Richard Jefferson : “Je regrette de ne pas avoir montré à Gregg Popovich le meilleur visage de moi”

Richard Jefferson : “Je regrette de ne pas avoir montré à Gregg Popovich le meilleur visage de moi”

À 38 ans, Richard Jefferson s’est finalement fait une raison et a pris sa retraite. Le champion NBA 2015/2016 avec les Cavaliers est revenu sur sa carrière, et notamment sur son court passage aux Spurs, où il est resté une saison et demi, alors qu’il approchait de la trentaine.

“Le meilleur coach pour lequel j’ai joué est Gregg Popovich. Je regrette juste de ne pas lui avoir montré le meilleur visage de moi. Les Spurs, comme toutes les organisations qui ont rencontré du succès, sont en avance sur beaucoup de points. Ils avaient des années-lumière d’avance avant même que l’on parle d’années-lumière. Quand je suis arrivé en NBA en 2001, je faisais deux entraînements par jour pendant le training camp donc c’était plutôt commun de se pointer avec quelques kilos en trop. On perdait ce surplus de poids pendant le training camp et c’était tout. […] C’est comme ça que j’ai appris la NBA. Quand j’avais 21 ou 22 ans, ça n’avait pas d’importance, je perdais du poids assez vite. Mais quand je suis arrivé aux Spurs à mes 29 ans et que j’avais des kilos en trop, je me suis retrouvé à jouer contre des gars qui étaient déjà en forme. […] J’ai galéré dès le début. Regardez les autres joueurs, que ce soit LaMarcus Aldridge ou Brent Barry, qui ont eu du mal aux Spurs alors qu’ils ont bien réussi dans d’autres équipes. Gregg Popovich dirige son groupe avec une main de fer, et il a raison. Il a un très haut niveau d’exigence. Votre cerveau est tellement concentré sur ce qu’il vous demande que vous oubliez presque de tirer. Ça m’a ouvert les yeux. Avant ça, même pour les bonnes équipes pour qui j’ai joué, je disais “Je suis un des meilleurs joueurs, si je passe sous un écran alors que je ne devrais pas, le coach ne va pas me sortir parce que je tourne à 23 points par match.” Mais Pop s’en fout que vous plantiez 20 pions tous les soirs. Si vous passez sous un écran alors que vous ne devriez pas, il va prendre un temps-mort, vous crier dessus et vous mettre sur le banc. Donc pour moi, à 28 ou 29 ans, avoir un coach de ce genre pour la première fois alors que ma grand-mère venait de mourir, ça m’a choqué  et je me suis renfermé. Je n’ai pas bien joué mais la chose que j’ai apprise, c’est que si les choses ne vont pas dans votre sens et que vous vous comportez comme un connard, alors ça ne fera qu’empirer. Mais si au contraire, vous restez pro, vous avez une meilleure chance de vous en sortir. C’est quelque chose que j’ai gardé de mon expérience aux Spurs. […] Je ne pourrais jamais dire assez de bien de cette organisation.” Richard Jefferson.

Alors qu’il tournait jusque là à 17,7 points par match, la moyenne au scoring de Jefferson est tombée à 11,6 pions lors de son expérience à San Antonio, ratée.

Via ESPN.

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