Evan Fournier : « Je ne demanderai jamais un trade, je ne suis pas ce genre de gars »
La saison 2017/2018 sera encore un coup pour rien pour la franchise d’Orlando… Après un début d’exercice canon (8 victoires pour 4 défaites), les coéquipiers d’Evan Fournier sont ensuite spectaculairement rentrés dans le rang en enchaînant les défaites (27 lors des 32 matchs suivants) pour afficher aujourd’hui un bilan de 13 victoires pour 31 défaites. Loin, très loin des playoffs. Du coup, les dirigeants ne seraient pas opposés à du changement : Evan Fournier serait à vendre et a d’ailleurs failli atterrir aux Pistons. Des rumeurs qui n’inquiètent pas le frenchie.
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« Je ne vais pas commencer à imaginer ce qu’il va se passer ou alors où je voudrais jouer puisque ce ne sont que des spéculations. C’est pour ça que je ne lis jamais vraiment ce genre rumeurs, on ne sait jamais ce qui arrivera. J’ai déjà été tradé (en 2014, de Denver au Magic en compagnie des droits de Devyn Marble contre Arron Afflalo ndlr) et je ne savais pas que ça allait arriver. Il n’y avait pas de rumeurs, rien. Et je me fais trader un matin, à l’improviste, en me levant. Donc je sais que ce ne sont que des mots balancés comme ça. On ne sait vraiment pas ce qu’il se passe au niveau du front office, du coup ça n’importe pas beaucoup. Il faut juste se concentrer sur ce qu’on a à faire, le reste ce sont des spéculations. » Evan Fournier.
Le Magic a beau ne pas avoir connu les playoffs depuis 2012 et le départ du grand Dwight Howard en Californie, Fournier préfère largement aider le radeau d’Orlando à se maintenir à flot plutôt que de le quitter à la première occasion.
« Bien sûr, en tant que joueur je veux gagner. Mais je ne demanderai jamais un trade. Je ne suis pas ce genre de gars. Je suis un battant, et certainement pas un fuyard. Quand je joue pour une ville, je me bats pour elle, je ne veux pas partir. C’est ce que je pense et il n’y a pas grand chose à dire de plus. Je ne sais pas ce qu’ils prévoient de faire, mais je suis un Magic. J’ai l’impression d’appartenir à cette ville et à cette franchise et, tant que je serai là, je vais me battre pour elles. C’est aussi simple que ça. » Evan Fournier.
À 26 ans, Fournier est en train de réaliser la meilleure saison de sa carrière (18 points à 46% aux tirs et 40% à trois points, 3,2 rebonds et 2,9 passes par match) et vient même de sortir son career high contre Minnesota, en étant défendu par Jimmy Butler s’il vous plait. De quoi faire saliver quelques contenders qui voudraient se renforcer en attaque.