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Evan Fournier : « Dire que tu ne viens pas parce que tu es fatigué, c’est du bidon »

Dans une excellente interview croisée signée Xavier Colombani dans L’Equipe, Boris Diaw, Evan Fournier et Nando De Colo ont évoqué les absences dans les compétions internationales (avant la défaite bien sûr). En fin de saison à notre micro, Joffrey Lauvergne regrettait notamment que beaucoup fassent l’impasse parce qu’ils ont poney ou piscine

Boris Diaw : Ce sont des choix personnels.

Nando De Colo : Je pense comme Joffrey. En arrivant en équipe de France, on s’est tous dit, par exemple, que l’Espagne était très forte parce qu’elle avait un noyau de joueurs qui venaient chaque été, autour duquel on mettait quelques partenaires, sans avoir besoin de répéter les bases à chaque fois. On a réussi à le faire. Mais comme Boris le dit, il s’agit de choix personnels et il faut l’accepter. Certains sont compréhensibles, d’autres peut-être moins.

Evan Fournier : Dire que tu ne viens pas parce que tu es fatigué, c’est du bidon. Je suis désolé, mais il faut le dire. Les seuls qui peuvent avoir cette excuse, ce sont ceux qui vont en finale NBA, mais à part Tony et Boris ces dernières années, personne n’y est allé.

Nando De Colo (Il sourit) : En Europe, aussi, il y en a qui vont en finale…

Evan Fournier : C’est vrai, mais, pour la NBA, la seule situation compliquée à gérer, c’est quand tu n’as plus de contrat. Si tu ne viens pas alors que tu n’es pas blessé et que tu es sous contrat, c’est que tu n’en as pas envie.

Ou alors qu’il y a des pressions des clubs ?

Boris Diaw : Non.

Nando De Colo : Ce n’est pas facile non plus d’enchaîner tous les étés. Boris et moi, nous sommes les seuls à l’avoir fait. Même en 2014, je me suis blessé avant la Coupe du monde, mais j’ai fait toute la préparation. Ça fait dix années de suite. L’équipe de France fait partie de ma carrière, je ne peux pas la mettre de côté. Quand je suis arrivé, on était au plus bas, donc, tout le reste, c’est du plus. Pour une médaille, ça vaut le coup de faire l’effort. On se reposera quand on aura quarante ans.

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