Courtney Lee : « Jeff Hornacek a progressé au coaching cette année »
Parmi les coachs loin d’être assurés d’être toujours au même poste d’ici trois semaines, Jeff Hornacek est l’un des candidats les mieux placés pour se faire virer. Depuis son arrivée à la tête des Knicks il y a de ça deux saisons, la franchise de Big Apple n’a remporté que 58 matchs contre 102 défaites. Pourtant, l’arrière de la franchise Courtney Lee semble bien décider à défendre son coach.
« Jeff a progressé au coaching cette année. En début d’année, nous avons réussi une belle série de victoires. Puis nous avons rencontré des difficultés, on ne peut blâmer personne pour les blessures que l’on a subies. Ça arrive. Nous vivons dans un monde où il faut trouver un responsable. On ne peut pas contrôler ça. » Courtney Lee.
Et quand on lui fait remarquer que de nombreux fans tiennent justement Hornacek responsable de la mauvaise saison de Knicks, l’arrière de 32 ans ne le prend pas très bien.
« Responsable de quoi, des blessures ? Responsable que Tim (Hardaway Jr) ait eu une fracture de stress ? Que Kristpas Porzingis se soit blessé ? Comment peut on accuser le coach pour ça ? C’est une question pour toi. Peux-tu y répondre ? » Courtney Lee.
Il est vrai qu’entre les 20 matchs manqués par leur artilleur fou et la fin de saison prématurée de Porzingis, les événements n’ont pas aidé l’ancien coach des Suns. Mais les Celtics par exemple ont eux aussi vu leur saison minée par les blessures. Et pourtant, ils caracolent actuellement à la deuxième place de la conférence Est. Quoiqu’il en soit, les dirigeants ne semblent plus vouloir accorder une confiance aveugle à Hornacek, indiquant qu’un bilan de son année sera fait à la fin de la saison. Difficile dans ces conditions d’attendre un engagement total de la part des joueurs.
« Ça, il faut en parler à Jeff. Je ne sais pas, je ne suis pas coach. De notre côté, notre boulot et de rester pros, d’être facilement coachables, de venir ici et de faire notre boulot. Ça fait partie de la NBA. Pendant les trade deadlines, tout le monde est dans les discussions, pareil pour les free agents. On ne peut pas se laisser distraire et c’est la même chose pour les coachs. Ils entendent ce qu’il se dit, mais il ne faut pas se laisser distraire et continuer à faire le boulot. C’est une question de professionnalisme. » Courtney Lee.
Lee lui-même pourrait bien se retrouver sur la sellette. Son profil de 3 and D est en effet très recherché et le roster des Knicks est déjà bien pourvu sur le poste 2 avec Frank Ntilikina, décalé arrière par Hornacek, Ron Baker ou encore Damyean Dotson. D’autant plus que son contrat est très avantageux (12 millions par saison) et qu’à son âge (32 ans) il sera encore capable d’évoluer à un bon niveau pendant encore deux ou trois saisons minimum.
« Je ne peux pas faire attention à ça. Si je m’inquiète de chaque histoire de ce genre, je vais devenir fou. Bien sûr, j’aimerais bien rester. Mais il faut comprendre que c’est un business. Je ne peux pas tout contrôler. Mais ce que je peux faire, c’est continuer à faire ce que je fais, venir ici, encourager et aider les jeunes. » Courtney Lee.
D’ailleurs, les Knicks ne semblent pas compter sur lui pour la prochaine reconstruction et il a été placé sur le banc pour permettre au Français Frank Ntilikina notamment d’avoir des minutes au poste 2.
« C’est très difficile. Tout le monde est plutôt intelligent et comprend ce qu’il se passe, c’est frustrant pour moi en tant que compétiteur. Je veux être sur le terrain pour aider l’équipe à gagner. Je veux juste aller sur le parquet et apprécier jouer au Garden, devant nos supporters, pour ces quatre derniers matchs. » Courtney Lee.
L’arrière tourne à 11,9 points, 2,9 rebonds et 2,4 passes par match cette saison.