Jimmy Butler explique pourquoi il est si exigeant et si cash avec ses coéquipiers
Drafté en 30ème position de la draft 2011 par les Bulls, Jimmy Butler est arrivé dans une équipe ambitieuse, qui comptait dans ses rangs le MVP en titre Derrick Rose. Le coach ? Un certain Tom Thibodeau, pas réputé pour être très tendre avec ses joueurs, et notamment ses rookies à qui il ne donne que des miettes de temps de jeu. Pour se faire une place dans la rotation, le jeune Butler a donc dû se battre, au sein d’un groupe déjà très combatif. Et selon lui, c’est cette expérience qui a fait de lui le joueur qu’il est aujourd’hui, avec son mauvais caractère et son agressivité, aussi bien sur le terrain avec ses adversaires que dans les vestiaires avec ses coéquipiers.
« Laissez-moi vous dire pourquoi je suis comme ça. Je me rappelle que quand je suis arrivé en NBA, je ne m’entraînais pas parce que j’étais le quinzième homme. Je regardais la manière dont Derrick Rose, Carlos Boozer ou encore Joakim Noah, qui étaient pourtant dans la même équipe, se rentraient dedans. « Tu n’as pas fait ton putain de boulot, c’est ta putain de faute ! » J’étais là et je me disais : « Wow ! » et ça continuait : « Ouais, et alors ? On retourne sur le terrain et on fait un stop ! » Dans ma tête c’était : « Attends, il (Joakim Noah) parle à Derrick Rose comme ça ? Il ne faut pas, c’est au MVP qu’il parle ! » C’est resté ancré en moi. Quand j’ai commencé à m’entraîner, que je ne faisais pas ce qu’il fallait, tout le monde me rentrait dedans comme ça. C’était pas super agréable mais le jour d’après, j’arrivais et je disais : « OK, j’ai compris, je ne vais plus te lâcher comme ça. » C’est ce que j’ai connu à mon arrivé en NBA. C’est ce qui m’a construit, a fait le joueur que je suis maintenant. Je ne sait pas comment être quelqu’un d’autre. Quand je me rate, je n’ai pas l’habitude que personne ne vienne m’engueuler. Ce n’est pas comme ça qu’on faisait à Chicago. C’est pour ça que quand je vois quelque chose qui ne me plaît pas, je démarre au quart de tour. Je le dis et j’estime qu’après on est passé à autre chose alors que parfois l’autre personne est restée dessus et sur la manière dont ça a été dit. Demandez à Taj Gibson, demandez à Joakim… C’était comme ça à Chicago. » Jimmy Butler.
Transféré par les Wolves suite à des demandes insistantes de sa part après une dizaine de rencontre cette saison, Butler tourne à 19 points, 4,8 rebonds et 3,5 passes décisives par match avec les Sixers.
Via Yahoo! Sports