Al Horford, le joueur le plus important des Celtics ? Stevens : « Pourquoi sommes-nous bien moins bons sans lui ? C’est une bonne question »
Le pivot des Celtics Al Horford a réussi son premier triple-double depuis plus de quatre ans cette nuit lors de la victoire des Celtics face au Heat (110 à 105) avec 19 points, 11 rebonds et 10 passes décisives. Un très bon match qui a sans doute permis aux hommes de Brad Stevens de s’éviter une défaite embarrassante après avoir mené de 23 points. Mais c’est aussi une constante cette saison, les Celtics sont bien, bien meilleurs avec leur pivot sur le terrain.
« Je ne pense pas qu’on puisse surestimer son importance pour l’équipe. » Brad Stevens.
Surtout dernièrement. Depuis le All-Star Break, les Celtics se font étriller lorsqu’il n’est pas sur le terrain et affichent un différentiel de -12,8 points pour 100 possessions lors des 445 minutes passées dans cette configuration. C’est pire que le net rating des Cavaliers cette saison, qui n’est « que » de – 9,6. Les deux seules équipes à avoir approché un tel différentiel sont les Bobcats de 2011/2012, qui ont terminé avec le pire bilan de l’histoire (7 victoires et 75 défaites) et les Nuggets de 1997/1998 (11 victoires et 71 défaites). Inquiétant…
« Pourquoi sommes-nous bien moins bon sans lui ? C’est une bonne question. Il faut que l’on joue beaucoup mieux quand il n’est pas sur le terrain. Peut-être que ce chiffre est marquant parce que l’échantillon n’est pas très grand, mais ça suffit en tout cas pour montrer qu’on a besoin de lui. Il faut que l’on trouve un moyen de s’améliorer et de mieux jouer quand il n’est pas sur le terrain, et ça passe par beaucoup de choses. » Brad Stevens.
Si effectivement l’échantillon n’est pas gigantesque, il est également loin d’être négligeable puisqu’il représente plus de neuf matchs complets. Et le plus impressionnant, c’est que la présence ou l’absence de Kyrie Irving, le seul All-Star des Celtics cette année, ne change absolument rien : sans Horford, la franchise coule.
« Al est un joueur unique à son poste tout simplement parce qu’il tire très bien, ce n’est également pas le pivot typique qui va juste s’installer dans la peinture pour mettre des dunks. Il peut vraiment s’écarter et du coup écarter la défense. Donc quand il n’est pas là, les autres équipes peuvent barricader l’accès à la raquette et ça devient alors plus compliqué pour nous. » Marcus Smart.
Si Marcus Smart pointe du doigt une des très nombreuses qualités d’Horford, sa capacité à tirer de loin n’explique pas complètement son importance. Il est surtout très polyvalent. C’est probablement le meilleur passeur de l’équipe et un de ses plus importants défenseurs. En attaque, il peut profiter de son avantage de taille pour prendre le dessus sur les joueurs plus petits que lui au poste ou alors promener les grands gabarits en se baladant près de la ligne à trois points. Il est l’un des seuls à pouvoir embêter Joel Embiid des deux côtés du terrain grâce à ses qualités.
« Évidemment, sa polyvalence le rend très spécial. » Kyrie Irving.
Peut-être qu’il serait avisé de la part de Brad Stevens de le reposer avant les playoffs pour que le pivot soit au top de sa forme… À noter par contre que la montée en puissance de Gordon Hayward depuis maintenant quelques semaines pourrait ôter un peu de responsabilités des épaules d’Horford puisque l’ancien du Jazz est lui aussi très polyvalent et bon défenseur. Horford tourne à 13,5 points, 6,7 rebonds et 4,2 passes décisives par match cette saison.
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