D’Angelo Russell sur Kobe Bryant : « Avec le recul, il m’a donné tellement de précieux conseils que je n’ai même pas entendu parce que je n’étais pas là mentalement »

D’Angelo Russell sur Kobe Bryant : « Avec le recul, il m’a donné tellement de précieux conseils que je n’ai même pas entendu parce que je n’étais pas là mentalement »

De retour à la compétition depuis 4 matchs suite à 9 rencontres manquées en raison d’une entorse du pouce droit, D’Angelo Russell s’est récemment confié à Anthony Slater de The Athletic à propos de ses plutôt rudes débuts NBA à Los Angeles.

« Je ne savais même pas comment y penser avant l’année dernière. Quand les gens me demandaient, je donnais la réponse politiquement correcte. Genre : ‘Oh c’était cool, c’était Kobe, etc’. Je ne savais même pas comment réfléchir à ça. » D’Angelo Russell

Pointé du doigt pour son manque de maturité, il avait été envoyé sur le banc par son premier coach Byron Scott en décembre de son année rookie. Et l’a mal pris, en prenant par exemple soin de ne jamais serrer la main de ses coachs devant les caméras.

« J’ai vraiment réagi de façon puérile. J’ai tout fait pour dramatiser. » D’Angelo Russell

À l’entraînement, il a avoué que les conseils qu’on lui prodiguait entraient souvent par une oreille et ressortaient par l’autre.

« Au shootaround, j’étais le petit jeune qui n’était pas attentif. Je blaguais, je rigolais, je défaisais les lacets de tout le monde. Des petites conneries comme ça. Les gens le remarquent forcément. » D’Angelo Russell

Même avec Kobe Bryant.

« Avec le recul, il m’a donné tellement de précieux conseils que je n’ai même pas entendu parce que je n’étais pas là mentalement. Je me souviens d’une fois où nous étions à Houston, je suis allé dans sa chambre avec son garde du corps. Kobe est entré et il a dit : ‘Quand tu es en road trip comme ça, tu as envie de t’amuser, faire plein de trucs dans toutes ces villes… Mais là où j’ai pris l’avantage sur d’autres, c’est en faisant des réunions durant ces road trips, des réunions business, pour développer ma marque, trouver ce que je voulais faire après le basket’. En quittant la chambre je me suis juste dit : ‘Wow, c’était cool, je viens de parler à Kobe’. Mais avec le recul je me dis man… il m’apprenait vraiment ce qu’il y a d’important, et beaucoup de gamins ne réalisent ce qu’ils veulent faire qu’après 8, 10 ans dans la ligue. Ensuite ils s’y mettent mais ils approchent de la retraite et leurs rentrées d’argent ne sont plus les mêmes. » D’Angelo Russell

Le fait qu’il ait indirectement annulé le mariage de Nick Young après qu’une vidéo de lui filmant son coéquipier en train d’avouer qu’il trompait sa compagne Iggy Azalea et l’énorme scandale qui a suivi n’a pas aidé non plus à accélérer son ascension.

« Man… C’était dur. C’était dur parce que tous les joueurs que je respectais beaucoup en avaient après moi. J’arrivais dans ces salles, je rencontrais ces joueurs dont j’étais fan pour la première fois et ils me regardaient un peu de travers genre ‘nan bro’. » D’Angelo Russell

Pour couronner le tout, cette première saison a été catastrophique sur le plan sportif, avec un 3-21 pour commencer puis un bilan final de 17-65.

« D’Angelo a été vilipendé et il n’aurait probablement pas dû l’être. On aurait dû le protéger plus je pense. Je ne pense pas que les Lakers en tant qu’équipe en ont fait suffisamment pour le protéger quand les choses ont commencé à mal tourner. » Gary Vitti

Drafté en 2ème position en 2015, celui qui a encore aujourd’hui le même âge que 26 rookies actuels avait été transféré 2 ans plus tard à Brooklyn (avec Timofey Mozgov) en échange de Brook Lopez et du 27ème choix, Kyle Kuzma, le soir de la draft 2017. À partir du 15 décembre, il ne sera plus à l’abri d’un éventuel nouveau transfert, même si cela ne semble pas être à l’ordre du jour pour des Warriors qui doivent encore faire sans Stephen Curry et Klay Thompson. Quoi qu’il arrive, le meneur d’1,93 m a désormais l’habitude de gérer le côté business de la ligue.

« Tout le buzz autour de ça, ça ne m’intéresse pas, c’est aussi simple que ça. J’apprends autant que je peux et aussi vite que je peux de ces gars parce qu’on ne sait pas ce qui peut se passer, voilà ce que je fais. Je n’ai pas la main sur ça. Si Bob Myers décide de faire ci et ça, je ne contrôle pas ça, c’est son job. Je ne peux pas contrôler ça ou dire quoi que ce soit, surtout si je suis concerné, donc je ne gaspille pas mon énergie là-dedans. » D’Angelo Russell

via The Athletic

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