Doc Rivers : « Los Angeles est la ville des Lakers »

Doc Rivers : « Los Angeles est la ville des Lakers »

Cela fait 35 ans que la ville de Los Angeles ne compte plus une, mais deux franchises avec l’arrivée des Clippers. Sauf que, malheureusement pour ces derniers, ils n’ont jamais réussi à ne serait-ce qu’effleurer la popularité de leurs voisins les Lakers.

« C’est la ville des Lakers, ça me va et je n’ai aucun problème avec ça. Ils ont gagné combien de titres ici ? (16 en tout, 11 à Los Angeles ndlr) Vous savez, ils disent tout le temps qu’ils ont 16 titres, mais ils en ont gagné 5 à Minneapolis. Ça me frustre un peu. Mais à part ça, les Lakers, c’est des générations entières de loyauté. Nous, on essaie de créer notre propre mouvement, pas de voler un peu de gloire aux autres. On est en train de construire notre chemin à nous. Je n’ai jamais cru ça possible, c’est pour ça que j’étais frustré d’être ici. » Doc Rivers, le coach des Clippers.

Pour que les Clippers arrivent à se faire une petite place à Los Angeles, il va donc leur falloir un titre. Et ils ont tout fait cet été pour se donner le plus de chances d’atteindre cet objectif en recrutant Paul George et Kawhi Leonard. D’ailleurs, 46% des General Managers les voient champions à la fin de l’année.

« Le but, c’est déjà d’aller en Finals. » Kawhi Leonard.

Mais il faut plus qu’une équipe cinq étoiles pour remporter le titre.

« La camaraderie de l’équipe est aussi importante. » Lou Williams.

La volonté de gagner, également.

« Kawhi a déjà remporté des titres, donc on sait qu’il a ça en lui. Pareil pour Paul George qui veut aussi gagner. Mais est-ce que c’est le cas de tout le monde ? C’est très important   et je pense que c’est le cas, mais nous n’en sommes pas certains. Essayer de gagner, c’est faire ce qu’il faut pour gagner. Parfois, ça peut rendre les gars mal à l’aise, ça peut être faire des choses que nous n’avons jamais faites avant. » Doc Rivers.

Il faudra aussi que le coach parvienne à faire jouer ensemble George et Kawhi. Et ce très rapidement, d’autant plus que George va manquer sans doute au moins les dix premiers matchs de la saison.

« Je n’ai pas vraiment pu les coacher pour le moment. Kawhi a fait le travail individuel, il commence juste le travail collectif. Et Paul n’a même pas encore joué. Donc on ne peut pas savoir tant que tout le monde ne sera pas en tenue. J’aime à quoi on ressemble, j’aime beaucoup des choses que nous avons. Comme Golden State, comme les Lakers. L’Ouest est tellement dur cette année… C’est bien, mais ça rend les choses plus compliquées. Ce n’est pas forcément le script que l’on aimerait avoir, mais c’est celui qu’on a. » Doc Rivers.

Sur le plan personnel, Rivers va très probablement cette saison devenir le 13ème coach à atteindre les 900 victoires. Et il n’est qu’à 13 succès de passer Bill Fitch et rentrer dans le top 10 des coachs les plus victorieux de l’Histoire.

« Je ne prête pas attention à ça. J’aime ce que mon métier, vraiment. Le reste… Plus on gagne et plus on a de succès, plus il y a d’autres choses qui arrivent à côté. Mais j’aime vraiment coacher. Et je m’en sors plutôt bien. » Doc Rivers.

Quand il a gagné un titre à la tête des Celtics en 2008, Rivers s’est enfermé dans son bureau pour pleurer son père, mort un peu plus tôt cette année-là.

« Si j’ai un défaut dans ma vie dans le sport, c’est que je n’ai jamais réussi à voir vraiment ce que j’ai accompli, à célébrer ou à apprécier ce que je fais. Je pense que j’ai été le seul coach de l’histoire à ne pas avoir profité du champagne après un titre. Je ne pensais pas à ça. Il n’y a aucune réponse à ça. C’était l’année où mon père est mort, je me suis enfermé dans mon bureau, fermé la porte et je n’ai laissé personne entrer. J’ai des photos de mes quatre enfants qui célèbrent cette victoire. Spencer avait 10 ans, et Kevin Garnett lui versait du champagne dans la bouche. Ce n’est pas génial, et je ne faisais pas partie de ce moment. J’ai loupé des trucs, et j’aimerais pouvoir revenir en arrière. » Doc Rivers.

Via The Undefeated.

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