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Michael Jordan et la gestion de la pression : « Personne ne me croyait quand je disais que je m’entrainais plus dur que je ne jouais, mais c’était vrai »

Si Michael Jordan est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de l’histoire, c’est en grande partie grâce à sa capacité à se sublimer dans les moments les plus importants d’un match, voire d’une saison. Ces quelques dizaines de secondes qui peuvent décider si votre franchise va remporter un titre ou non. Ces finales NBA qui s’annoncent pourraient se jouer sur la capacité des deux équipes à répondre présent dans le clutch. Pour Michael Jordan sa réussite dans le money time n’est pas due au hasard, l’entrainement a un gros rôle dans cette capacité à pouvoir ou non être clutch et faire abstraction de la pression.

« Certains gars qui sont dans la ligue en ce moment ne jouent pas aussi bien en playoffs et en saison régulière. Pourquoi ça ? Tout simplement parce que la pression est différente. Ces gars, quand ça devient sérieux, ne croient pas en eux. Ils ne sont pas certains de pouvoir marquer LE gros tir. Donc ils ne le peuvent pas. C’est une prophétie autoréalisatrice. Si vous avez un doute, une inquiétude à propos d’un tir ou que vous ressentez la pression sur un shoot, c’est parce que vous ne vous êtes pas assez entrainé. Le seul moyen de retirer cette pression et de construire ses fondamentaux, de s’entraîner là-dessus encore et encore pour que, quand la situation arrive en match, vous puissiez gérer tout ça. Je pouvais battre n’importe qui en un contre un, sur la ligne des lancers francs ou avec un stop défensif. Et si vous mettiez trois gars sur moi, j’allais vous battre grâce à une passe pour qu’un de mes coéquipiers ait un tir ouvert. Personne ne me croyait quand je disais que je m’entrainais plus dur que je ne jouais, mais c’était vrai. C’est comme ça que je me créais une zone de confiance. Quand les matchs arrivaient, tout ce que j’avais à faire était de réagir à ce que mon corps avait déjà l’habitude de faire. » Michael Jordan.

Au total, Jordan a réussi 25 game winners et certains des tirs les plus iconiques de l’histoire. Mais on aurait pourtant pu se souvenir différemment de Jordan. En effet, après avoir galéré pendant des années à éliminer les Bad Boys de Detroit notamment, l’arrière des Bulls parvient finalement à qualifier sa franchise pour les Finals pour la première fois en 1991. Ils doivent affronter les Lakers, et alors qu’il ne reste que neuf secondes à jouer dans la première rencontre, Jordan peut égaliser pour arracher les prolongations. Seulement, le tir ne rentre pas et son équipe s’incline. Pas de quoi en faire des cauchemars apparemment, puisque ses Bulls ont remporté les quatre matchs suivants pour décrocher leur premier titre, avec un Jordan stratosphérique : 32,9 points à 59% aux tirs.

« Maintenant, en y repensant, c’était un gros raté. C’était mon premier match de Finals, ça aurait pu rester dans ma tête. Mais je n’ai eu aucun problème pour rebondir parce que je savais que c’était un bon tir. Je ne me suis pas précipité, je n’ai pas été petit bras… J’ai juste loupé. J’étais persuadé, dès que je rentrais sur le terrain, que j’étais le meilleur. Et que plus je rentrais des tir, plus c’était vrai. Donc quand je loupais, parce que peu importe à quel point on est fort, on va louper des tirs, je ne m’apitoyais pas parce que je m’étais construit un capital de confiance. J’ai vu pas mal de gars faire l’inverse. Ils loupaient, et semblaient ne pas pouvoir remettre le moindre tir. C’est ce genre de spirales qui fait très mal à certains gars. » Michael Jordan.

Via ESPN.

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