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Phil Jackson explique son choix d’engager Jeff Hornacek

En engageant Derek Fisher puis ensuite en nommant Kurt Rambis à sa place, Phil Jackson n’avait surpris personne puisque les deux étaient ses élèves. Cependant le choix de Jeff Hornacek l’était un peu plus puisque l’ancien Jazz et Sun n’est pas un de ses proches. Dans la dernière partie de son interview accordée à son ami Charley Rosen (ancien assistant de Jackson en CBA) il a expliqué ce choix. Tout d’abord il a suivi de près la carrière de joueur d’Hornacek et ce depuis la fac où il était une star à Iowa State

« Quand il est devenu coach à Phoenix, j’aimais la façon dont ses joueurs avaient de la liberté tout en ayant une structure, ce qui est exactement comme ça que le triangle devrait fonctionner. Jeff était un bon coach de système, quelque chose qui me paraissait absolument nécessaire, peu importe qui j’allais engager. Jeff avait aussi un impact très positif sur les jeunes joueurs en les aidant à croire en eux. J’ai observé la façon dont Jeff parlait à ses joueurs durant les temps morts. Il était positif, il aidait et ça ne l’intéressait pas de les embarrasser publiquement. J’ai aussi aimé la façon dont il parle à ses joueurs du banc lors des lancers francs et des arrêts de jeu. Il a toujours été un professeur. Même si Jeff a été un All-Star et un joueur qui tournait à 20 points par match, il n’a pas d’ego, mais il sait quand même qu’il a eu du succès. C’est un équilibre admirable.

C’est Kurt Rambis qui m’a suggéré en premier Jeff. Ils ont joué ensemble à Phoenix durant quelques saisons, donc Kurt le connait bien. Le coach des Suns à l’époque c’était Cotton Fitzsimmons, qui était assistant sous Tex Winter. Donc Cotton connaissait le triangle et utilisait certaines choses du triangle et il croyait aux systèmes dans le basket. C’était à cette époque que Jeff était coéquipier de Kevin Johnson dans une attaque à deux arrières, ce qui correspond au format du triangle. » Jackson

La seconde étape, la rencontre, a aussi été très positive.

« La première fois que nous nous sommes rencontrés c’était à Los Angeles et nous avons parlé pendant environ 6 heures. Nous avons schématiser quelques systèmes et discuté de différentes attaques et défenses. J’ai aimé la façon dont il voit le jeu et comment tout était lié. Jeff a aussi dit qu’il croyait en la visualisation, qu’un shooteur devrait visualiser le ballon entrer dans le panier à chaque fois qu’il shoote. Je pouvais facilement l’imaginer coacher les Knicks et j’étais convaincu. Le lendemain Jeff est revenu à New York avec moi pour rencontrer le staff. Nous avons fait ce qui devait être un dîner privé avec Steve Mills mais les paparazzi nous ont trouvés et les photos étaient partout dans les journaux et sur internet. C’était malheureux parce que je n’ai pas eu la chance d’informer les autres gars que j’avais interviewés qu’ils n’étaient plus dans la course. » Jackson

Et alors comment vont jouer les Knicks ?

« Tout ce que j’ai fait c’est donner à Jeff les bases de ce que j’aime et il était enthousiaste à l’idée de les utiliser. Mais je comprends qu’il doit coacher ce qu’il sait coacher. Ses plans pour les contre-attaques, le début des attaques, les exercices d’entraînement et ce genre de choses c’est à lui de décider. Je suis confiant sur le fait que Jeff a l’expertise et l’attitude qui permettront de jouer un rôle crucial pour offrir aux Knicks un futur brillant. » Jackson

 

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