Stephen Curry : « Il n’y a pas deux D’Angelo Russell, c’est pour ça qu’il est là »

Stephen Curry : « Il n’y a pas deux D’Angelo Russell, c’est pour ça qu’il est là »

L’été entre sa deuxième et troisième saison, D’Angelo Russell a été envoyé à Brooklyn par les Lakers. Ça a été un moment important de sa carrière, puisque le deuxième choix de la draft 2015 n’avait alors pas donné satisfaction. À ce moment-là, sa mission était de reprendre sa carrière en main.

« Cet été-là, j’ai essayé de perdre du poids, de la graisse, donc je me suis tué à la tâche. J’ai fait deux workouts par jour. » D’Angelo Russell.

Un dévouement à la tâche qui s’était vu dès le premier jour, puisque le meneur avait calé 30 points lors du premier match de pré-saison, puis 33 quelques rencontres plus tard. Il avait l’air plus à l’aise sur le terrain, mais son genou lui faisait mal et il a dû se faire opérer, loupant du coup deux mois de compétition.

« À ce moment-là, j’étais usé et triste. On joue beaucoup de matchs dans le cursus jeune, en NCAA. Ensuite en NBA, c’est 82 par saison en plus, et il faut rajouter les voyages. Pendant l’été, on se donne à fond pendant les cinq contre cinq et on essaie de garder le rythme. Mais au final, notre corps encaisse tout ça. Notre mental peut nous inciter à beaucoup travailler, mais notre corps nous rappelle à l’ordre. » D’Angelo Russell.

Lors de son arrivée au camp d’entrainement, le meneur de 23 ans n’était pas en forme. Et ça, Steve Kerr l’a noté.

« Il doit retrouver sa condition physique. Ce n’est pas un gars qui joue beaucoup de pickup games pendant l’été. Il utilise la pré-saison pour se mettre en forme. » Steve Kerr.

Ce qu’assume totalement le meneur, refroidi par son opération au genou.

« C’est vrai, j’essaie de ne pas trop faire ce genre de matchs pendant l’été. Déjà, il y a des risques de blessure. Ensuite, je gère ma fatigue comme ça, je m’occupe de mon corps du mieux que je peux. » D’Angelo Russell.

Pour le meneur, cette pré-saison a aussi pour but de s’intégrer le mieux possible au sein du collectif des Warriors, réputé depuis des années maintenant. Et réciproquement.

« Pour être honnête, on doit beaucoup s’ajuster. Tout le monde s’ajuste, aux nouvelles infrastructures (les Warriors ont quitté leur salle historique, l’Oracle Arena, pour le Chase Center ndlr) et au rythme du training camp. » Steve Kerr.

« Jouer avec cette équipe est différent, c’est difficile de défendre une équipe qui joue vite. C’est fun de s’ajuster de mon côté. » D’Angelo Russell.

Parce que oui, au final, D’Angelo Russell ne fit pas tant que ça dans l’attaque des Warriors. Sans être un amoureux de la balle et refuser de la lâcher, le jeune meneur l’accapare malgré tout pas mal en jouant beaucoup sur pick & roll. Selon NBA.com, il gardait 4,91 secondes la balle dans les mains et dribblait 4,46 en moyenne à chaque fois qu’il touchait la gonfle. Des chiffres qui le placent respectivement 36ème et 46ème en NBA dans ces catégories.

Loin du champion de la catégorie D.J Augustin (6,7 dribbles), mais également très loin de Stephen Curry, le premier Warrior, qui n’est même pas dans le top 100, avec 3,45 dribbles et 3,73 secondes. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils vont lui demander de changer son jeu.

« Il faut qu’il soit lui-même, qu’il soit le joueur qui est parvenu jusque-là. Ensuite il pourra perfectionner les choses pour s’intégrer au mieux dans notre système. Il doit jouer sur ses forces, prendre la mesure des défenses et trouver des solutions. Je lui ai dit d’être lui-même, qu’il n’avait pas besoin de se transformer en quelqu’un d’autre, que quand il voyait l’opportunité d’avoir de l’impact sur une possession, il ne fallait pas la rater. Il n’y a pas deux D’Angelo Russell, c’est pour ça qu’il est là. » Stephen Curry.

Via The Athletic.

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