équipe possible. Ça n’arrive pas toujours, mais il n’y a aucun autre endroit où j’aimerai plus être pour m’en savoir si ce sera le cas ou pas.

« Pourquoi les gamins peuvent se procurer un AK 47 ? Parce que c’est un business »

Pour ta famille, New York, c’est le vrai lieu de résidence en fait…

Ouais, ce sont tous des résidents de New York. On peut carrément dire ça. Il sont du coin. Ma mère vit à Brooklyn. Ma sœur vit à Brooklyn. Mon père est souvent venu ici (depuis les années 80 il a un logement en ville). Quand c’est devenu un peu ouf pour lui en France, avec le tennis, c’était un endroit plus calme ici, un havre de paix. Il pouvait venir ici et se rafraîchir les idées. Mais bon, malheureusement, maintenant, son fils est un joueur des Knicks, donc bon… On est vraiment fiers, fiers d’être ici. Tous. Mon père aussi. Il est fier que l’on soit ici. Il est fier d’être new yorkais lui aussi.

Tu t’es engagé contre la violence par armes à feu, notamment dans le South Side de Chicago. Il y a eu l’épisode de Dallas cette semaine, comment réagis-tu ?

C’est vraiment triste. Ça fait un bail en plus. Des gamins qui tuent d’autres gamins… J’essaie d’être informé sur la question. Et pas que la brutalité policière, mais tous ces flingues. C’est notre problème à tous. Même si vous ne venez pas d’un quartier où les gamins se tuent entre eux, ça ne veut pas dire que ce n’est pas votre problème. Pourquoi est-ce que les gamins peuvent se procurer des AK ? Pourquoi ? Ça n’a aucun sens pour moi. Et la réponse c’est parce que c’est un business. Mais ça doit s’arrêter. C’est hors de contrôle. Si on peut aider, on doit aider. Une des solutions c’est d’être proactifs, faire du boulot dans les centres, faire que ces gamins soient impliqués. Certains d’entre eux n’ont que dalle. Je pense que c’est important d’aider de n’importe quelle manière possible.

Antoine Bancharel, à New York

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